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jueves, 24 de marzo de 2022

Guerre d’Ukraine – 23 mars 2022 – Jour 28 – Point de fin de soirée



Le Courrier des Stratèges publie quotidiennement un bilan de l’évolution de la Guerre d’Ukraine. 
 
Avec une double perspective, croisée: la guerre sur le terrain; et le conflit stratégique global que les Etats-Unis essaient d’organiser contre la Russie – en prenant le risque très clair d’une escalade entre puissances nucléaires. Nous sommes dans une "crise des missiles de Cuba" au ralenti. L'instinct de survie et l'intelligence l'emporteront-ils sur le potentiel d'auto-destruction de l'humanité?
 
 

Depuis 1945, l’Europe occidentale et l’Europe centrale n’ont plus mené de guerre. On pourrait s’en réjouir si les Européens qui ont construit la Communauté puis l’Union Européenne étaient vraiment restés fidèles au serment de 1950 – plus jamais la guerre. 

Or, l’Union Européenne s’est laissée entraîner, depuis 1990, dans les guerres américaines: au Proche-Orient, en Libye, dans les Balkans. (Il est de ce point de vue terrible de penser que l’Union Européenne n’a tiré aucune leçon des bombardements de l’OTAN contre la Yougoslavie, qui commençaient il y a 23 ans jour pour jour)

Et ceci, loin de faire revenir une compréhension de la nature de la guerre, a au contraire éloigné les Européens de l’Ouest encore plus du réel. 

Dans le cas de la guerre d’Ukraine, on prend la mesure du désastre: 

+ Un enthousiasme puéril pour la guerre que mènent le gouvernement et l’armée ukrainienne, comme si l’histoire avait commencé le 24 février 2022. On oublie complètement l’atroce conflit du Donbass, depuis huit ans; on oublie la complexité de la société ukrainienne qui, après 1991, souhaitait vivre en paix et dans la neutralité, en ne devant pas trancher entre l’Occident et la Russie. Malheureusement, comme l’avait annoncé Brzezinski dans Le Grand Echiquier en 1997, l’Occident a voulu, pour casser la puissance russe, faire basculer l’Ukraine tout entière du côté occidental, sans respecter son caractère historiquement bigarré (ukrainophones, russophones, polonophones, magyarophones, roumanophones, turcophones; Grecs catholiques, orthodoxes,  musulmans). Le résultat, c’est le désastre des huit dernières années, qui culmine dans l’actuelle guerre ouverte entre la Russie et l’Ukraine. Avec le cortège de souffrances que nous constatons tous les jours. 

+Une incapacité à comprendre les ressorts de la puissance et les bases de la géopolitique qui étaient pourtant évidentes encore pour les générations précédentes d’Européens. L’Ukraine est un territoire-clé pour le contrôle de l’Eurasie. Une puissance hostile à la Russie installée sur les rives de la Mer Noire amoindrit la puissance russe. Il n’y a plus de mémoire historique et l’on ne se souvient pas du traumatisme de la Guerre de Crimée (1853-1856) sur la puissance russe. Staline, le communiste géorgien devenu, par la force des choses, défenseur des intérêts de la Russie, a voulu d’autant plus éviter une “nouvelle guerre de Crimée” après 1945 que la Wehrmacht avait réussi un temps à s’établir dans la péninsule et n’avait pu être arrêtée qu’à Stalingrad – Volgograd. Les enjeux n’ont pas changé aujourd’hui. 

sábado, 12 de marzo de 2022

Guerre en Ukraine – Jour 16 – 11 mars 2022 – Bilan de fin de journée


 


parcourrier-strateges
12 mars 2022

Le Courrier des Stratèges publie une à deux fois par jour un bilan de l’évolution de la Guerre d’Ukraine.


