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viernes, 22 de noviembre de 2019

François Ruffin à Emmanuel Macron : sur Whirlpool, "vous grandiriez l'Etat à admettre que vous avez merdé"



François Ruffin à Emmanuel Macron : sur Whirlpool, "vous grandiriez l'Etat à admettre que vous avez merdé"

Orange avec AFP-Services, publié le vendredi 22 novembre 2019
Emmanuel Macron et François Ruffin, le 22 novembre 2019, à Amiens
Le président de la République était de retour sur le site de l'ex-usine Whirlpool, défendant son engagement de 2017 face à d'anciens salariés l'accusant d'avoir été "berné" par le repreneur en liquidation.

Dans leurs rangs, le député de la Somme François Ruffin, dont le face-à-face avec Emmanuel Macron était attendu.

"Vous vous grandiriez si vous admettiez que vous avez merdé".

Le député de la Somme François Ruffin a pris part au face-à-face entre le président de la République et les anciens salariés de Whirlpool, ce vendredi 22 novembre, à Amiens.
L'élu a interpellé le chef de l'Etat sur des représentants syndicaux "mis sur liste noire" par le repreneur à la suite des négociations.
"Débroussaillage" et "Tour Eiffel en spaghettis"
"On vous a alerté, les syndicats vous ont alerté", lui a t-il lancé.
François Ruffin a ensuite évoqué les atermoiements dans l'activité du site après la reprise, qui selon lui auraient dû alerter les autorités.
Il a ainsi évoqué des situations surprenantes entre production de "boites aux lettres connectées, batteries de voitures ou cages d'ascenseur", et salariés qui faisaient du "débroussaillage" et des "Tour Eiffel avec des spaghettis".

viernes, 25 de enero de 2019

La « Schiappanouna », cette nouvelle entité politique

 
 


 
Depuis l’élection d’Emmanuel Macron et la fusion des partis politiques de l’ancien monde dans un monde nouveau et « en marche », mais aussi avec le développement du transgenre ou du genre indéterminé que chacun s’emploie à déterminer comme il le souhaite ou à laisser tel quel, notre société en général et son paysage politique en particulier foisonnent de mutations, toutes plus étranges les unes que les autres.
 

On avait déjà vu apparaître, dès 2015, dans l’agglomération de Béziers, un premier mutant, répertorié par les docteurs en sciences politiques sous le nom de « Lacasaboudupla » (union de divers élus d’étiquettes différentes pour empêcher Robert Ménard d’accéder à la présidence de l’Agglomération), précurseur du macronisme, et qui avait réussi à opérer, face au péril hitlérien, et dans le vivre ensemble, la fusion alchimique, physique et cérébrale de la droite, de la gauche et d’un centre indéterminé.
Ce phénomène a pris les formes les plus inattendues et les mutations, transmutations et autres recyclages se sont multipliés, un peu comme dans un monde de fiction sociologique, avec des êtres hybrides et colorés comme les Schtroumpfs de Peyo ou les non moins célèbres Shadoks (métaphore et préfiguration du gouvernement actuel) bercés et rythmés par la voix de Claude Piéplu (qui fit connaître aux auditeurs de France Culture, en 2002, la prophétie annonçant le futur mouvement d’union En Marche !), ils pompaient et pompaient invariablement et à longueur de temps, pour n’arriver à rien du tout.
Mais voilà que, ces derniers jours, à la surprise générale, on apprenait l’existence d’une nouvelle mutante, une entité politique androgyne, inconnue à ce jour, une sorte de sphinge qui pose des questions dont tout le monde se fiche : la « Schiappanouna ».

domingo, 20 de enero de 2019

Emmanuel Macron, probable champion du monde du temps d'antenne occupé !

 
 
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samedi 19 janvier 2019


Mardi, c'était le premier d'une longue, très longue série de débats entre Macron et les maires de France.

C'était à Bourgtheroulde et ça a duré 7 heures !
 Oui, oui, 7 heures.
Pour Macron, 7 heures d'auto-promotion au milieu de 600 maires quasiment tous acquis à sa cause, en tout cas très polis et gentils avec leur président.
Donc 7 heures diffusées en direct et en intégralité sur pas moins de 4 chaînes de télévision soit 28 heures de temps d'occupation d'antenne pour un président de la République!
Du jamais vu depuis que la télévision existe !

