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viernes, 9 de mayo de 2025

viernes, 17 de enero de 2025

Libye de Kadhafi : Sarkozy est-il le seul à en avoir croqué ? Meyssan parle



  16 janv. 2025 

Le Courrier des stratèges 

 

 Thierry Meyssan était ministre du gouvernement Kadhafi lorsque le régime est tombé à la suite d'une opération violente des armées occidentales.

 Il a vécu au plus haut niveau et "de l'intérieur" cette chute brutale. Il rappelle ici quelques souvenirs, et considère que le procès fait à Nicolas Sarkozy est injuste dans la mesure où il aurait aussi dû concerner Ségolène Royal.

miércoles, 5 de febrero de 2020

Exclusif - Une caisse noire et un parfum de corruption remettent en cause la privatisation d'ADP

 
 
 

4 février 2020

Par Marc Endeweld Journaliste, auteur de l'ouvrage "Le Grand Manipulateur. Les réseaux secrets de Macron", éditions Stock. Contact : endeweld(at)protonmail.com

Les policiers de l’OCLCIFF (Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales) ont perquisitionné fin janvier le domicile de l’ancien responsable de la filiale internationale d’Aéroports de Paris (ADP). En cause : plusieurs contrats passés à l’étranger avant et juste après l’élection de Nicolas Sarkozy en 2007, notamment en Libye. Depuis, la direction d’ADP ainsi que son principal actionnaire, l’État, cherchent à étouffer le scandale et à retarder l’ouverture d’une information pour ne pas nuire à la privatisation d’ADP.

Un scandale à plusieurs centaines de millions d'euros, de l'argent libyen qui nourrit des soupçons de corruption, des filiales dans le collimateur de la justice française, des groupes de BTP déjà inquiétés pour des cas de corruption internationale, avec, à la clé, le risque de tomber sous le couperet du gendarme américain anti-corruption : chez Aéroports de Paris (ADP), l’imbroglio est total tant l’hypothèse d’une ouverture d’information et la perspective de mises en examen brouillent les pistes qui devaient amener vers une paisible privatisation.

Ce sont les agissements de l'une des filiales internationales d'ADP, ADP Ingénierie (ADPI), qui ont éveillé les soupçons des enquêteurs français.
Au sein du groupe public détenu encore à plus de 50 % par l’État, la direction est particulièrement inquiète et ne fait pour l'instant aucun commentaire officiel.
En off, pourtant, des sources internes à l'entreprise nous expliquent que l’actuel PDG, Augustin de Romanet, avait alerté le parquet peu de temps après sa prise de fonction en 2012, suite à des rumeurs de pratiques troubles liées à ADPI.

Cette dernière est dans le collimateur des policiers et du parquet national financier (PNF).
La plainte déposée par de Romanet n’avait pas donné de résultats jusqu’à ce que des dénonciations de salariés en 2016 viennent provoquer l’ouverture d’une très discrète enquête préliminaire.
Depuis, les investigations menées par les policiers de l’OCLCIFF (Office Centrale de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales) se sont accélérées.
 
Perquisition surprise de l'ancien PDG d'ADPI

Dernier épisode en date : les agents de l'OCLCIFF de Nanterre ont procédé dans la semaine du 20 janvier à la perquisition surprise du domicile de l’ancien PDG d’ADPI, Alain Le Pajolec, l’un des cadres historiques de l’entreprise.
Selon nos sources, la pêche aux documents aurait été fructueuse et la nouvelle aurait provoqué un vent de panique au sein du groupe aéroportuaire.

Contacté par Le Média, le PNF a confirmé l’existence de ces investigations sans vouloir entrer dans les détails : « Cette enquête est toujours en cours, tenue par le secret de l’enquête », nous a répondu par mail le service de communication du parquet.
Selon d’autres sources, la Chancellerie et l’Elysée surveilleraient les suites judiciaires de très près. L'ouverture d'une enquête pourrait lourdement impacter le processus de privatisation, « car plus personne ne voudra assumer ce bâton merdeux » nous a indiqué en "off" un magistrat qui a connaissance du dossier.

miércoles, 10 de abril de 2019

Selon le président du Parlement de l’UE, la France a commis «une erreur historique» en Libye!

