Le 16/02/2018
Francis Bocquillet
Depuis des décennies, la gestion des risques climatiques est totalement abandonnée par la classe politicienne.
Alors que le Président Macron semble avoir entendu le conseil d’un contributeur de Boulevard Voltaire et s’est rendu hier à Villeneuve-Saint-Georges pour rencontrer les sinistrés des inondations, une petite réflexion s’impose.
Prenons l’exemple de ce qui s’est passé dans nos campagnes.
Poussés par le productivisme débridé et les regroupements de terres agricoles toujours plus grandes, les agriculteurs ont arraché des milliers de kilomètres de haies, qui avaient pourtant un rôle important.
Les agriculteurs souhaitent des parcelles les plus grandes possibles pour répondre aux contraintes économiques, mais ils n’ont pas tenu compte des contraintes écologiques.
Qu’ont fait les hommes politiques ?
Rien ! Pourtant, les haies ont des rôles indispensables à plusieurs titres.
La haie freine le ruissellement de l’eau et le phénomène d’érosion des sols souvent associé et, par là même, évite le transfert des polluants dans les eaux superficielles et souterraines, tout particulièrement à l’échelle d’un bassin versant bocager.
La haie préserve la fertilité des sols.
La haie est une zone tampon, l’eau s’infiltre mieux à proximité de la haie grâce aux racines des arbres qui permettent de décompacter le sol, à l’accumulation de matière organique qui favorise la vie microbienne et permet à l’eau et l’air de mieux circuler.
