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sábado, 16 de junio de 2018

Affaire Skripal : Moscou met directement en cause le gouvernement britannique

 
 
Affaire Skripal : Moscou met directement en cause le gouvernement britannique

Le Premier ministre Theresa May, sur les lieux de l'empoisonnement des Skripal, le 15 mars 2018, photo ©Toby Melville/Reuters
15 juin 2018
 
Plus de trois mois après, les accusations d'empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille n'ont toujours pas été étayées par Londres.
 
Mais si le scandale est retombé, la Russie continue de mener sa propre contre-enquête.
La Russie ne compte pas laisser l'affaire de l'empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille sans explication, alors que Londres échoue toujours à démontrer l'implication de Moscou.
Ce 15 juin, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Maria Zakharova, s'est faite encore plus claire, mettant en cause directement le Royaume-Uni, et au plus haut niveau.
«Toute l'affaire a été organisée par le gouvernement de Theresa May, afin d'atteindre des buts de politique intérieure et de prouver, apparemment, que la Grande-Bretagne était aux avant-postes en matière de politique étrangère», a déclaré la porte-parole, citée par l'agence Tass.
Et Maria Zakharova d'ajouter : «Il n'est pas improbable, en outre, que des officiels britanniques, y compris les services secrets, soient impliqués dans la provocation de Salisbury.»

martes, 3 de abril de 2018

Skripal : les experts britanniques se disent incapables de prouver l'origine russe du poison



Skripal : les experts britanniques se disent incapables de prouver l'origine russe du poison

© I-Images / Global Look Press
  3 avr. 2018, 18:15 - Avec AFP

Les experts britanniques annoncent ne pas pouvoir prouver l'origine russe du poison ayant tué Sergueï Skripal   

Le chef du laboratoire militaire britannique de Porton Down, Gary Aitkenhead, a déclaré qu'il n'avait pas été capable de déterminer que l'agent innervant utilisé pour empoisonner l'ancien agent double russe Sergueï Skripal provenait de Russie.
«Nous avons été capables d'identifier qu'il s'agissait du Novitchok, d'identifier que c'était un agent innervant de type militaire», a déclaré ce 3 avril Gary Aitkenhead, chef du très secret laboratoire militaire britannique de Porton Down, qui se trouve être à 10 kilomètres de Salisbury, où Sergueï Skripal et sa fille ont été empoisonné le 4 mars 2018.
«Nous n'avons pas identifié sa source exacte mais nous avons transmis l'information scientifique au gouvernement, lequel a utilisé un certain nombre d'autres sources afin d'élaborer les conclusions auxquelles vous êtes arrivés», a-t-il ajouté lors d'une interview diffusée sur la chaîne Sky News.


En clair, le laboratoire spécialisé aurait fourni au gouvernement britannique des informations concernant le Novitchok, utilisées dans l'argumentaire antirusse du Premier ministre britannique Theresa May.
Mais ces informations n'étaient pas spécifiques à l'empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia le 4 mars 2018 à Salisbury.

sábado, 31 de marzo de 2018

L’affaire Skripal, nouvelle usine à gaz de la propagande occidentale

 
 


28 mars 2018
Il faut avouer que la passion de la propagande occidentale pour les gaz toxiques a quelque chose de fascinant.

Des attaques chimiques imaginaires du gouvernement syrien au double empoisonnement de Salisbury, la thématique accusatoire brille par sa répétition, et la mauvaise foi otanienne s’illustre par sa constance.
Dans “l’affaire Skripal”, on veut donc nous faire croire que Moscou a tenté d’assassiner un ex-espion russe et sa fille sur le sol britannique.
Des preuves ?
Pas le moindre commencement.
Rien ne prouve que le gaz “Novitchok” ait été utilisé pour commettre cette tentative d’homicide.
La meilleure façon de le savoir serait de transmettre un échantillon à l’Office international des armes chimiques (OIAC), mais Londres s’est bien gardé de le faire.
De même, les Russes ont immédiatement dit qu’ils étaient prêts à participer à une enquête internationale, mais les Britanniques n’en veulent pas.
Pourquoi ?
Inutile de se le demander.
Faute de preuves matérielles, le dossier de l’accusation a l’épaisseur d’un papier à cigarettes.
Une semaine à peine après les faits, au terme d’une pseudo-enquête, le gouvernement britannique a déclaré que la Russie était coupable.
Une telle précipitation ferait rougir de honte n’importe quel service d’investigation judiciaire normalement constitué.
Et elle est d’autant plus suspecte que la charge anti-russe a été orchestrée en Occident avec un acharnement qui fleure la préméditation.
Il fallait traîner la Russie dans la boue.
On l’a fait, avec une grossièreté sans précédent.

domingo, 18 de marzo de 2018

Affaire SKRIPAL: vérité ou mensonge ? (Général Dominique Delawarde)


 
Affaire SKRIPAL: vérité ou mensonge ? (Général Dominique Delawarde)






En matière criminelle, tout enquêteur sérieux explore toutes les pistes possibles et ne se limite pas à une seule.

