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lunes, 14 de octubre de 2024

« Alerte. Crise financière imminente. Ce que vous devez savoir pour ne pas tout perdre ». L’édito de Charles SANNAT

 

 

 par | 14 Oct 2024 |

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

J’avais émis une alerte pour la crise du Covid, une pour la crise inflationniste. 



Aujourd’hui j’évoque une crise financière touchant notre pays.

Je dis souvent qu’affirmation ne vaut pas argumentation et que nous vivons dans un monde médiatique ou politique où l’on nous assène des affirmations sur tous les sujets possibles et imaginables en oubliant presque systématiquement la nécessaire argumentation. En réalité, une affirmation est une conclusion. Je vais donc partager avec vous pourquoi j’arrive à cette conclusion qu’une crise financière imminente touchant notre pays est désormais possible, et précisément entre le 11 octobre et le 29 novembre 2024.

Le 11 octobre c’est l’agence Fitch qui a rendu son analyse sur la solvabilité de notre pays. Refusant d’être celle qui allait mettre le feu aux poudre, elle a maintenu la note de la France à AA- en la plaçant sous perspectives négatives ce qui signifie que, sauf miracle budgétaire, notre note sera dégradée la prochaine fois, en 2025. Mais Fitch qui a dit dans sa note d’analyse des choses passionnantes n’est pas la seule à rendre son avis. L’agence Moody’s nous notera le 25 octobre. L’agence Standard & Poor’s nous notera le 29 novembre. Cette période du 11 octobre au 29 novembre est donc un moment de tous les dangers pour notre pays et la moindre mauvaise notation peut déclencher une attaque des marchés. Voilà pour la date.

Ensuite les faits. Quand l’agence Fitch vous dit dans son rapport qui sera lu par les marchés que “les finances publiques, en particulier le niveau élevé de la dette publique par rapport au PIB et le piètre bilan en matière d’assainissement budgétaire, constituent un point faible de la notation” ou que ” l’incapacité à mettre en œuvre un plan crédible de consolidation budgétaire suffisante à moyen terme pour stabiliser le ratio dette/PIB, par exemple en raison d’une opposition politique ou de pressions sociales” vous devez comprendre que tout le monde a compris. Et si les agences de notation viennent de comprendre et plus grave l’écrivent même sans dégrader la note en elle-même, comment réagiront les marchés à votre avis ? Attendront-ils la mauvaise note ou vont-ils l’anticiper ? Vous l’avez compris, rien ne dit que les marchés ne prendront pas les devants… notamment en cas de blocage politique et justement le blocage politique menace !

Une classe politique d’accord sur rien, un gouvernement Barnier qui tente la motion de synthèse en conciliant des positions politiques et économiques à ce jour inconciliables ou presque. Vous allez assister dans les prochains jours à un combat de coqs entre tous les prétendants à une “stature nationale”, au concours Lépine des hausses d’impôts, aux hurlements appelant à la baisse des dépenses publiques. La gauche dira qu’il faut faire payer les méchants riches et continuer à arroser les gentils pauvres. La droite dira qu’il faut libéraliser, réduire les normes et les dépenses publiques. Le RN dira qu’il faut économiser sur tous les coûts directs et indirects de l’immigration. La gauche hurlera au racisme systémique et à la xénophobie en affirmant que l’immigration rapporte à la France. Au bout du compte, ce sera une période de cacophonie et d’incertitudes.

Pensez-vous que les marchés et nos créanciers aiment l’incertitude ?

Pensez-vous qu’ils attendent de nous et de notre classe politique une hausse de l’incertitude ?

La réponse est non.

Vous l’avez compris, tout est réuni, pour rendre possible une crise financière.

jueves, 27 de abril de 2023

« La crise n’en est qu’à ses débuts, débat sur TV Finances ».



 par | 27 Avr 2023 |

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Le camarade Philippe Béchade et moi-même avons discuté immobilier, DPE, crise, taux et bien d’autres choses lors de notre émission mensuelle sur TV Finance.

