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domingo, 29 de mayo de 2022

Éolien : sur le terrain, dans le Calvados, Élisabeth Borne rame !



 
 Sabine de Villeroché 28 mai 2022


Lorsque Élisabeth Borne visite le marché d'Aunay-sur-Odon, petite commune de la sixième circonscription du Calvados, en ce samedi ensoleillé, c'est l'élite parisienne qui vient vers la ruralité.

À ses risques et périls... En témoignent les nombreux échanges qui s'y sont tenus entre de « vraies gens » qui mènent la « vraie vie » et une polytechnicienne techno que l'on sentait peu habituée à la confrontation inhérente à toute « vraie » campagne électorale...

Si la généalogie, sujet du moment pour la Borne (après le père israélite d'origine russe converti, sur Wikipédia, en une nuit, à la nationalité polonaise, merci au grand-père, maire de Livarot pendant la guerre...), peut être d'un grand secours au nouveau Premier ministre qui joue gros dans le Calvados, elle ne fait pas de miracles. Au menu du jour sur le marché : le pouvoir d'achat, les retraites, le sort des écoles hors contrat et l'implantation des éoliennes...

Un choc de deux univers, donc. Celui des élites décisionnaires incarnées admirablement pas cette technocrate peu habituée aux rencontres de terrain et les gens du terroir attachés à la conservation de leurs mœurs, de leurs coutumes et de leurs paysages. Quitte à sidérer encore bien des observateurs qui ne comprennent pas qu'on rejette une à laquelle on n'a pourtant pas encore tout à fait goûté...

Car à l'instar de bien d'autres habitants de petites communes françaises éloignées des grands centres urbains, ces ruraux-là se savent encore privilégiés, tenus à l'écart des violences et autres réjouissances qui accompagnent les territoires du vivre ensemble. Ils tiennent à y rester et ne veulent pas de l'implantation de ces centres d'hébergement de que tient à leur imposer. En témoignent ces très forts scores réalisés par le RN, parmi les plus élevés du département. De quoi inquiéter une Élisabeth Borne qui ferait bien de s'en soucier : aux dernières législatives, le candidat était arrivé en seconde position derrière le député LREM Alain Tourret malgré une forte abstention.

sábado, 5 de febrero de 2022

Le premier faux pas de Marine Le Pen


 
 
 
 Gabrielle Cluzel 4 février 2022

déroulait jusque là une belle campagne. Le mot flatteur et à la mode de « résilience » était celui qui la qualifiait le mieux. 

Les départs semblaient peu l’ébranler, ou en tout cas elle semblait avoir la capacité de les encaisser, seul celui de sa nièce l’avait visiblement atteinte, elle avait su le montrer sur CNews face à Laurence Ferrari, sans le surjouer, d’une façon propre à toucher le téléspectateur. Au point que L’Express, il y a quatre jours, titrait : « Ralliements à Zemmour : et si en sortait grandie ? ». Elle semblait garder ses nerfs et de la hauteur quand Éric l’attaquait avec une morgue un peu maladroite : « Elle c’est les chats, moi c’est les livres » ou encore «  c’est l’Arlette Laguillier de la droite nationale » (BFMTV).

Puis patratas. L’entretien qu’elle vient d’accorder au Figaro est le premier faux pas. Et il est de taille. 

Après avoir déroulé un programme familial que n'aurait pas renié Viktor Orban, elle taxe soudain le zemmourisme de « communautarisme », ce mot qu’on accole habituellement à « islamique » : « Je retrouve chez Éric tout une série de chapelles qui, dans l’histoire du FN, sont venues puis reparties remplies de personnages sulfureux. Il y a les catholiques traditionalistes, les païens et quelques nazis. Tout cela ne fait pas une posture présidentielle ». 

User, à l’encontre d’Éric Zemmour, du champ sémantique reductio ad hitlerum, cette arme de dénigrement massif qui a permis depuis quarante ans de museler le « camp national » comme se plaît à l’appeler Jordan Bardella, est vécu comme une trahison chez les Zemmouristes et trouble jusque dans les rangs du RN. Sur les fils Télégram des fédérations départementales, les messages atterrés sont allés bon train toute la journée.

Mettre sur le même plan, sous le vocable de « chapelles remplies de personnages sulfureux », les catholiques traditionalistes et les nazis, même Marlène Schiappa n’aurait pas osé, confie un vieil adhérent, ulcéré.

martes, 7 de diciembre de 2021

Ils voulaient empêcher Éric Zemmour de parler : notre reportage, dimanche, à Villepinte


Boulevard Voltaire 6 décembre 2021

Les ont bien essayé de nuire à la d’expression, mais les forces de présentes sur place ont empêché que les manifestations ne dégénèrent. 

Par nos reporters sur place Thomas Jacob, Juan Marniquet, Martin Vidal et Bastien Roche.

Bertrand de La Chesnais, le général qui va mener la bataille Zemmour


 
 
 
 Jean Bexon 6 décembre 2021

Éric Zemmour jette son dévolu sur un fusil haute précision exposé au stand Milipol. L’arme se retrouve rapidement dans ses mains.

 « Quand vous serez Président, Monsieur Zemmour, vous serez défendu par cette arme », prédit l’animateur du stand de PGM Précision, une PME française d’excellence dans le domaine de l’armement. 

L’essayiste dirige l’Ultima Ratio vers les journalistes de chaînes d’information en continu. La scène provoque de nombreuses réactions d’indignation. « C’est horrifiant ! », déclare alors le ministre Marlène Schiappa. Sourire au lèvre, le général Bertrand de La Chesnais ne semble pas traumatisé par la plaisanterie d’Éric Zemmour. Depuis sa première apparition à ses côtés, le 20 octobre 2021, au salon de Milipol, cet ancien numéro deux de l’armée de terre conseille le candidat sur les dossiers de défense.

« Je me mets au travail ! », le général Bertrand de La Chesnais nous répond de façon claire. Ce lundi 6 décembre, le général de corps d’armée en deuxième section vient d’être désigné directeur de campagne du candidat Éric Zemmour. Cette information, révélée par Europe 1, nous a été confirmée par l’intéressé.

Saint-cyrien de formation, Bertrand de La Chesnais a servi dans l’infanterie, notamment dans les troupes aéroportées, participant à de nombreuses opérations extérieures : Ex-Yougoslavie, Tchad, Kosovo. De 2001 à 2003, il commande le 1er régiment d’infanterie, le plus vieux régiment d’Europe. De 2014 à 2017, il est major général de l’armée de terre, c’est-à-dire son numéro 2. 

À ce titre, il a en charge la conception et la mise en place du plan de transformation de l’armée de terre « Au contact » et conduit son déploiement sur le territoire national à la suite des attentats de 2015 dans le cadre de l’opération Sentinelle.