À ses risques et périls... En témoignent les nombreux échanges qui s'y sont tenus entre de « vraies gens » qui mènent la « vraie vie » et une polytechnicienne techno que l'on sentait peu habituée à la confrontation inhérente à toute « vraie » campagne électorale...
Si la généalogie, sujet du moment pour la famille Borne (après le père israélite d'origine russe converti, sur Wikipédia, en une nuit, à la nationalité polonaise, merci au grand-père, maire de Livarot pendant la guerre...), peut être d'un grand secours au nouveau Premier ministre qui joue gros dans le Calvados, elle ne fait pas de miracles. Au menu du jour sur le marché : le pouvoir d'achat, les retraites, le sort des écoles hors contrat et l'implantation des éoliennes...
Un choc de deux univers, donc. Celui des élites décisionnaires incarnées admirablement pas cette technocrate peu habituée aux rencontres de terrain et les gens du terroir attachés à la conservation de leurs mœurs, de leurs coutumes et de leurs paysages. Quitte à sidérer encore bien des observateurs qui ne comprennent pas qu'on rejette une mondialisation à laquelle on n'a pourtant pas encore tout à fait goûté...
Car à l'instar de bien d'autres habitants de petites communes françaises éloignées des grands centres urbains, ces ruraux-là se savent encore privilégiés, tenus à l'écart des violences et autres réjouissances qui accompagnent les territoires du vivre ensemble. Ils tiennent à y rester et ne veulent pas de l'implantation de ces centres d'hébergement de clandestins que Paris tient à leur imposer. En témoignent ces très forts scores réalisés par le RN, parmi les plus élevés du département. De quoi inquiéter une Élisabeth Borne qui ferait bien de s'en soucier : aux dernières législatives, le candidat RN était arrivé en seconde position derrière le député LREM Alain Tourret malgré une forte abstention.


