Le logiciel unique de l’antiracisme (qui n’est pas le contraire du
racisme mais bien au contraire son indispensable jumeau symétrique),
tenant lieu délibérément d’alpha et d’omega de toute pensée sociale,
cette conception victimaire, à la fois geignarde et vindicative,
communautarisée, racialisée, paresseuse, qui a besoin du racisme comme
une moule est accrochée à son bouchot, a supplanté toutes les autres
dans bon nombre d’esprits subissant ainsi à la fois l’abêtissement de
masse, le gavage et lavage de cerveau, mais aussi la démocratisation de
l’inculture et l’enseignement de l’ignorance (pour reprendre
l’expression de Michéa, plus que jamais d’actualité).
A ce sujet
d’ailleurs, les propos, justes, d’Emmanuel Macron hier au sujet du rôle
néfaste de trop nombreux universitaires en matière de propagation de la
folie stupide des théories indigénistes, décoloniales et autres
salmigondis intersectionnels, n’ont fait, comme le souligne
remarquablement Isabelle Barbéris, que flatter le narcissisme et les
fantasmes pseudo-transgressifs de gens qui ne se sentaient plus très à
l’aise d’être aussi ouvertement du côté du pouvoir, soutiers
idéologiques du néo-libéralisme aux manettes, qu’ils ont du reste
largement contribué à faire élire (souvenons-nous de la lettre des
Présidents d’Université adressée, par les moyens de communication
institutionnels à leur disposition, aux étudiants, entre les deux tours,
appelant à voter Macron, au mépris donc de toutes les règles les plus
évidentes de l’obligation de réserve).