Voici le résumé de la vidéo que je vous laisse regarder, commenter et partager bien évidemment.

Si vous suivez régulièrement les marchés financiers vous savez deux choses : la première est que nous sommes en période de publication de résultats d’entreprises, la seconde c’est que les banques sont scrutées de très près par les financiers.
Et selon vous quel secteur a tiré vers le bas les indices mondiaux hier ? Le secteur financier.

La crise bancaire n’en était donc qu’à ses prémices ? Et alors que les banques centrales de la planète vont se réunir la semaine prochaine et selon toute vraisemblance, annoncer de nouveaux tours de vis dans leur lutte contre l’inflation. Faut-il désormais craindre le pire pour nos économies ? Quels sont les secteurs qui vont le plus en souffrir ? Et quid de l’industrie qui est considérée comme la locomotive de l’économie française, l’immobilier ?

Toutes nos réflexions dans ces échanges en vidéo.

 


Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

lunes, 24 de enero de 2022

« Comment se préparer à la crise financière et placer son argent en 2022 ? » L’édito de Charles SANNAT



par | 24 Jan 2022

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

La semaine dernière j’évoquais la possibilité d’une fin de crise sanitaire qui aurait pour conséquence l’augmentation du risque de crise financière.

Une crise financière n’est pas forcément la fin du monde.

Les marchés peuvent perdre 50 % sans que le commun des mortels ne se sente particulièrement ruiné en France, surtout si s’il ne détient aucune action et ne possède pas de PEA.

Les obligations peuvent nous faire un aimable krach, sans que cela n’entraîne des pénuries dans votre supermarché.

Enfin, l’immobilier peut aussi baisser sans que cela n’émeuve particulièrement les citoyens de ce pays qui pourraient se loger pour moins cher.

Ce que je veux vous dire ici, c’est que lorsque je vous parle de la crise financière qui arrive, je suis à peu près convaincu que nous aurons à y faire face en 2022 où elle devrait commencer et peut-être encore en 2023.

Si je suis certain que nous allons affronter une crise financière, je ne peux pas vous dire quelle en sera la gravité.

Nous pouvons raisonnablement penser que les autorités monétaires et politiques, sauf accident toujours possible, préfèreront rattraper la situation en injectant autant que nécessaire de monnaie, plutôt que de prendre le risque d’un effondrement global, généralisé et systémique.

Si cette hypothèse se révèle juste, alors il faut se préparer à une crise financière qui ne sera pas LA dernière crise mais juste une crise parmi d’autres.

lunes, 17 de enero de 2022

« 2022, fin de crise sanitaire, début de la crise financière ? » L’édito de Charles SANNAT



 

par | 17 Jan 2022 |

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Alors que pour beaucoup Omicron semblerait offrir une porte de sortie à la crise sanitaire terrible que nous vivons depuis deux ans maintenant en favorisant l’immunité naturelle et en étant peu pathogène, c’est l’espoir d’une fin de crise sanitaire qui domine en ce début d’année.


Pourtant derrière cette évidente bonne nouvelle, la fin de la crise sanitaire, se cache une autre crise, celle-ci financière.

En effet si la crise sanitaire cesse, alors tous les plans de soutien à l’économie cesseront.

Retirer les perfusions financières risque de s’avérer très douloureux.

Paradoxalement, une fin de crise sanitaire peut donc cacher le début d’une crise financière et en réalité économique.

C’est cette thématique qui dominera si jamais Omicron met fin à la crise sanitaire.

Nous passerons alors à la crise économique en laissant derrière nous la crise sanitaire, qui comme la marée qui reflue, laissera apparaître tous ceux qui se baignaient tout nu, et je pense en particulier à quelques Etats européens forts impécunieux, dont notre pays fait partie.

Il nous faudra rembourser des dettes colossales, sans activité, sans croissance, sans capacité à vendre à l’extérieur notre déficit commercial étant abyssal.

Bref, nous sommes en bien mauvaise posture, et lorsque nous reviendrons à plus de « normalité » économique, alors la France sera au cœur du cyclone européen qui s’annonce.