Avec une double perspective, croisée: la guerre sur le terrain; et le conflit stratégique global que les Etats-Unis essaient d’organiser contre la Russie – en prenant le risque très clair d’une escalade entre puissances nucléaires. Nous sommes dans une "crise des missiles de Cuba" au ralenti. L'instinct de survie et l'intelligence l'emporteront-ils sur le potentiel d'auto-destruction de l'humanité?
 
 

07h00:  Nous lisons dans une dépêche de Reuters: Meta Platforms (FB.O) va autoriser les utilisateurs de Facebook et d’Instagram dans certains pays à appeler à la violence contre les Russes et les soldats russes dans le contexte de l’invasion de l’Ukraine, selon des courriels internes vus par Reuters jeudi, dans le cadre d’un changement temporaire de sa politique en matière de discours haineux.

La société de médias sociaux autorise également temporairement certains messages appelant à la mort du président russe Vladimir Poutine ou du président biélorusse Alexandre Loukachenko, selon des courriels internes adressés à ses modérateurs de contenu.”

Comment peut-on ainsi piétiner les principes fondateurs de la civilisation occidentale? Les gens qui font cela ne se rendent plus compte depuis longtemps du mépris que provoque “l’Occident” dans le reste du monde. “Faites ce que je dis. Ne faites pas ce que je fais. Et si vous ne faites pas ce que je dis, je vous écraserai”. C’est au nom de cette brutalité que les Etats-Unis et leur clientèle ont écrasé sous les bombes l’Irak, l’Afghanistan, la Libye, privé deux générations d’Iraniens d’avoir une vie normale et libre, démantelé la Yougoslavie, saccagé la Syrie. On peut toujours invoquer la nécessité de renverser les dirigeants des pays concernés – la réalité est que ce sont les peuples qui ont souffert du déchaînement de violence occidental.

Mais les Occidentaux ne se rendent pas compte que le nouveau dirigeant diabolique voué aux gémonies par nos propres dirigeants et qu’il est désormais licite – selon la conception du droit très particulière de Facebook – d’appeler à tuer, sera d’ici quelques temps un héros dans le reste du monde pour avoir, le premier, tenu tête avec succès aux Américains. 

Fin de l’étalon-dollar, confirmation par un chef d’Etat d’agissements contraire au droit international des Etats-Unis et de leurs alliés, victoire militaire facile contre un Etat pourtant armé et entraîné par l’armée américaine etc…. Nous ne sommes pas au bout de nos surprises. En tout cas, que les Occidentaux continuent comme Facebook et le respect à l’encontre de l’Europe occidentale et de l’Amérique du Nord sera complètement détruit, pour très longtemps. 

08h00 Une carte intéressante, qui fait bien comprendre comment les Russes avancent. Pour rendre compte de la prise de contrôle des territoires par l’armée russe, il faut d’abord dessiner les axes d’un quadrillage puis les colorier. Ici l’émergence d’une zone “grise” autour de Nikolaïev: 

 09h00: La Lettonie a annulé le défilé annuel des vétérans de la Légion SS Lettone devant se tenir le 16 mars à Riga, par “crainte que des anti-nazis ne les attaquent” et “pour éviter de faciliter le travail des médias Russes dans cette période”. Nous étions si peu nombreux, depuis des années, à attirer l’attention, en Europe de l’Ouest, sur la réhabilitation de la Waffen SS à la faveur de l’intégration dans l’OTAN et/ou l’Union Européenne des Pays Baltes! Il est triste qu’il ait fallu une guerre déclenchée par la Russie contre un Etat où ce genre de réhabilitation historique va bon train pour que la Lettonie renonce à un tel défilé. 

10h00: L’étau russe se resserre sur Marioupol (zone encore dominée par l’armée ukrainienne en bleu):

 

10h00 – C’est cela le vrai journalisme moderne. Un certain nombre de russophones font un travail fantastique de collecte de l’information à partir des canaux Telegram. Quelques informations que vous n’entendrez ni dans les médias mainstream ni même dans toute une série de boucles qui ne s’intéresse qu’à la communication ukrainienne sur la guerre: 

1er exemple: Un aperçu sur Kiev jeudi 10 mars.