 
 
Selon le président du Parlement de l’UE, la France a commis «une erreur historique» en Libye!
 
La France et… le Royaume-Uni car si la France a bien attaqué la Libye, cela a été fait à 50-50 avec les Anglais et le tout avec des missiles guidés laser lancés d’avions européens mais… donné par les Américains!
 
Il faut dire, que nous vivons une époque de guerre pour l’énergie, qu’à l’époque le pétrole était cher, très cher, que BP venait de faire exploser une plateforme dans le golfe du Mexique et devait plus de 20 milliards de dollars aux Américains qui ont donc filé des bombes aux Anglo-français pour aller rapiner le pétrole libyen et payer ainsi… les 20 milliards.
 
C’était aussi pour donner un peu de pétrole aux Français, et c’était la compensation au retour de la France dans l’OTAN, enfin bref, c’est à la fois simple et compliqué.
Ce qui est simple, c’est que comme nous n’avons plus de pétrole et pas tellement d’idée, mais de gros muscles, nous cassons la gueule à ceux qui en ont et nous le volons.
Pardon… nous exportons la démocratie dans les dictatures arabes…. hahahahahahaahahahahah, vous pouvez toujours y croire.
Après on se retrouve avec des hordes migrants contre lesquels il ne faut rien dire parce que sinon on pourrait voir nos âneries et nos vols de pétrole… alors on nous explique que pour être généreux il faut apporter la démocratie à coup de bombes et récupérer un maximum de migrants dont l’arrivée fera le malheur aussi bien des déjà-là que des nouveaux-venus.
Re-hahahahahahahahahha, car il vaut mieux rire de tout cela, tellement c’est à vomir.

miércoles, 21 de marzo de 2018

Nicolas Sarkozy en garde à vue : sa présomption de culpabilité au sujet du dossier libyen se précise…

 
 


Le 21/03/2018


Les années passent, les affaires demeurent, et le dossier libyen est en train de rattraper l’ancien chef de l’État.
 
Dans notre monde où l’information circule à la vitesse de la lumière, il se produit des télescopages douloureux.
Ainsi en est-il de l’actualité de Nicolas Sarkozy, notre ancien président de la République dont tout prouve, quoi qu’il en dise, qu’il aimerait bien le redevenir.
Nicolas Sarkozy donc, un homme balayé par les électeurs.
Les Français en général, en 2012, puis ceux de son propre camp, puisqu’il n’a pas franchi la barre des primaires des LR à l’automne 2016.
Mais il est là, tire dans l’ombre les ficelles des marionnettes qui s’agitent sur le devant de la scène et, toujours aussi amoureux du « bien vivre », s’offre à l’étranger des conférences à six chiffres.
La dernière, chez ses amis d’Abou Dabi, où il évoquait son goût pour un leadership « musclé ».
À ce propos, son ancien conseiller Maxime Tandonnet ne tarissait pas d’éloges dans Le Figaro, vantant la hauteur de vue de l’ex-chef de l’État qui affirmait : « Si l’Afrique ne se développe pas, l’Europe explosera. Ce n’est pas un sujet populiste, c’est un sujet tout court. »
À quel degré d’indigence faut-il que nous soyons rendus pour voir dans cette vérité d’évidence le phare de la pensée !

martes, 20 de marzo de 2018

Financement libyen de la campagne de 2007 : Nicolas Sarkozy placé en garde à vue



Financement libyen de la campagne de 2007 : Nicolas Sarkozy placé en garde à vue
 
© STEPHANE DE SAKUTIN Source: AFP
Nicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi sur le perron de l'Elysée le 12 décembre 2007.
L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy a été placé en garde à vue ce 20 mars au matin par l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF). Brice Hortefeux est également entendu.
L'ancien chef de l'Etat Nicolas Sarkozy a été placé en garde à vue ce 20 mars au matin par l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) à Nanterre dans le cadre de l'enquête sur le financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, selon une source proche du dossier. 
L'ancien ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux est également entendu ce même jour, en audition libre.

Nicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi à Paris en 2007

Mort de Kadhafi : Sarkozy visé par une plainte pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité
 
Après une enquête du site d'investigation Mediapart en mai 2012, faisant état de soupçons de participation financière présumée de l'ancien président libyen Mouammar Kadhafi à la campagne victorieuse du candidat de l'UMP, des magistrats français ont été chargés de l'enquête.
L'ancien chef de l'Etat français (2007-2012) a de son côté toujours nié ces accusations.
Nicolas Sarkozy est entendu pour la première fois dans ce dossier depuis l’ouverture d’une information judiciaire en avril 2013 confiée à plusieurs juges d’instruction du pôle financier de Paris. La durée maximale de cette garde à vue est de 48 heures.
A son issue, Nicolas Sarkozy pourrait être présenté aux magistrats en vue d'une mise en examen.
 
«La première chose que l'on demande à ce clown est de rendre l'argent»

viernes, 9 de marzo de 2018

« Braquage à la belge : 10 milliards d’euros envolés et ce n’est que le début !! » L’édito de Charles SANNAT



« Braquage à la belge : 10 milliards d’euros envolés et ce n’est que le début !! » L’édito de Charles SANNAT
 
Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,
 
Mouammar Kadhafi était très, très méchant. Et puis les Anglais et nous, on était très, très gentil.
 
D’ailleurs, c’est normal. Nous, on est forcément les gentils et nos guerres sont justes et les morts que nous semons sur les champs de bataille sont des morts toujours heureux, et puis les familles et civils innocents ne sont, hélas, que quelques dégâts collatéraux bien navrants, mais bon, nous, nous sommes les gentils, et puis, Kadhafi, lui, il était super très méchant.
Alors c’est vrai que nous l’avons reçu en grande pompe à Paris, et que le président de l’époque, un certain Nicolas S., l’a laissé planter sa tente de bédouin dans la capitale.
À ce moment-là, Kadhafi était un ancien très, très méchant qui avait notamment dézingué un avion de ligne français, un avion d’UTA.
 
Le 19 septembre 1989, un DC10 d’UTA s’écrasait au Niger, provoquant la mort de 170 personnes, dont 54 Français. Derrière ce drame, la Libye

Donc de très très méchant, parce qu’il avait assassiné 170 personnes – dont 54 de nos compatriotes – en faisant sauter un avion de ligne, Nicolas S., qui avait la mémoire très courte pour un chef d’État, voulait en faire un gentil fréquentable.
Savez-vous pourquoi ?
Parce que le Kadhafi était assis sur un tas d’or aussi bien financier que pétrolier.
Son fonds souverain libyen avait un petit magot de 400 milliards d’euros (oui, vous avez bien lu, 400 milliards d’euros) puis il avait aussi tout plein de champs pétroliers vachement super utiles pour nos pays “oléo-dépendants” à un moment où l’on pensait que le pic pétrolier allait nous mener à la catastrophe et à la pénurie très rapidement.

jueves, 19 de octubre de 2017

Avec les compliments du guide (vidéo)

 


 
Il ne s’agit pas d’une « affaire » comme les autres. Parce qu’au-delà de l’argent, il y a, cette fois-ci, une guerre. 

Fruit de six années d’enquête, Avec les compliments du Guide retrace pour la première fois, grâce à des témoignages et des documents inédits, l’histoire secrète de compromissions à visages multiples avec la Libye de Kadhafi, une dictature.
De la corruption aux mensonges sur l’intervention militaire de 2011, des morts suspectes qui tétanisent les témoins aux dessous d’une enquête parsemée d’embûches pour les juges et les policiers, Fabrice Arfi et Karl Laske révèlent les coulisses d’un naufrage français sans précédent.

Quand la France fait voler en éclats toutes ses valeurs sur l’autel de l’argent sale et de la raison d’État…
 

lunes, 19 de septiembre de 2016

Affaire libyenne : Nicolas Sarkozy devrait se retirer de la vie politique




Le 19/09/2016
Christophe Servan

Il incombe maintenant aux Français de rappeler à Nicolas Sarkozy que, dans cette triste affaire, c’est lui qui était en première ligne.

Le rapport parlementaire britannique sur la Libye – « Examination of intervention and collapse »– a été rendu public la semaine dernière.
Ce document, je l’ai lu en entier et tous les Français anglophones devraient faire de même. Pourquoi ?
Parce qu’il nous concerne, nous Français, au premier chef.
Dès les premières pages, il est en effet souligné que c’est bien la France qui a joué le rôle moteur dans cette affaire.
 La France, c’est-à-dire Nicolas Sarkozy, actuel candidat à la présidence de la République.