La recherche du mobile du crime, surtout lorsque celui ci est prémédité, conduit bien souvent à la découverte de l’assassin ou de son commanditaire.
L’affaire SKRIPAL, dont les répercussions politiques internationales sont très importantes, semble poser aux enquêteurs, aux politiques, aux médias et aux opinions publiques un certain nombre de questions auxquelles les réponses apportées jusqu’à présent ne sont pas totalement satisfaisantes.
 
1 – Quels sont les faits et les premiers résultats divulgués par les enquêteurs et interprétés par les politiques et les médias à l’attention du grand public?
 
2 – La Russie est-elle coupable ?
 
3 – Si elle ne l’était pas, qui donc pourrait avoir un mobile puissant et les moyens de réaliser une telle action, probablement préméditée.
La réponse à ces trois questions en appelle évidemment d’autres sur l’analyse des réactions internationales et sur leurs conséquences possibles.

1 – Les faits et les réactions politiques et médiatiques.

 Le 4 mars 2018 Sergueï Skripal, 66 ans, un ancien colonel des services de renseignement militaires russes, ainsi que sa fille, ont été retrouvés inconscients aux abords d’un centre commercial de Salisbury, au Royaume-Uni.
Recruté comme agent double par les services britanniques en 1995 et condamné en Russie à 13 ans de prison pour trahison en 2004, M. Skripal a obtenu l’asile au Royaume-Uni en 2010 après un échange d’agents de renseignement entre la Russie et les États-Unis.
Selon les enquêteurs britanniques, il s’agirait d’un empoisonnement au gaz Novitchok.
L’utilisation du nom précis de ce produit mystérieux et supposé mortel semble pour le moins maladroit.
L’existence d’un tel produit a été rendu publique par le témoignage dans les années 1990 d’un seul dissident russe, Vil Mirzayanov (83 ans aujourd’hui), chimiste militaire.
Ce dissident a publié aux USA un livre «State Secrets» en 2007 dans lequel il aurait donné quelques formules chimiques à l’appui de ses révélations.
Si ce fait est avéré le Novitchok serait donc sorti, dès 2007 de l’exclusivité russe et aurait pu être fabriqué par n’importe qui.
Les révélations de Mirzayanov n’ont jamais été confirmées par aucune source indépendante, ni par aucun autre dissident.
Mieux, l’Organisation onusienne pour l’Interdiction des Armes Chimiques (OIAC) conclut dans un rapport de 2013 d’un comité scientifique comprenant des représentants US, UK, France, Russie et Allemagne qu’«elle n’a pas d’information suffisante pour se prononcer sur l’existence et les propriétés du «Novitchok»

Pourquoi les Anglais ont liquidé leur espion russe à la retraite et sa fille






Selon le site WhatDoesItMean, l’agent double russe Sergei Skripal et sa fille ont été assassinés par le MI6 parce qu’il voulait racheter son retour en Russie, contre la fourniture à la Russie de documents en sa possession, prouvant que le dossier de la fausse collusion « Trump-Russie » ou « RussiaGate » a été complètement monté par le MI6.

Dans notre article « La GB utilise un empoisonnement sous faux drapeau pour en accuser la Russie » et « Un espion empoisonne un espion : y a-t-il un lien avec la campagne anti-Trump ? » nous avions vu que les Britanniques ont empoisonné l’ex agent double russe, et ex-colonel Sergueï Skripal et sa fille à Salisbury avec du gaz neurotoxique, en Angleterre, le 4 mars.
Comme de bien entendu, en Occident, le gouvernement britannique prétend que le gaz utilisé est un agent neurotoxique Novichok qui a été produit seulement dans l'ex-Union soviétique.
Or la seule usine d’armes chimiques soviétique qui produisait ce gaz se trouvait dans l’ex territoire soviétique d'Ouzbékistan.
Laquelle usine d'armes chimiques a été démantelée par les États-Unis après l'effondrement de l'Union soviétique.

En effet, le site de fabrication était l'Institut de recherche scientifique de l'État soviétique pour la chimie et la technologie organiques (GosNIIOKhT) à Noukous, en Ouzbékistan.
Depuis son indépendance en 1991, l'Ouzbékistan a travaillé avec le gouvernement des États-Unis pour démanteler et décontaminer les sites où les agents de Novichok et d'autres armes chimiques ont été testés et développés.

Ces agents et leurs formules ne sont pas un savoir ou un produit exclusivement russes :

Dans son livre publié en 2008, le principal inventeur de cet agent chimique, en donne la formule dans son livre “State Secrets: An Insider’s Chronicle of the Russian Chemical Weapons Program”.

sábado, 17 de marzo de 2018

Alain Corvez : l’affaire Skripal aurait été «préparée à l’avance» par les Britanniques

 
Alain Corvez : l’affaire Skripal aurait été «préparée à l’avance» par les Britanniques

© Capture d'écran vidéo RTAlain Corvez, conseiller en stratégie international
Alain Corvez, conseiller en stratégie internationale, est revenu pour RT France sur les derniers rebondissements de l'affaire Skripal.