La moitié de la population a déjà quitté la ville, a déclaré Klitschko. La façon dont les calculs ont été effectués est un mystère, mais selon les habitants de Kiev, extérieurement, la ville semble vraiment à moitié vide.

Dans le même temps, la demande d’évacuation reste élevée et les gens se plaignent toujours de l’impossibilité de quitter librement Kiev par la route ou par le train. En outre, les forces armées ukrainiennes continuent de bloquer le départ des personnes vers la Biélorussie et la Russie.

– Le matin, dans des circonstances étranges, un éminent publiciste et satiriste, défenseur zélé de l’orthodoxie canonique, Jan Taxur, a disparu. Selon des collègues, il a été recherché, et depuis lors n’a pas été contacté.

Par ailleurs, selon des données préliminaires, le SBU a retrouvé le publiciste Dmitry Skvortsov et l’historien Alexander Kaverin. Leur sort reste incertain. Les problèmes continuent pour Dmitry Dzhangirov, précédemment capturé par le SBU.

– Sur la rive gauche de Kiev, Dmitry Demyanenko a été tué – il s’agit de l’ancien chef adjoint de la Direction principale du SBU pour Kiev et la région de Kiev. De plus, il a été tué par le ministère des Affaires intérieures, ce qui indique un désordre permanent au sein des forces de sécurité.

– La rive gauche de Kiev reste un arc de stabilité et d’ordre relatif, malgré les combats de plus en plus actifs dans le district de Brovarsky de la région de Kiev. (…)

– Sur la rive droite, les troupes russes continuent d’embrasser l’ancienne capitale de la Rus’. Grâce aux régimes de silence et d’évacuation de la population, l’intensité des combats n’est pas trop grande ici, mais cela n’empêche pas les forces armées russes de renforcer leurs positions.

2ème exemple: Les forces ukrainiennes, en particulier, les combattants idéologiques, se retranchent volontairement dans des bâtiments sensibles: 

En parlant avec des prisonniers de guerre ukrainiens, je leur ai posé à tous la même question : “Où étiez-vous stationné ?
La réponse n’était pas inattendue, mais tout de même désagréable. Tous ont dit qu’ils occupaient des écoles.

viernes, 11 de diciembre de 2020

Giscard, le président qui a éteint la lumière

Le 2 décembre dernier, Valéry Giscard d'Estaing nous quittait à l’âge de 94 ans, un peu plus d’un an après Jacques Chirac.

Plus jeune président de l’histoire jusqu’à l’élection d’Emmanuel Macron, il a amorcé un tournant progressiste, libéral et européiste dont la France n’est pas encore revenue. Maintenant que le temps de deuil a été respecté, droit d’inventaire. Devoir d’inventaire.

Louis-le-Grand, Libération de Paris, Croix de guerre obtenue en Allemagne, École polytechnique, École nationale d’administration, inspecteur des finances, maire, président de région, député français et européen, ministre de Charles de Gaulle et de Georges Pompidou, membre du Conseil constitutionnel, académicien et Président de la République : Valéry Giscard d'Estaing a rempli avec brio et comme aucun autre le cursus honorum républicain. Comme souvent à la mort d’une figure importante de l’histoire nationale, la pluie d’hommages tombe sans que de bilan substantiel et critique ne soit dressé. Incarnation dans la mémoire collective du centrisme, Valéry Giscard d’Estaing a en grande partie bradé l’héritage du gaullisme de la première Vème République au profit d’une politique libérale, réformiste et européiste, la même qui aujourd’hui guide l’action d’Emmanuel Macron.