Le rapport commence par rappeler que la Libye, au début de ce siècle, avait tourné le dos à une longue histoire d’assistance au terrorisme et s’était engagée dans la voie de la rédemption avec le soutien et de Tony Blair (indemnisation des victimes de Lockerbie) et de Nicolas Sarkozy (libération des infirmières bulgares).
Le revirement de ce dernier a donc été aussi soudain que brutal.
 Le rapport se demande pourquoi et, s’appuyant sur un document déclassifié du département d’État (américain), identifie cinq hypothèses :

viernes, 19 de febrero de 2016

L'amère et scandaleuse agonie de la Libye : entrevue avec le cousin de Mouammar Kadhafi

                                                                                                   
Publié par wikistrike.com sur 18 Février 2016  
                                                                 
                                                                           
L'amère et scandaleuse agonie de la Libye : entrevue avec le cousin de Mouammar Kadhafi
 

Dans une interview exclusive, le cousin de l'ex-dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, Ahmed Kadhaf ad-Dam, a expliqué à RT que cinq ans après la révolution, la Libye s'était transformée en berceau du terrorisme.

« Ce jour-là [le 17 février, début de la révolution libyenne], la Libye s'est changée, du pays stable et sécurisé qu'elle était, en une nation dévastée, dont la population a dû quitter ses maisons. Les prisons sont saturées par des dizaines de milliers de prisonniers - hommes et femmes. La Libye, qui était à l'époque à l'avant-garde de tout le continent et dont l'autorité était respectée dans le monde, est devenue un pays vassalisé et humilié », a expliqué Ahmed Kadhaf ad-Dam, ancien général de l'armée libyenne. 

Maintenant, d'autres pays décident de son destin, a-t-il regretté.
« Nous en sommes arrivés là dans la douleur, les larmes, les morts, les destructions, matérielles comme morales. Ce que nous voyons aujourd'hui après cinq années extrêmement difficiles est le résultat des actions de l'OTAN, venue pour détruire notre pays», a ajouté le général avant d'ajouter: «Ensuite, ils sont partis, ont commencé à regarder la situation de loin et à appointer les membres du gouvernement ».
La révolution a-t-elle apporté les résultats auxquels tout le monde s'attendait ?
D'après les dires de l'ancien général, non, pas du tout.
 Au contraire.
Elle a privé le peuple du pouvoir.
Il assure que si le colonel Kadhafi était resté au gouvernail, il n'y aurait pas eu de victimes incessantes, de crise des réfugiés et d'emprise islamiste sur une grande partie du pays. 

Le pouvoir du peuple 

viernes, 8 de enero de 2016

Et dire que Kadhafi avait raison…

 
Et dire que Kadhafi avait raison…
 
© Sputnik
 
L'ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi avait averti Tony Blair de l’assaut des islamistes sur l’Europe. Le défunt colonel était plus lucide que les politiciens occidentaux, rapport The Telegraph.
Selon les transcriptions des conversations téléphoniques entre l'ex-premier ministre britannique Tony Blair et l'ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, publiées jeudi par le Comité des Affaires étrangères du Parlement britannique, le défunt colonel avait prévenu M. Blair que l'Europe était menacée par l'extrémisme islamique, écrit le quotidien britannique Telegraph.
M. Kadhafi expliquait ainsi à M. Blair, le 25 février 2011, alors que des émeutes armées avaient déjà éclaté en Libye, qu'il cherchait à sauver le pays des terroristes d'Al-Qaïda.
"Je tiens à vous dire la vérité. Cette situation n'est pas aussi compliquée qu'on le pense, en fait, tout est très simple: il y a des cellules dormantes de l'organisation terroriste Al-Qaïda en Afrique du Nord. Ces cellules dormantes en Libye ressemblent à celles basées aux États-Unis à la veille du 11 septembre", a indiqué Mouammar Kadhafi.
 