Selon lui, l'empoisonnement de l'ex-agent double russe aurait été préparé en amont pour isoler la Russie.
Invité sur le plateau de RT France le 17 mars, le conseiller en stratégie international Alain Corvez s’est exprimé sur l’empoisonnement de l'ex-agent double russe Sergueï Skripal.
Rappelant au préalable qu’il était indispensable de replacer cette affaire dans un cadre géopolitique, il a affirmé que celle-ci avait été «préparée à l'avance» par les autorités britanniques.





 
Pour justifier son accusation, il s’est référé à la déclaration du docteur Robin Black, chef du laboratoire de détection à Porton Down, une installation de recherche militaire, qui avait déclaré en 2016 que le poison ayant contaminé Sergueï Skripal, le Novichok, pouvait être produit «par n’importe qui».
Il a en outre assuré que «les accusations intempestives» du Premier ministre britannique Therasa May et de ses alliés occidentaux allaient se heurter à l’enquête russe qui révélerait d'après lui l'absence d’implication de Moscou.

Lire aussi : Johnson va jusqu'à accuser Poutine d'être derrière la décision d'empoisonner l'ancien espion Skripal

Une "fake news" pour discréditer Poutine et la Russie? Selon l’ancien Ambassadeur britannique en Ouzbékistan, le « Novitchok » serait « une arnaque » comme les « armes de destruction massives » irakiennes.

 
 

Craig Murray, un proche collaborateur de Wikileaks, est historien et activiste des droits de l’homme. Il a été ambassadeur du Royaume-Uni en Ouzbékistan.


Alors qu’Emmanuel Macron, balayant la position prudente du Quai d’Orsay adoptée pendant quelques jours, a décidé follement d’apporter le soutien de la France sans le moindre début de preuve à la version britannique de la tentative d’empoisonnement alléguée de l’agent double russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia, le lanceur d’alerte britannique Craig Murray, ancien ambassadeur du Royaume-Uni en Ouzbékistan, vient de publier une analyse stupéfiante et très sourcée.

Selon cette analyse, l’existence même des agents chimiques de type « Novitchoks » est mise en doute par les meilleurs experts de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) et il est scientifiquement impossible que le gouvernement britannique ait pu avoir la preuve que l’agent chimique, qui aurait été utilisé contre l’agent double russe, soit de fabrication russe.

L’histoire du Novitchok est une anarque comme les « Armes de destruction massives » irakiennes.

14 mars, 2018, par Craig Murray
[ Source : blog de Craig Murray ]

Aussi récemment qu’au cours de l’année 2016, le Dr Robin Black, chef du Laboratoire de détection de l’unique usine d’armes chimiques du Royaume-Uni à Porton Down, un ancien collègue du Dr David Kelly, a publié dans un journal scientifique extrêmement prestigieux un article expliquant qu’il n’y avait que de faibles preuves de l’existence des Novitchoks et que leur composition demeurait inconnue.
Ces dernières années, il y a eu beaucoup de spéculations sur le fait qu’une quatrième génération d’agents neurotoxiques, baptisés « Novitchoks » (« nouveau venu » en russe), aurait été développée en Russie à partir des années 1970 dans le cadre du programme « Foliant », dans le but de trouver des agents toxiques qui déjoueraient toutes mesures de protection.
Les informations sur ces composés ont été rares dans le domaine public, et proviennent principalement d’un chimiste militaire russe dissident, Vil Mirzayanov.
Aucune confirmation indépendante des structures ou des propriétés de ces composés n’a été publiée.
[Source : Dr Robin Black, 2016, article « Développement, utilisation historique et propriétés des agents de guerre chimique », Société royale de chimie].

viernes, 16 de marzo de 2018

la tentative d'assassinat de Sergueï Skrypal.

 
 
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L'attentat contre Sergueï Skrypal.

L'usage du Novichok pour l'empoisonnement de l'agent double Sergueï Skrypal incrimine la Russie aussi inévitablement que des empreintes digitales sur l'arme d'un crime font de leur propriétaire un suspect incontournable.
 Mais suspect ne veut pas dire coupable.

Le Novichok a été mis au point vers 1970 par las Soviétiques.
Depuis 48 ans, quelle preuve y a-t-il qu'aucun autre service (ou officine) n'ait acquis le savoir-faire permettant de le produire ?
Quelle preuve qu'aucune quantité de ce produit n'ait échappé au contrôle des autorités du KGB, puis du FSB (en pleine guerre interne à la charnière des années 80/90), et n'ait été récupéré par des services étrangers, en transitant par des organisations (mafieuses par exemple) ?

Ce qui est certain, c'est que l'auteur de cette tentative d'assassinat, quel qu'il soit, s'est efforcé d'incriminer la Russie.