Là mes amis, heureusement que j’étais assis en apprenant cette nouvelle, sinon je serais tombé sur le derrière.
À l’occasion de cette prise d’information, dans la catégorie des personnes abjectes, j’en ai découvert une qui a décroché la queue du Mickey : Pauline Decker, journaliste de son état à Ouest France.
Cette dame, voyez-vous, n’a rien trouvé de mieux à faire que de contacter le maire de Lorient pour l’alerter qu’un dangereux membre de «l’extrême droite» (membre de Reconquête) venait d’être recruté par ses services pour assurer un job d’été au sein de la police municipale.
Service municipaux pas sérieux, selon elle, puisque le recrutement de cet extrémiste a eu lieu sur CV, «Sans avoir googlisé les candidats» précise la journaliste de Ouest France.
Le maire, très gêné, a répondu à la journaliste : «Je comprends le malaise que ça crée, mais si je mets fin à son contrat, alors je commence à me mêler des appartenances politiques des employés municipaux : c’est impossible» (Ouest France du 17 juillet 2023)
Ces éléments méritent qu’on s’y arrête tellement ils sont graves.
Commençons par le maire, Fabrice Loher, représentant typique de la droite qui se dit «républicaine».
Il répond à la journaliste : «Je comprends le malaise que ça crée»… vraiment ?
L’affaire commence donc très mal. Ce Monsieur reçoit une lettre de «dénonciation» d’un «corbeau» de Ouest France qui lui demande en fait de virer un jeune pour délit d’opinion.
Au lieu d’envoyer paître l’odieux personnage qui s’autorise ce comportement, «il comprend le malaise que ça crée». Ce qui revient à reconnaître que ça pose effectivement un problème d’avoir recruté une personne «d’extrême droite». Donc pour lui le délit d’opinion est un vrai sujet et serait un critère valable pour empêcher quelqu’un d’accéder à un emploi, ou pour le perdre. Et ce monsieur se dit «républicain» ?
Au fait, quel problème ce recrutement pose-t-il ? La ville de Lorient va-t-elle, comme la République, «être en danger» à cause du fascisme qui la menace avec ce recrutement d’un jeune au sein de la police municipale ?
Mais notre élu se souvient brusquement qu’il existe un document qui s’appelle le Code du travail, dans lequel il est clairement dit qu’on ne peut pas virer quelqu’un notamment pour ses opinions.
Et à regret, il ajoute donc à l’adresse de la journaliste : «si je mets fin à son contrat, alors je commence à me mêler des appartenances politiques des employés municipaux : c’est impossible».
Quel dommage, n’est-ce pas… Mais à ce jour, ce n’est pas encore possible.
