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sábado, 17 de agosto de 2019

Corrida scandaleuse à Bayonne : deux ministres dans l’arène

 
 

 
Le souffle qui surgit du mufle quand le taureau gratte le sol et s’agenouille devant son danseur de mort…

Le héros qui s’avance coiffé de son bicorne, cambré comme une ballerine, dans les broderies et la soie fuchsia…

La poussière qui tournoie dans le soleil, le silence de la peur quand charge la bête, les Olé de la foule…
C’est beau, la corrida, c’est coloré, c’est puissant, c’est sanglant, c’est viril, c’est culturel, c’est outrageusement sensuel… et c’est devenu insupportable !
Le scandale est récurrent qui revient chaque été, quand les arènes s’ouvrent au rituel séculaire. « Barbarie d’un autre âge », disent les détracteurs. « Patrimoine culturel », « héroïsme de l’homme et de la bête » répondent les afficionados. Irréconciliables.
Ce jeudi 15 août se déroulait, dans les arènes de Bayonne, une « corrida goyesque ». Hors le fait que l’adjectif renvoie à l’évidence au peintre Goya, j’ignorais cette spécialité. Wikipédia nous renseigne ainsi : « Une corrida goyesque (de l’espagnol corrida goyesca) est une corrida particulière dans son apparence mais identique dans son déroulement à une corrida “normale”. […] Au cours des corridas goyesques, les toreros utilisent des costumes similaires à ceux en vigueur à l’époque de Goya : les paillettes sont quasiment absentes, les seules décorations étant des broderies ; la taleguilla est ample, et non moulante comme son homologue moderne ; au lieu d’une montera, le torero coiffe un bicorne ; les cheveux (longs) sont retenus par une résille ; le capote de paseo n’existe pas, les toreros défilant en portant le capote de brega sur l’épaule. »
En ce jour de l’Assomption, c’est le torero Daniel Luque qui officiait, faisant face à six taureaux. Tous occis.