
La peste brune et la lèpre populiste sont décidément des maladies tragiquement contagieuses.
Les uns après les autres, les tenants de la gauche morale s'effondrent. « Ils n'en mouraient pas tous, mais tous étaient frappés », comme chez La Fontaine. À demi-mot, François Pupponi, figure de la gauche, a reconnu le Grand Remplacement dans les banlieues sur CNews. Hervé Le Bras, démographe utile de la gauche, reconnaît qu'il y a plusieurs petits remplacements, même si, évidemment, l'existence du Grand demeure une théorie complotiste d'extrême droite. Les chiffres de la drépanocytose, cette maladie qui ne touche que les non-Européens, ont bondi de 50 % en dix ans : la science elle-même devient nauséabonde.
Et voici désormais que c'est Jean-Pierre Chevènement qui commence à présenter des signes avant-coureurs, des prodromes, en quelque sorte. Il y avait déjà des suspicions d'infection depuis des années : vous vous souvenez, quand il parlait de « sauvageons » pour qualifier les bandes de racailles qui, il y a vingt ans déjà, sévissaient dans la plus totale impunité ? Cela aurait dû alerter. On aurait dû le réduire au silence quand, en 2019, il alertait sur les menaces de fragmentation et de guerre civile. Maintenant, c'est trop tard.
Les dernières déclarations de l'enfant terrible de la gauche souverainiste ne laissent guère de place au doute.