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jueves, 21 de abril de 2022

Débat Marine Le Pen-Emmanuel Macron : Une femme face au robot


 
 
 
 Marc Baudriller 21 avril 2022

« Emmanuel Macron, laissez-la parler ! » Il est 22h50 et Léa Salamé rappelle le président de la République à l’ordre. 

C’est dur d’arrêter le robot présidentiel. Marine Le Pen fait face à une machine. Une machine coupante, méprisante, technoïde et froide, une machine nommée Emmanuel Macron.

Elle s’est mise en route dès les premières minutes du grand débat d'entre-deux tours, à quelques jours du deuxième tour de l'élection présidentielle de 2022. Marine Le Pen a évoqué le peuple qui a souffert cinq ans, son besoin de protection, son souci de pouvoir d’achat, son besoin de justice. Macron admet que la période a été difficile. Il y a eu la pandémie, le retour de la guerre sur le sol européen. Mais au fond, il s’en moque. Il veut que le pays devienne une grande puissance écologique, il veut une Europe plus forte. Il veut, en somme, développer ce qui a provoqué le malheur des Français. Le ton est donné.

Lorsque Marine Le Pen détaille ses mesures pour l’amélioration du pouvoir d’achat, le robot présidentiel explique qu’il veut sortir des énergies fossiles, qu’il a créé 1,2 million de fiches de paie. Il évalue le niveau des retraites qu’il versera, celui que son adversaire servira, se lance dans des calculs complexes.

Il montera la prime de pouvoir d’achat de 1.000 à 6.000 euros. Avec quel argent ? Et il attaque : « Ce que vous avez dit est factuellement faux ». Il stigmatise « des mesures inefficaces et injustes » et en appelle à « une Europe forte » pour lancer quelques secondes plus tard « Nous ne sommes les vassaux de personne ». En même temps.

Lorsque Marine Le Pen souligne que l’embargo sur le pétrole et le gaz russe « va faire énormément de mal au peuple français. On ne peut pas se faire hara kiri », le robot ne répond pas.

sábado, 13 de abril de 2019

Nombre de participants gonflé, approximations, analyse partielle… les petits arrangements du grand débat

 
 

Par le 13/04/2019 pour Fdesouche

Après la restitution de la consultation lancée pour répondre aux « gilets jaunes », les documents de synthèse, que franceinfo a pu consulter, montrent que le nombre de contributeurs a été surestimé, et que plus de la moitié des contributions n’ont pas pu être prises en compte.

Selon le gouvernement, 1,5 million de personnes ont participé à la concertation : un tiers sur la plate-forme internet, la même proportion lors des réunions locales et le dernier tiers sur les autres supports, comme l’a précisé la secrétaire d’Etat à la Transition écologique Emmanuelle Wargon, l’une des deux ministres coordinateurs du grand débat, lundi 8 avril au Grand Palais, à Paris. […]

Sauf que si l’on regarde la synthèse du cabinet Roland Berger qui a analysé ces documents, il apparaît seulement 11 contributions en moyenne par cahier.
Refaisons le calcul, cela ne donne plus que 234 000 participants, au lieu de 500 000 : cela fait tout de même deux fois moins (11 contributeurs × 18 647 cahiers + 27 374 courriers et courriels = 234 216 participants sur ces supports).

Moins d’un document de contribution hors ligne sur deux a été pris en compte, c’est ce que l’on comprend à nouveau à la lecture de la synthèse détaillée du cabinet Roland Berger. […]

msn

miércoles, 10 de abril de 2019

Fin du Grand débat : un lessivage efficace ?

 
 

 
Le Grand débat aura été la machine à laver du quinquennat. Macron était arrivé avec un smoking blanc tout neuf pour inaugurer son quinquennat et redonner à la présidence de la République sa verticalité.

Il a fallu un an pour que les éclaboussures de l’affaire Benalla le salissent et quelques mois de plus pour qu’une pluie d’oeufs le macule de larges auréoles jaunes.