"Ils (les djihadistes) ont mis la main sur des armes et ils terrorisent les gens qui par conséquent restent cloîtrés chez eux. Nous avons demandé à tous les journalistes du monde de venir voir la vérité. Ce sont des bandes armées. Il est impossible de négocier avec eux. Ils veulent contrôler la Méditerranée et puis ils attaqueront l'Europe", a-t-il ajouté.
De son côté, M. Blair évoqua la nécessité d'un règlement pacifique.

miércoles, 22 de julio de 2015

Les milliards cachés par Mouammar Kadhafi disparu des banques occidentales (Afrika365)

par Afrika365 21 Juillet 2015, 13:21


Les milliards cachés par Mouammar Kadhafi disparus des banques occidentales (Afrika365)
                        
L'immense fortune du colonel Kadhafi aurait pu déstabiliser le système financier mondial si le « guide » libyen avait choisi de s'en prendre aux Occidentaux en utilisant ce levier.


De 350 à 500 milliards d'avoirs libyens sont répartis dans le monde entier, par la volonté de l'ex-dictateur qui avait choisi en 2006 d'investir massivement la fortune amassée grâce à la rente pétrolière.
En dépit des demandes répétées du Conseil national de transition (CNT) et de son gouvernement de transition, reconnu par la communauté internationale, la plupart de ces avoirs sont encore gelés.
 Seuls 18 milliards ont été débloqués, dont plusieurs centaines de millions par la France. Ils avaient été gelés dès le début du conflit par l'ONU et l'Union européenne.
Ces instances internationales ont ouvert les portes.
Mais ce sont maintenant les États concernés qui renâclent et négocient âprement, comme les États-Unis.
Or, le CNT a un besoin urgent d'argent frais pour payer les salaires et faire repartir le pays.

martes, 31 de marzo de 2015

Le jour où Nicolas Sarkozy décida d’intervenir en Libye

- Publié le


Alors que la Libye est plongée dans le chaos et que le Sahel est en proie à une forte instabilité, Mondafrique revient sur les conditions dans lesquelles l'ancien chef d'Etat Nicolas Sarkozy a décidé d'intervenir militairement en Libye en 2011.

Rien ne prédestinait l'ancien président à s'engager contre le régime de Kadhafi qu'il avait reçu en 2007 à l'Elysée et dont il est toujours soupçonné d'avoir perçu des financements pour sa campagne de 2007.
 A l'époque, les principaux conseillers de Sarkozy avaient d'ailleurs tenter de le dissuader.

Enquête.

Le 7 mars 2011, Nicolas Sarkozy convoque ses principaux ministres dans le solennel Salon vert de l’Élysée.
L’ordre du jour de la réunion concerne « les flux migratoires en Méditerranée ».
Ce jour-là, le chef de l’État précise pour la première fois les raisons de l’intervention en Libye.
« Nicolas Sarkozy était très remonté, explique un des participants, on sentait que c’était vraiment lui qui voulait intervenir contre Kadhafi, même sans soutien international et quitte à affronter certains de ses ministres, dont notamment le Premier d’entre eux, François Fillon. »
En début de réunion, Alain Juppé, alors patron des Affaires étrangères, résume l’opinion des principaux alliés de la France.
« Les Américains ne sont pas très chauds, les Anglais peu pressés… »
 François Fillon renchérit : « Sans la participation américaine, ce serait de la folie de s’engager. » Nicolas Sarkozy l’interrompt.
« Dans l’urgence et avec l’appui de la Ligue arabe et de l’Union africaine, une frappe chirurgicale franco-britannique en Libye est tout à fait envisageable. »
 Et le chef de l’État enchaîne sur la nécessité d’organiser des « zones humanitaires » en Égypte et en Tunisie pour contenir un possible afflux de réfugiés lors de l’intervention.
 Peu lui importe que son fidèle Claude Guéant, alors ministre de l’Intérieur, émette quelques doutes sur la possibilité d’envisager de tels camps d’accueil.
Son plan d’action ne souffre aucune réserve. «Kadhafi, insiste-t-ilencore, doit partir. »

Sarko le va-t-en guerre

viernes, 20 de febrero de 2015

Libye : qui présentera "l'addition" à MM. Sarkozy, Juppé et BHL?

mercredi 18 février 2015
Publié par



Au mois de mars 2011, à l'issue d'une campagne médiatique d'une rare intensité initiée par BHL, Nicolas Sarkozy décida d'entrer en guerre contre le colonel Kadhafi avec lequel il était encore dans les meilleurs termes quelques mois auparavant.

