Infiltré chez Greenpeace
« Il ne tient qu’à vous d’agir avec Greenpeace pour changer le monde ! », proclame un slogan de l’organisation. Ses actions portent leurs fruits au plus haut niveau. Ainsi, une dizaine d’années après l’attentat du Rainbow Warrior dans le port d’Auckland, la France de Jacques Chirac a mis fin aux essais nucléaires de Mururoa.
Dans les années 1990, Olivier Vermont cherche à en savoir plus sur ce lobby écologiste en occupant durant dix mois un poste de secrétaire au siège parisien de l’association loi 1901 Greenpeace-France, tout en déjouant « l’ambiance paranoïaque » régnant en interne.
Il parvient alors à consulter des documents comptables « Top secret » qui révèlent que les comptes sont largement déficitaires malgré des dons conséquents. De fait, la priorité des militants consiste à ramener de l’argent à l’organisation. Ceux-ci ignorent que les salaires des permanents représentent 60 % des recettes collectées tandis que seulement 6 % sont allouées aux « opérations commandos » censées incarner les actions emblématiques de l’ONG.
À l’époque, le danger principal affiché est celui de la disparition de la couche d’ozone. Les campagnes menées en France sont décidées au siège international d’Amsterdam, ce qui entraîne souvent des frustrations chez les militants et bénévoles locaux dont les préoccupations sont ramenées au second plan quand elles ne sont pas ignorées.