
par | 6 Jan 2023 |
Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Tout ce qui se passe dans notre si beau et grand pays est un déchirement pour tous ceux qui ont à cœur de préserver les biens communs, qui, comme leur nom l’indique, sont communs à tous, qui que nous soyons, d’où que nous venions.
Ceux qui n’ont pas grand-chose, ne disposent que des biens communs comme patrimoine et comme filet de sécurité. C’est pour cela qu’ils ont autant de valeur pour la majorité de la population et c’est la raison pour laquelle nous devons en prendre soin, pour qu’ils puissent à leur tour, ces biens communs prendre soin de ceux qui en ont besoin.
L’hôpital bien évidemment fait partie de ces biens communs précieux, et parce qu’il touche à la santé, à la vie et à la mort, il est l’un des plus précieux. Précieuse également notre police qui doit assurer la paix civile et notre sécurité. Indispensable la justice qui apaise, répare, et doit nous assurer la concorde. Je ne parlerai pas de tous les autres biens communs qui font que la vie en société devient tout simplement possible. De l’école à l’électricité et notre société nationale EDF.
Arrêtons-nous sur l’hôpital.
Le gouvernement, incapable de régler quoi que soit en est réduit à déplacer les problèmes.Vous vous souvenez que les urgences étaient totalement débordées il y a quelques mois. Les gens qui ne trouvaient pas de médecins pour se soigner allaient directement à l’hôpital. En France nous aimons jeter des voiles pudiques sur les situations qui nous dérangent, nous pointons du doigts les pessimistes qui les désignent. C’est plus facile. Plus réconfortant, à défaut de régler les problèmes.
Alors nos mamamouchis dans un éclair fulgurant de sagacité ont eu l’idée géniale d’édicter une nouvelle règle. Désormais avant d’aller aux urgences, il faut appeler le « 15 » le « Samu » qui va « réguler » et faire un premier tri entre ce qui peut attendre (en espérant ne pas se tromper) et ce qui est vraiment urgent.
Résultat assez prévisible des imbécilités et des fulgurances intellectuelles de nos aimables dirigeants ?
Le Samu ne répond plus parce qu’il est engorgé et les urgences sont toujours aussi pleines puisqu’il n’y a toujours pas assez de médecins.
Le Samu alerte sur le manque d’opérateurs : « Si on met 30 minutes pour décrocher, à côté de combien d’arrêts cardio-respiratoires peut-on passer ? »
