vendredi 25 septembre 2020
Face à la recrudescence des viols qui se sont déportés jusqu’aux plus lointaines localités, les populations de la Mauritanie profonde ont créé des cages en fer où elles enferment leurs filles pendant la nuit. Ce sont les « Cages à filles ».
Il faut dire que le démon de midi, qui décrit les appétits sexuels redoublés qui s’emparent d’hommes ou de femmes mûrs, au midi de leur vie, a gagné énormément de terrain dans ce pays, surtout parmi les jeunes. Et pourtant, l’enseigne du pays peut prêter à confusion.
On parle ici d’une République Islamique. Pour qui ne connait pas ce pays à cent pour cent musulmans, croirait à un pays de dévots, fait de génuflexions, chasteté, coupage de mains, flagellations et autres lapidations pour qui ne se conformerait à la loi islamique. Mais une fois à l’intérieur, on découvre un pays de cocagne, où tous les plaisirs, sans s’étaler forcément à l’œil nu, déborde les huttes fagotés des bidonvilles jusqu’aux villas suintant l’opulence. Ici, on trouve du tout, de l’alcool à flots, mais bien soustrait à la vigilance d’une République qui quoi qu’on dise reste intransigeant sur les interdits. N’empêche, l’alcool est disponible pour qui en connaît les secrets circuits, mais aussi les maisons closes, les salles de jeu, les dealers, les faux monnayeurs et autres trafiquants de devises, et les faussaires en tout sorte. On y côtoie aussi bien de faux marabouts que de faux médecins, avec une administration publique qui grouille de faux diplômés.
Une ancienne ministre de la Fonction Publique parlait de 80% de faux diplôme.