Le Grand débat a remis le costume dans la machine, a nettoyé le jaune.
Ce n’est toutefois plus un smoking.
Il a perdu son éclat… Près de deux millions de contributeurs auront fourni le savon avec leurs propositions.
Le Président avait fixé quatre thèmes : la fiscalité, l’organisation de l’Etat, la transition écologique, et la démocratie.
La question de l’immigration était diluée dans le dernier thème.
Il y a en France, parmi les nombreux fromages de la République qui participent à la dépense publique, une Commission Nationale du Débat Public qui aurait dû se charger de l’organisation.
Sa présidente a dénoncé une opération de communication (à hauteur de 12 millions d’euros).
Mme Jouanno avait pointé l’astuce : un débat public suppose que ce sont les Français qui interrogent le pouvoir sur les questions qui les intéressent, et non certains Français qui répondent aux questions du pouvoir, auxquelles celui-ci a déjà prévu des réponses.

viernes, 5 de abril de 2019

Fin du grand débat : va-t-on, enfin, baisser les impôts des classes moyennes ?

 
 

 
Le grand débat tire à sa fin et le pouvoir se gratte la tête pour choisir les annonces qui prétendront prendre en compte les discussions.

Bien entendu, les propositions qu’il sera amené à faire ne seront pas le résultat d’un consensus quelconque, car le grand débat n’a été – comme il fallait s’y attendre – qu’un stérile gloubi-boulga où chacun a émis sa petite proposition dans un chaos total.

 Les participants ont fait preuve d’une grande naïveté et ont demandé des mesures irréalistes qui coûteraient, au bas mot, une trentaine de milliards d’euros.
Les annonces qui vont être faites ne seront donc que des décisions gouvernementales. Cependant, le pouvoir tire à hue et à dia, chacun des ministres ayant sa propre idée qu’il développe dans les médias dans une cacophonie assourdissante.
Dans ce désordre ambiant, M. Le Maire propose de diminuer de 5 % les impôts sur le revenu de ceux qui y sont assujettis, en modifiant la première tranche.
Les Républicains, son ancien parti, souhaitent avec raison qu’on aille jusqu’à 10 %, mais 5 % serait toujours bon à prendre, d’autant plus que ce geste trancherait avec les politiques précédentes consistant à exonérer de plus en plus de contribuables, au point que l’impôt sur le revenu est principalement concentré sur les 20 % des Français qui sont, soi-disant, les plus riches.

jueves, 4 de abril de 2019

Le coût du grand débat estimé à 12 millions d'euros

 Si la durée du grand débat traîne en longueur, son coût reste quant à lui dans les clous. Du moins, c’est ce qu’affirme le gouvernement.

Lors d’une audition ce jeudi 4 avril devant le Sénat, le ministre en charge de cette consultation nationale inédite, Sébastien Lecornu, a révélé pour la première fois le montant déboursé par l’Etat pour garantir son financement.
“Nous avions estimé le coût global entre 10 et 15 millions d’euros. On va être globalement aux alentours de 12 millions d’euros”, a annoncé le ministre chargé des Collectivités territoriales, qui copilote ce chantier titanesque avec sa collègue Emmanuelle Wargon.
La moitié de cette somme a été avancée par le ministère de la Transition écologique et solidaire, 3,1 millions d’euros par Matignon (et notamment le Service d’information du gouvernement, SIG), et 1,7 million a été imputé à Bercy.
10.452 réunions d’initiative locale (RIL) ont été organisées sur le territoire entre la mi-janvier et la mi-mars.
Devant l’Assemblée, Sébastien Lecornu avait également vanté les “1.932.881 contributions” recueillies sur la plateforme en ligne “pour 475.439 contributeurs en direct sur la plateforme”.

 
 
“Le coût de la démocratie”
 
Problème: ce chiffre de 12 millions d’euros n’était pas celui avancé au tout début de l’opération, à en croire le sénateur de Paris Philippe Dominati.
“Le coût initialement pour le budget de l’Etat c’était quatre millions d’euros, elle a triplé”,

jueves, 21 de marzo de 2019

Grand Débat: révélations sur un flop qui coûtera entre 10 à 15 millions d'euros payés par nos impôts

 
 

capture d'écran YouTube

Le Média             
Ajoutée le 20 mars 2019
 
Le gouvernement prétend que le Grand Débat a été un succès. Ah vraiment ?

Yanis Mhamdi a enquêté sur leurs méthodes et vous allez voir qu'elles sont pour le moins... Suspectes