Avec ce nouveau gouvernement, une chose est sûre, les Français ne risquent pas de s’ennuyer.
Le feuilleton Damien Abad, pour commencer, a égayé l'opinion. Un autre se profile à l’horizon.
Ainsi, Pascal Rifflart, qui porte les couleurs de Renaissance dans la première circonscription de la Somme face au « nupesque » François Ruffin, affirme-t-il dans sa profession de foi : « Français de souche, j’ai un attachement profond à mon pays, à sa terre, à ses habitants et à son fonctionnement démocratique. »
Va pour le « fonctionnement démocratique », mais c’est le « Français de souche » qui fait tache, façon gros rouge, surtout quand l’information est relayée par le site Fdesouche. Et que France Inter et BFM TV se mettent illico de la partie, en attendant le reste de la meute médiatique. Une question de jours, si ce n’est d’heures.
Pour sa défense, Pascal Rifflart assure à la chaîne dirigée par Marc-Olivier Fogiel n’avoir jamais entendu parler du site Fdesouche en question. Plausible. Et ce médecin généraliste d’aggraver son cas en ajoutant : « Je vais même enfoncer le clou, je suis un chasseur ! Et ça ne voudra pas dire non plus que je suis très à droite. » De quoi faire twister dans la news-room de BFM TV… D'autant qu'il creuse son sillon franco-français : « L’intelligentsia décide quelle expression est bonne, pas bonne… Moi, j’assume de pouvoir dire que je suis “Français de souche”. […] Et de me revendiquer d’une identité nationale. Mon grand-père a fait Verdun, mon père a combattu en 1940 ! »
Il est vrai qu’alors, les Français se signalaient par un évident repli frileux, allant même jusqu’à stigmatiser l’Autre : en l’occurrence, l’envahisseur fridolin. Bref, durant ces deux conflits mondiaux, l’armée française n’était pas très « No Borders », comme certains disent à la NUPES. On remarquera par ailleurs que le vocable de « Français de souche » a même ses adeptes dans une nébuleuse indigéniste qui n’hésite pas à utiliser celui de « souchien », à propos des Pascal et des Rifflart. Comme quoi.