Le 17 mars, Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères, arracha la résolution 1973(1) au Conseil de Sécurité de l'ONU, ce qui permit d'ouvrir les hostilités.
Le 19 mars, 19 avions français (chasseurs et ravitailleurs) lancèrent un raid de 2h30 au dessus de la Libye.
L'incompréhensible guerre franco-libyenne ou otano-libyenne, venait de débuter.
Les raisons de ce conflit aux conséquences à ce point dramatiques qu'une intervention internationale paraît aujourd'hui indispensable sont toujours aussi mystérieuses.
 A l'époque, l'Elysée avança l'argument d'une action humanitaire destinée à "sauver la population de Benghazi".
 Le mardi 16 décembre 2014, le président tchadien Idriss Deby donna une autre explication en déclarant qu'en entrant en guerre en Libye: " l'objectif de l'OTAN était d'assassiner Kadhafi. Cet objectif a été atteint "(2).

domingo, 4 de enero de 2015

Libye : le but de la guerre était-il d’assassiner le colonel Kadhafi ? Par Bernard Lugan

Publié le 3 janvier 2015 - Modifié le 4 janvier 2015


Idriss Déby


Mardi 16 décembre 2014, à Dakar, lors de la clôture du Forum sur la paix et la sécurité en Afrique, acclamé par les participants, le président tchadien Idriss Déby a lâché une véritable bombe quand, en présence (photo) du ministre français de la Défense, il déclara qu’en entrant en guerre en Libye : “l’objectif de l’OTAN était d’assassiner Kadhafi. Cet objectif a été atteint“.

Cette accusation est gravissime car, si ce qu’a dit cet intime connaisseur du dossier est fondé, c’est en effet toute l’histoire d’une guerre insensée et aux conséquences dévastatrices qui doit être ré-écrite.
Sans parler d’une possible saisine de la Cour pénale internationale.
D’autant plus que ce conflit rationnellement inexplicable fut déclenché au moment où, paradoxalement, le régime libyen était devenu notre allié à la fois contre le jihadisme et contre les filières d’immigration.
Revenons donc en arrière: l’intervention décidée par Nicolas Sarkozy influencé par BHL ne prévoyait originellement qu’une zone d’exclusion aérienne destinée à protéger les populations de Benghazi d’une prétendue “extermination”.
 Il n’était alors pas question d’une implication directe dans la guerre civile libyenne.
 Mais, de fil en aiguille, violant avec arrogance la résolution 1973 du 17 mars 2011 du Conseil de sécurité des Nations Unies, la France et l’Otan menèrent une vraie guerre tout en ciblant directement et à plusieurs reprises le colonel Kadhafi.

miércoles, 17 de septiembre de 2014

Selon un cousin de Kadhafi, Sarkozy a « ouvert les portes au djihadisme », alors que la Lybie a financé sa campagne présidentielle.

 / Par Emilie Defresne / le 17 septembre 2014 à 10:55 /



Photo: Mouammar Kadhafi et Nicolas Sarkozy à l’Élysée le 10 décembre 2007

 Alors que Nicolas Sarkozy est annoncé sur la scène politique pour les jours à venir, l’affaire du financement de sa campagne présidentielle de 2007 revient à la Une de l’actualité.
 
 Dans un entretien accordé à l’hebdomadaire l’Express, Ahmed Kadhaf al-Dam, ancien dignitaire du régime Libyen et cousin de Mouammar Kadhafi, affirme que la Libye a bien financé la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.
«Le colonel Kadhafi m’a dit : «Nous devons aider Nicolas Sarkozy à devenir président.
Il était prêt à engager tous les moyens pour qu’il soit élu en 2007», affirme-t-il.
Cela pour des sommes qu’il évalue en «dizaines de millions d’euros».
Il n’apporte aucune preuve de ces allégations, mais elles viennent s’ajouter aux autres nombreux témoignages déjà recueillis.
Ahmed Kadhaf al-Dam a servi ce régime pendant quarante-cinq ans, raconte l’article de l’Express. il aurait assuré le commandement de la garde rapprochée de Kadhafi, avant de devenir son diplomate attitré.

Photo: Ahmed Kadhaf al-Dam avec un costume clair et une écharpe marron, derrière Mouamar Kadhafi