En père de la « société libérale avancée »

« De ce jour date une ère nouvelle de la politique française, celle du rajeunissement et celle du changement de la France. »Le jour de son élection, VGE annonce la couleur. Progressiste sur le plan des mœurs, il est l’homme qui, témoin des événements de Mai 1968, s’efforcera d’adapter la société à l’évolution des mœurs, comme le veut l’expression consacrée. De Gaulle, homme du XIXè qui avait proposé de faire tirer sur la foule, est déjà loin.

sábado, 14 de marzo de 2020

Coronavirus, bilan du jour



Une infirmière des hôpitaux de Marseille


viernes, 13 de marzo de 2020

Coronavirus. Europe, bilan du jour



Une infirmière des hôpitaux de Marseille


Monde

viernes, 27 de septiembre de 2019

Jacques Chirac est mort. Certes. Et après ? Ou, plus précisément, et avant ?

 
 
 



Au risque de passer pour le cousin mal dégrossi habitant la campagne profonde, débarquant avec ses croquenots crottés dans un salon XVIIIe avec parquet en marqueterie, tapisseries chamarrées et lustres en cristal, faisons choir, sans tarder, ce monument d’intense tartufferie qui consiste à dire tout le bien, avéré ou reconstruit, que l’on pense d’une personne, une fois celle-ci montée dans le train roulant à toute vitesse vers saint Pierre.

À peine quelques heures que l’ancien président de la République a tiré sa révérence que pleuvent, déjà, grenades laudatives et gravas apologétiques, les uns et les autres, à droite, au centre et à gauche, dans un rare et artificiel moment d’union nationale, s’efforçant, avec plus ou moins de talent et d’imagination, de tresser les lauriers hagiographiques du « grand homme ».
La vie est une succession de bilans.
La mort, un inventaire.
Celui de Jacques Chirac, énarque passé rapidement à la vie politique, au point d’en faire une profession à temps plein pendant quarante ans, présente un lourd passif.
Passons sur son engagement de jeunesse aux côtés du Parti communiste « français » – les guillemets s’imposent d’autant plus qu’en ce temps-là, le parti des « 75.000 fusillés » avait les yeux de Chimène pour Moscou.
Notons, toutefois que, s’il est des erreurs qui peuvent être fécondes, Chirac persista avec constance, toute sa vie, dans son tropisme gauchisant.
Mais que doit-on retenir du personnage depuis le fameux « appel de Cochin » du 6 décembre 1978, lorsque ce dernier, alors déjà maire de Paris et président du jeune RPR, fustigeait le « parti de l’étranger » en visant l’UDF giscardienne taxée de vouloir vassaliser la France à l’Europe ?
Rien ! Ce fut une imposture médiatique de taille que d’attribuer à celui-ci une posture idéologique qui devait bien plus à Marie-France Garaud et à Pierre Juillet, ses proches conseillers d’alors, lesquels regretteront amèrement d’avoir choisi ce cheval boiteux pour défendre le projet d’une France au sein d’une confédération européenne de nations indépendantes.

martes, 7 de noviembre de 2017

Bilan semestriel de Macron : un monarque qui méprise son peuple

 
 


Le 08/11/2017


Si je devais faire un bilan des six premiers mois du mandat d’Emmanuel Macron, je serais bien embarrassé.

Non que j’hésite à me prononcer : j’aurais tendance à dire qu’il est globalement négatif.
Encore faut-il le prouver par des arguments, sinon irréfutables, du moins rationnels, et ne céder ni à la subjectivité ni aux apparences trompeuses.
L’exercice n’est guère facile, d’autant plus que notre Président abuse de la communication, ce qui pourrait conduire à juger sa politique internationale sur sa poignée de main virile à Donald Trump ou sa conception de la famille sur le modèle livré clefs en main qui lui permet d’être en même temps époux, père et grand-père, ce qui, à trente-neuf ans, est un exploit digne du Quiz des records.
Je retiendrais volontiers son arrogance, qui le conduit régulièrement à des dérapages verbaux : même si l’on n’est pas un inconditionnel des théories de Freud, ils sont révélateurs de son être profond.
Il en avait déjà donné l’exemple comme candidat, traitant en Algérie la colonisation de « crime contre l’humanité », et comme ministre, déclarant à un ouvrier gréviste que « la meilleure façon de se payer un costard est de travailler ».
Je ne m’attarderais pas sur sa chute dans les sondages, avec une cote de confiance de 38 %, car elle correspond à peu près à son électorat réel.
Emmanuel Macron se moque des Français quand il prétend que ses grandes mesures politiques ont été approuvées par la majorité d’entre eux.

