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viernes, 11 de octubre de 2024

viernes, 10 de abril de 2020

Prêt à livrer 15 millions de masques, l’initiative d’un chef d’entreprise français bloquée par les autorités



France
Alors que l’épidémie persiste en France, provoquant un manque important de masques, un entrepreneur de l’Essonne a adapté son appareil de production pour en livrer près de 15 millions par mois. 

Sauf que son initiative a déjà buté contre plusieurs obstacles.
Face à la pénurie de masques, Laurent Chatin, PDG de Damiron, société spécialisée dans la papeterie médicale, a voulu se rendre utile, affirmant être en capacité d'en produire des millions.
Tous, affirme-t-il, respectent les normes de l’Afnor.
Mais voilà, son initiative s’est heurtée à une série d'obstacles de la part d'administration, raconte le magazine Capital.
«J’avais des machines, un savoir-faire. Il me semblait naturel d’en faire profiter le pays», explique Laurent Chatin.
Il assure avoir adapté son appareil de production pour une livraison mensuelle de près de 15 millions de masques au prix de 50 centimes pièce.
Son produit, à la forme d’un cône en papier de fort grammage, est livrable en kit, jetable et recyclable, confie-t-il.
Il s’adapte facilement aux différentes formes de visages et intercepte la plupart des postillons grâce à l’épaisseur du papier.
Cependant, après avoir présenté six prototypes à la Direction générale de l’armement (DGA), il a reçu une réponse négative, car selon l’administration, les masques ne collaient pas assez bien au visage.
«Ils n’avaient pas compris que c’était un kit et qu’il fallait fixer l’attache!», s’indigne Laurent Chatin.
Il demande alors un nouveau test, en vain. Il n’obtiendra aucune réponse.

Un second refus
 
Après s’être adressé à l’Apave, principal organisme privé de certification, sur le conseil de la secrétaire d’État Agnès Pannier-Runacher, il essuie un autre refus.
La cause: son masque jetable et à usage unique n’est pas lavable.
«Cela n’entre pas dans notre procès», précise l’institution.
Au bout d’une semaine et plusieurs tentatives, il envoie le 7 avril un mail au directeur général de l’Apave qui aurait accepté de faire avancer les choses, le laissant espérer que les masques pourraient être enfin testés.

Selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles le 9 avril, la France recense plus 12.000 décès et 86.000 personnes testées positives au coronavirus.

sputniknews 

jueves, 21 de abril de 2016

Champagne : les vendanges 2016 compromises par une directive absurde ?

 


Le 21/04/2016


On a privé les récoltants de fruits d’une main d’œuvre vigoureuse parce que des crétins ne veulent pas que les jeunes gens montent à l’échelle.


Quand ce n’est pas Bruxelles, c’est tout simplement le Code du travail français.
Qui est peut-être la sur-application d’une directive de l’Union européenne.
Pondue par des gratte-papier qui n’ont jamais mis les pieds dans une ferme, encore moins dans un verger ou entre deux rangs de vigne.
On a ainsi privé les récoltants de fruits d’une main-d’œuvre vigoureuse parce que des crétins ne veulent pas que les jeunes gens montent à l’échelle.
Ils craignent pour leur vie, des fois qu’un peu d’exercice les ferait souffrir.
Ils préfèrent y voir grimper des hommes (ou des femmes) fourbus par des décennies de labeur.
Chez les crânes d’œuf, on préfère la fracture du col du fémur à la foulure.
Aujourd’hui, les vignerons sont dans la ligne de mire.
Ceux de Champagne, particulièrement.
J’explique.
 
Le vignoble champenois a cette particularité que les vendanges y sont faites exclusivement à la main.
 Pas question d’introduire la mécanique entre les ceps.
Il faut donc, à l’automne, beaucoup de bras pour tenir les sécateurs et l’on voit chaque année arriver des milliers de joyeux vendangeurs entre Reims et Épernay.
Et tout comme il est de tradition de vendanger à la main, il est de tradition d’accueillir les vendangeurs dans les maisons, où on leur offre le gîte et le couvert.
Grandes tablées et grandes nuitées.
 Pas des nuits debout comme les glandeurs de la République, mais couchés dans des dortoirs après des journées harassantes.