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miércoles, 17 de mayo de 2023

Kennedy, Johnson et la course à la lune


 16 mai 2023
Réseau International

par Laurent Guyénot

Dans mon précédent article, « Apollo et l’Empire du Mensonge », j’ai résumé les arguments les plus irréfutables de la thèse du canular lunaire (moon hoax), selon laquelle les missions Apollo furent une mise-en-scène. 

Je n’ai présenté qu’une petite partie du dossier. Même en se limitant à l’analyse des photos prétendument prises sur la lune, il y a beaucoup plus à dire. 

Je n’ai pas, par exemple, évoqué l’absence de cratère sous le module lunaire, sur laquelle insista Bill Kaysing, ingénieur chez Rocketdyne et pionnier de cette enquête avec son livre « We Never Went to the Moon: America’s Thirty Billion Swindle » (1976). Étant donné que, de l’aveu de Armstrong lui-même, le sol sur lequel s’est posé le module était composé de « very fine grain, almost like a powder », l’absence de cratère sous le moteur-fusée du module et l’absence de poussière sur les larges semelles des jambes du module (landing pads) sont inexplicables (vérifier en zoomant sur cette image).

Kaysing, soit dit en passant, est l’une des réponses à l’objection la plus courante : « Quelqu’un aurait parlé ! ». Mais pour expliquer qu’il n’y ait pas eu davantage de whistleblowers comme lui, il faut insister sur le fait que l’immense majorité des ingénieurs de la NASA et de ses sous-traits travaillaient sur des projets réels (je vais revenir en particulier sur les fusées Saturn V, bien réelles évidemment). Ceux qu’on a fait travailler pour la mise-en-scène étaient très peu nombreux (et tenu au secret par des contrats extrêmement contraignants). Il suffit d’examiner la finition du module lunaire pour s’en convaincre. Prenons un autre exemple, tiré du documentaire télévisé en 4 parties « Moon Machines » produit en 2008 (dont le fil directeur est la série de coups de chances qui a permis la réussite de toutes les missions Apollo). La conception et la construction du système de guidage du module de commande a été confiée au MIT (très proche de la CIA). On donna cette mission à un jeune ingénieur, Alex Kosmala, qui déclare dans le film (27:30) :

« Il n’y avait pas de cahier des charges. Nous l’avons inventé nous-même. Et ça m’a toujours paru incroyable : pourquoi ai-je été autorisé à programmer quelque chose qui n’avait même pas été spécifié mais qui serait essentiel pour assurer le succès de l’ensemble du programme Apollo ? Je n’y croyais pas, mais c’était comme ça. On l’a inventé au fur et à mesure ! »

On apprend ensuite que le logiciel chargé de guider le module lunaire jusqu’à la surface de la lune fut « écrit presque au dernier moment [as an afterthought] par un ingénieur junior » de 22 ans, Don Isles, qui débutait son tout premier job. Ce logiciel, nous dit-on, « était l’un des programmes les plus compliqués de MIT ait jamais conçus », et il ne fut jamais testé avant de poser Armstrong et Aldrin sur la lune (51:20)1. Confier toutes ces missions inutiles à des jeunes recrues qui savent à peine ce qu’elles font, telle est l’une des clés de l’étanchéité du secret.

Dans le présent article, je vais, comme annoncé, expliquer les motivations géostratégiques et les coulisses de cette mystification. Mais pour commencer, je voudrais encore répondre à une objection courante à la thèse de la mise-en-scène : pourquoi les Russes n’ont-ils pas dénoncé la supercherie ?

Il y a plusieurs raisons possibles. Tout d’abord, à défaut de preuves irréfutables et suffisamment simples pour être présentées par exemple devant l’Assemblée des Nations unies, leur dénonciation risquait de se retourner contre eux (« mauvais joueurs ! »). De plus, les Russes étaient vulnérables à la même accusation de mensonge, en particulier sur le voyage orbital de Youri Gagarine en 1961, très probablement factice. Mais surtout, il faut considérer que les Russes avaient plus à gagner en monnayant leur silence : c’est ce qu’on appelle vulgairement le chantage. Sous la présidence de Nixon, au plus fort de la Guerre froide, les États-Unis apportèrent à l’Union soviétique une aide économique, technologique et industrielle considérable. La récente déclaration de Dmitry Rogozin, ancien directeur de l’agence spatiale Roscosmos, nous met sur la voie lorsqu’il dit qu’en exprimant ses doutes sur les missions Apollo, il a été accusé de saper la « sacro-sainte coopération de la Russie avec la NASA »2. Cette coopération date du début des années 60. Elle fut même initiée par Kennedy, comme nous allons le voir. Elle s’intensifia en 1972, lorsque les États-Unis et l’URSS signèrent un « Accord de coopération dans l’exploration et l’utilisation de l’espace extra-atmosphérique à des fins pacifiques ». La pierre angulaire de cet accord était l’annonce d’un programme de vol expérimental habité conjoint, nommé Apollo-Soyuz Test Project (ASTP). L’accord fut signé par Richard Nixon et par le président du Conseil des ministres de l’URSS, A.N. Kossyguine, en présence de Leonid Brejnev. Il faut bien admettre qu’il y avait un niveau profond à la Guerre froide dont nous ignorons les détails. Nous pouvons néanmoins facilement comprendre que les Soviétiques, s’ils disposaient de preuves que la NASA mentait, avaient mieux à faire qu’abattre leurs cartes publiquement.