lunes, 25 de septiembre de 2017

« Minuit moins une avant la catastrophe ? » L’édito de Charles SANNAT


« Minuit moins une avant la catastrophe ? » L’édito de Charles SANNAT


Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,
 
Mes amis, nous dansons littéralement sur des volcans !
 
Nous dansons sur des volcans au sens propre comme au sens figuré.
 
Commençons par les volcans au sens propre !

J’y vois comme un symbole ou une image entre ce que nous dit la planète et ce que nous sommes devenus en tant qu’humanité.
Il y a bien ce volcan en Indonésie sur l’île particulièrement connue et touristique de Bali qui menace de rentrer en éruption d’un moment à l’autre, ce qui mettra un joyeux bazar sur les lignes aériennes, mais ce volcan n’est rien par rapport au presque super-volcan nord-coréen, dont presque personne n’évoque le sujet, alors que le grand leader pas si éclairé de Corée du Nord ne trouve tout de même pas de meilleure idée que de faire péter des bombes H sous terre à moins de 120 kilomètres dudit super-volcan, dont le dernier réveil a eu lieu il y a 1000 ans !
Oui, la palme de la crétinerie absolue lui revient…
Enfin, le grand timonier évoque maintenant de faire des essais nucléaires hors de son pays…
Je pense que vous comprendre mieux.
Ses scientifiques ont dû lui dire que s’il continuait, ce ne sont pas les Américains qui allaient raser la Corée du Nord, mais le volcan coréen lui-même…
Ce qui, “les millions de morts mis à part”, serait une punition assez “cocasse” si tant est que ce terme soit adapté à cette situation dramatique.
N’étant pas géologue moi-même, et ne connaissant pas particulièrement cette région du monde si ce n’est à travers mes livres, je me contenterais de considérations générales du genre…
 
C’est quoi ce super-volcan nord-coréen ?

Je vous ai donc exhumé un article de L’Express de 2016 qui évoque la dernière éruption cataclysmique du volcan Corée le Mont Paektu il y a un peu plus de 1000 ans.
“De quoi refroidir les températures de la planète pendant 1 an.
La deuxième étude, publiée le 30 novembre toujours dans la revue Science Advances, est nettement moins rassurante.
Car selon l’équipe internationale, la dernière éruption de Paektu, en 946, était ”encore plus importante” qu’attendue et a donc été rebaptisée ”l’éruption du millénaire”.
L’explosion a propulsé 45 mégatonnes de dioxyde de soufre dans l’atmosphère, indiquent les chercheurs.
Un gaz qui peut réfléchir les rayons du soleil et engendrer une chute brutale des températures de la planète”…
Et L’Express de conclure son inquiétant article par…
“Reste un problème. Et pas des moindres : les essais nucléaires de l’armée nord-coréenne qui se déroulent… À Punggye-ri, à seulement 120 km environ du mont Paektu. Or selon une étude de sismologues sud-coréens, publiée dans Nature en février 2016, les secousses souterraines provoquées par ces explosions atomiques pourraient ”déstabiliser la chambre magmatique du volcan et déclencher une éruption”. Source l’Express ici.
 
Voilà donc une solution assez simple pour résoudre le double problème de la Corée du Nord et du réchauffement climatique d’un coup (de bombe).