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lunes, 18 de noviembre de 2024

[POINT DE VUE] 10 millions pour la RCA sans contrepartie ?

 

Capture d'écran France 24 Capture d'écran France 24

 

 

On a été nombreux à être surpris d'apprendre, le 13 novembre dernier, que la France octroyait à la République centrafricaine (RCA) une « aide » de dix millions d'euros.

 Surpris, parce que ce pays d'Afrique a été le précurseur du bashing et de la haine anti-France sur le continent. Surpris, parce que la situation financière actuelle, en France, ne semble pas propice à la distribution, à l'étranger, de l'argent public des Français. Surpris, parce qu'en France, les autorités imposent aux populations un serrage de vis afin de boucler le budget 2025. Enfin, surpris, parce que le gel, en 2021, de cette « aide » découlait du bon sens au regard du rapport de force imposé par la rue à Bangui lors des manifestations anti-France qui, en vérité, sous le couvert de dénonciation de néocolonialisme, cherchait à imposer la Russie et sa branche de mercenaires du groupe Wagner dans ce pays traditionnellement allié fidèle de Paris.

À l'origine, tout part d'une honorable décision de la France de s'engager, pour des raisons humanitaires, à intervenir, en 2013, dans le conflit en RCA opposant les miliciens anti-balaka (chrétiens) aux combattants Séléka (musulmans). Le monde entier avait déploré les massacres de civils et les représailles qui s'en étaient suivies. C'est ainsi qu'avec l'aide de soldats de l'Union africaine, la France avait mis en place l'opération Sangaris dans ce pays. Une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies était venue donner un cadre légal à l'intervention avec la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), qui évolua plus tard vers la MINUSCA.

Comme malheureusement cela se produit dans des opérations militaires, il y eut des dommages collatéraux des deux côtés : on se souvient encore de civils victimes innocentes prises au piège entre les Forces de Sangaris et les troupes rebelles ; on se souvient également que des soldats français sont morts pour défendre le retour à la paix en République centrafricaine. Paix à leurs âmes.

lunes, 31 de octubre de 2016

L’opération Sangaris : un échec politique qui avait été annoncé

François Hollande à la base militaire Sangaris Mpoko à Bangui
 
© POOL New Source: Reuters
 
François Hollande à la base militaire Sangaris Mpoko à Bangui

    Par Bernard Lugan
L’échec de l'opération est total et il doit être imputé aux dirigeants politiques français qui ont constamment donné aux militaires des ordres aberrants, indique le spécialiste de l'Afrique Bernard Lugan. Il justifie son point de vue.
                                   
Le 30 octobre 2016, la France a mis un terme à lopération Sangaris qu'elle avait entamée au mois de décembre 2013 en République centrafricaine.
Son objectif ?
Mettre fin aux massacres commis par la Séléka (coalition constituée en août 2012 de partis politiques et de forces rebelles opposés au président centrafricain François Bozizé).
Aujourd’hui, le chaos centrafricain n’a pas cessé et le pays est largement aux mains de cette même Séléka et de ses divers chefs de guerre, souvent des Soudanais.
L’échec est donc total et il doit être imputé aux dirigeants politiques français qui ont constamment donné aux militaires des ordres aberrants.
Rappel des faits et exposé des responsabilités socialistes.
En 2012, avec peu de moyens, il eut été possible de «traiter» rapidement et efficacement les coupeurs de route de la Séléka, mais, harcelé par le Quai d’Orsay, François Hollande hésita
Dans le dossier de la République centrafricaine (RCA), François Hollande a constamment tergiversé et accumulé les erreurs :