Les souffrances du monde agricole français s'invitent dans l'actualité.
A l'instar de leurs voisins néerlandais et allemands, nos agriculteurs manifestent leur colère à travers le pays, rappelant le mépris dont ils font l'objet depuis des décennies par une large partie de la classe politique plus soucieuse de pérenniser ses mandats et ses privilèges que de soutenir concrètement la ruralité et la paysannerie française poussée au suicide et à la famine.
Les raisons de cette "jacquerie" sont connues de tous, poids des normes européennes, concurrence déloyale organisée et entretenue par les choix de nos dirigeants collabos de la soumission à l'UE, volonté de vivre de son travail plutôt que des aides de la Politique Agricole Commune, etc...
Ce qui est notable aujourd'hui, c'est de voir le monde politique français, de droite comme de gauche, pourtant coupable de tous les abandons, assurer son soutien aux agriculteurs après les avoir trahis et soumis aux pouvoirs supranationaux. Les mêmes politiques qui ont menés à ces dramatiques situations viennent désormais, timidement, témoigner que la colère est légitime, mais chacun sait qu'ils ne remettront pas en cause les institutions européennes qu'ils chérissent plus que tout.