Ce n’est qu’une hypothèse. En réalité, nous ne savons pas pourquoi les Russes n’ont rien dit, ni pourquoi ils n’expriment encore aujourd’hui leurs doutes qu’assez timidement. Nous ne savons pas non plus pourquoi Poutine ne dénonce pas publiquement le mensonge du 11-Septembre. Et pourtant, nous savons que c’est un mensonge, et que les preuves sont faciles à produire : cela montre bien que l’objection du silence des Russes, ou des Chinois, n’est pas décisive. Notons toutefois qu’en interne, les Russes ne se gênent pas : un sondage de 2019 montre que seulement 24 pour cent des Russes âgés de 18 ou plus croient que les Américains ont marché sur la lune.3

Comment Johnson nous a fait marcher sur la lune

viernes, 12 de mayo de 2023

Et au point où on en est



Appolo et l'empire du mensonge

 

par Laurent Guyénot

11/05/2023

Seuls les héros des mythes et des contes peuvent voyager physiquement dans l’Autre Monde et en revenir vivants1

 L’Autre Monde est alors représenté comme un pays lointain et inaccessible au commun des mortels. Dans certaines traditions asiatiques, comme dans « Le Conte de la Princesse Kaguya »la lune joue ce rôle. Ce n’est pas le cas en Occident. Néanmoins, sur un plan archétypal, un voyage sur la lune est un exploit surnaturel de dimension mythologique. Cela fait des astronautes Apollo les égaux des anciens demi-dieux, et cette aura a illuminé les États-Unis dans leur ensemble. Telle était l’importance des alunissages : c’était le récit fondateur d’une nouvelle religion qui élevait les États-Unis au rang de nation messianique propulsant l’humanité vers l’avenir radieux technologique2. Le discours du président Nixon, diffusé tandis que le module d’Apollo 11 traçait sa route vers la lune, invitait l’humanité à communier dans ce nouveau culte universel :

« Apollo 11 est en route vers la lune. Elle transporte trois braves astronautes ; elle porte également les espoirs et les prières de centaines de millions de personnes ici sur terre, pour qui ce premier pas sur la lune sera un moment de drame transcendant. Jamais l’homme ne s’est embarqué dans une aventure aussi épique. […] Alors que les astronautes vont là où l’homme n’est jamais allé, alors qu’ils tentent ce que l’homme n’a jamais fait, nous sur terre voudrons, comme un seul peuple, être avec eux en esprit ; partager la gloire et l’émerveillement, et les soutenir avec des prières pour que tout aille bien. »3

Une fois que Neil Armstrong et Buzz Aldrin eurent posé le pied sur la lune, le même Nixon réalisa « the most historic telephone callever made from the White House », récupérant ainsi une partie de leur pouvoir surnaturel de communication avec l’Au-delà.4

Mais qui fait l’ange fait la bête, ou le démon. Comme le fait remarquer le très sceptique chercheur allemand Gerhard Wisnewski dans « One Small Step ? The Great Moon Hoax and the Race to Dominate Earth From Space », ce glorieux voyage lunaire mondialement télévisé qui auréolait les Américains d’une quasi divinité, détournait opportunément l’attention de l’enfer qu’ils imposaient à un peuple ici-bas. Apollo 11 atterrissait sur la lune deux mois après les bombardements illégaux au Cambodge ordonnés par Nixon. Et le programme Apollo cessa peu après que les dernières unités américaines aient quitté le Viêt Nam.

« Alors que les États-Unis d’Amérique assassinaient des milliers de Vietnamiens, brûlaient un hectare après l’autre de forêts vierges et empoisonnaient la terre avec des pesticides, ils essayaient en même temps de fasciner – ou plutôt d’hypnotiser – le monde avec une conquête d’un tout autre genre. »5

À vrai dire, en 1972, les gens s’étaient un peu lassés. Malgré l’arrivée de la télévision couleur, l’ajout de quelques gadgets distrayants comme le moon buggy, un suspens redoublé par la longueur des missions (72 heures sur la lune pour Apollo 17), et l’introduction de gags comme les sauts de Kangourou de Eugene Cernan6, l’enthousiasme du public n’y était plus.