Alors
que l’épidémie persiste en France, provoquant un manque important de
masques, un entrepreneur de l’Essonne a adapté son appareil de
production pour en livrer près de 15 millions par mois.
Sauf que son
initiative a déjà buté contre plusieurs obstacles.
Face
à la pénurie de masques, Laurent Chatin, PDG de Damiron, société
spécialisée dans la papeterie médicale, a voulu se rendre utile,
affirmant être en capacité d'en produire des millions.
Tous,
affirme-t-il, respectent les normes de l’Afnor.
Mais voilà, son
initiative s’est heurtée à une série d'obstacles de la part
d'administration, raconte le magazine Capital.
«J’avais des machines, un savoir-faire. Il me semblait naturel d’en faire profiter le pays», explique Laurent Chatin.
Il assure avoir adapté son appareil de production pour une livraison
mensuelle de près de 15 millions de masques au prix de 50 centimes
pièce.
Son produit, à la forme d’un cône en papier de fort grammage, est
livrable en kit, jetable et recyclable, confie-t-il.
Il s’adapte
facilement aux différentes
formes de visages et intercepte la plupart des postillons grâce à l’épaisseur du papier.
Cependant, après avoir présenté six prototypes à la Direction
générale de l’armement (DGA), il a reçu une réponse négative, car selon
l’administration, les masques ne collaient pas assez bien au visage.
«Ils n’avaient pas compris que c’était un kit et qu’il fallait fixer l’attache!», s’indigne Laurent Chatin.
Il demande alors un nouveau test, en vain. Il n’obtiendra aucune réponse.
Un second refus
Après s’être adressé à l’Apave, principal organisme privé de certification, sur le conseil de la
secrétaire d’État
Agnès Pannier-Runacher, il essuie un autre refus.
La cause: son masque
jetable et à usage unique n’est pas lavable.
«Cela n’entre pas dans
notre procès», précise l’institution.
Au bout d’une semaine et plusieurs tentatives, il envoie le 7 avril
un mail au directeur général de l’Apave qui aurait accepté de faire
avancer les choses, le laissant espérer que les masques pourraient être
enfin testés.
Selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles le 9
avril, la France recense plus 12.000 décès et 86.000 personnes testées
positives au coronavirus.
sputniknews