Hier, devant un autre parterre de maires un peu moins disciplinés mais tout aussi bien sélectionnés (pas de maire RN), Macron a remis ça à Souillac pendant 6 heures et trente minutes.
Nous arrondirons à 7 heures pour faciliter les calculs.
Et, pareil, 7 heures de "débats" télévisés sur, là aussi et encore, 4 chaînes de télé: CNews, BFM, LCI et France Info.
Et donc, rebelote, à nouveau 28 heures d'occupation d'antenne pour le Macron, sans compter les reportages avant sur ses visites alentours et les reviews après diffusion...

Ainsi en moins d'une semaine, Macron s'est offert, gratos (pour lui, pour le contribuable, c'est autre chose...), 56 heures d'antenne ! 56 heures soit 2, 36 jours !
Qu'un chef d'Etat soit ainsi "présent" pendant plus de 2 jours sur les écrans, c'est encore une fois du jamais vu. Seuls Brejnev, Castro et Chavez auraient pu rivaliser, heureusement pour nous, ils ne sont plus de ce monde.

Comment les gilets jaunes doivent-ils s’opposer à Macron le renard ?

 
 



Comment tuer dans l’œuf une révolte ? Le moyen est connu : s’emparer des revendications et les proposer soi-même en les transformant en fouillis pseudo-démocratique.
 

Macron l’a dit, « rien n’est tabou », tout peut être remis en question, comme les questions qui fâchent : l’immigration, l’impôt sur les grandes fortunes et le 80 km/heure.
Jupiter a cédé la place à Maître Renard, qui distille sa ruse à travers sa soi-disant bonne volonté.
Mais quel est le vrai but de Macron en organisant ces dialogues avec les maires de France ?
Il est double.
En premier, il veut la fin des gilets jaunes, cette engeance qu’il semble mépriser et qu’il abomine probablement.
Pour cela, il reprend toutes leurs doléances mais les écarte au profit des maires.
Ainsi gagne-t-il deux mois, deux mois où il est difficile, pour ceux qui manifestent depuis le 17 novembre, de continuer leurs actions puisque Macron a récupéré leurs exigences en organisant un questionnement citoyen.
Deuxièmement, à la fin des deux mois, le mouvement de révolte étant retombé, il indiquera les décisions retenues par son gouvernement en mettant en avant trois ou quatre mesurettes signifiant « Vous me l’avez demandé, je l’ai fait ».
Ceux qui indiqueront que le compte n’y est pas se verront taxer de jusqu’au-boutistes, de radicaux et d’irresponsables méconnaissant la réalité de la gouvernance.
Résultat : il sifflera la fin de la récré des « carrefours » et proposera aux Français de passer aux choses sérieuses c’est-à-dire à la continuation de sa politique libérale-libertaire.

Emmanuel Macron, vous nous fatiguez !

 
 



Votre grand débat est peut-être une excellente idée ; en tous cas, c’est une idée qui vous permet de gagner du temps en tentant de fatiguer les marcheurs en jaune, mais en fait, c’est vous qui nous fatiguez.
 

Certes, personne n’est obligé de regarder votre performance sur les chaînes d’information en continu. BFM TV, LCI, CNews vont d’ailleurs, elles aussi, très vite se fatiguer de perdre à jet continu leurs téléspectateurs, car pour le commun des mortels, ce one-man-show est insupportable.
Vous me direz que rien ne nous interdit de « zapper » votre plan de com’.
Car il s’agit bien, là, d’un plan de communication doublé d’une campagne électorale pour les élections européennes avant l’heure.
Aller de ville en ville à travers la France que vous désignez sous le nom impersonnel de « territoires », entouré de 500 à 600 maires qui viennent vous exposer leurs problèmes quotidiens et auxquels vous allez répondre avec talent, il faut le reconnaître, pendant de longues heures, alors que, dehors, un millier de gendarmes vous protègent de la vindicte populaire, cela s’appelle un plan de com’.
C’est triste à écrire, mais si vous acceptez de rencontrer ces maires, vous ne semblez pas vouloir affronter une petite centaine de gilets jaunes ou d’habitants des villes que vous avez sélectionnées.
Vous savez, bien sûr, que ces Français d’en bas, ces gens qui ne sont rien, ces gilets jaunes qui, depuis plus de deux mois, se gèlent sur les ronds-points quand vous ne les en avez pas chassés, vous auraient interpellé avec vigueur.

sábado, 19 de enero de 2019

Grand débat : le marketing-circus de la communication en tournée dans toute la France







Emmanuel Macron en tournée… Ce soir dans votre ville ! Le débat est grand, il est grand le débat !

Six heures en chemise face à la foule ! Six heures de brassage d’air ! Une chemise par débat !
Des maires comme s’il en pleuvait !
Des écharpes de toutes les couleurs !
Du bleu, du rouge, du blanc, de la gaieté, de l’extraordinaire !
Outre l’aspect marketing-circus de l’opération, le grand débat fait penser à ce sketch des Inconnus où la candidate un peu neuneu qui ne connaît pas la réponse essaie de gagner du temps avec cette repartie devenue célèbre : « Vous pouvez répéter la question ? »
Pas besoin de débat grand ou petit pour savoir ce que le peuple veut.
Les gilets jaunes hurlent leur ras-le-bol depuis des semaines, leurs demandes sont connues, leurs difficultés aussi…
Terré dans l’Élysée, invisible durant des jours et des jours, le Président sort soudain de son bureau et organise un tonitruant : « Vous pouvez répéter la question ? »
Dociles, les maires accourent.
Se prêtent à la mascarade.
Les violences policières pour seule réponse à la détresse qui s’exprimait dans les rues ne les ont pas indignés.
Pas choqués. Ils sont là. Assis sagement.

domingo, 13 de enero de 2019

La Lettre d’Emmanuel Macron aux Français



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Voici donc la longue, trop longue lettre sans doute écrite par un obscur gratte-papier élyséen
 
Bon courage
 

Chères Françaises, chers Français, mes chers compatriotes,
Dans une période d’interrogations et d’incertitudes comme celle que nous traversons, nous devons nous rappeler qui nous sommes.
La France n’est pas un pays comme les autres.
Le sens des injustices y est plus vif qu’ailleurs. L’exigence d’entraide et de solidarité plus forte.
Chez nous, ceux qui travaillent financent les pensions des retraités. Chez nous, un grand nombre de citoyens paie un impôt sur le revenu, parfois lourd, qui réduit les inégalités. Chez nous, l’éducation, la santé, la sécurité, la justice sont accessibles à tous indépendamment de la situation et de la fortune. Les aléas de la vie, comme le chômage, peuvent être surmontés, grâce à l’effort partagé par tous.
C’est pourquoi la France est, de toutes les nations, une des plus fraternelles et des plus égalitaires.
C’est aussi une des plus libres, puisque chacun est protégé dans ses droits et dans sa liberté d’opinion, de conscience, de croyance ou de philosophie.
Et chaque citoyen a le droit de choisir celles et ceux qui porteront sa voix dans la conduite du pays, dans la conception des lois, dans les grandes décisions à prendre.
Chacun partage le destin des autres et chacun est appelé à décider du destin de tous : c’est tout cela, la nation française.
Comment ne pas éprouver la fierté d’être Français ?
Je sais, bien sûr, que certains d’entre nous sont aujourd’hui insatisfaits ou en colère.

martes, 2 de enero de 2018

Je veux… bla-bla… je veux…et tous mes vœux !

 
 


Le 02/01/2018


L’imposture apparaît de plus en plus manifestement.
 
Les vœux d’Emmanuel Macron de ce 31 décembre 2017 ont été interprétés par un bon acteur sur un texte particulièrement creux.

L’imposture apparaît de plus en plus manifestement.
Emmanuel Macron s’est donné une image volontariste en prononçant une bonne vingtaine de fois « Je veux », « Je ferai », « Je vais ».
Cela ne suffira pas.
Sous le vernis clinquant d’un bla-bla faussement littéraire : le vide.