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jueves, 6 de octubre de 2022

Lettre à Cécile Duflot à propos de nos factures d’électricité

 



Madame,
faisant référence au col roulé de Bruno Le Maire qui, soit dit en passant, une maille à l’endroit, une maille à l’envers, habille et déshabille l’actu depuis plus d’une semaine, vous avez récemment déclaré : “C’est très simple de savoir si vous êtes trop chauffés, si vous ne supportez pas votre pull, c’est qu’il fait trop chaud chez vous”. 
 
Ancienne députée, mais aussi ministre, conseillère régionale et actuellement directrice de l’ONG Oxfam France, vous êtes, bien sûr, hautement qualifiée pour prodiguer aux Français quelques indispensables conseils sur ce qu’ils doivent, ou non, porter. 
 
Et ce, depuis ce 17 juillet 2012 où, alors ministre du Logement, vous avez dû affronter les sifflets inacceptables de quelques députés ayant jugé votre robe à fleurs inappropriée aux “us et costumes” de l’Assemblée. Les cuistres ayant fini par accepter lesdits motifs champêtres, puisque le vêtement en question fit son grand retour sur les bancs du palais Bourbon le 28 juin 2022, porté cette fois ci, et sans que cela ne suscite la moindre émotion, par une autre écologiste, Marie Charlotte Garin.

Cette penderie étant refermée, rassurez-vous Madame Duflot, je ne suis pas venu ici uniquement pour parler chiffons. Mais pour m’adresser à celle qui porte une part de responsabilité dans les déboires énergétiques que nous traversons. Pour mémoire (et pour faire court), nous payons l’électricité au prix fort car nous revendons à bas coût notre énergie nucléaire à des fournisseurs alternatifs qui n’hésitent pas à spéculer en exploitant, sur des périodes ciblées, les travers de la Loi Nome (Nouvelle organisation du marché de l’électricité) et surtout du dispositif Arenh (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique).

La faillite de cette braderie imposée par Bruxelles ne pouvant être compensée par le bénéfice des énergies renouvelables totalement incapables, et nous le voyons ces jours-ci, de répondre à la demande, il faut donc envisager la relance de 32 réacteurs nucléaires.

jueves, 2 de julio de 2020

Fessenheim fermée, hiver risqué !




L’électricité est un bien essentiel qui nécessite une marge de puissance pour répondre aux besoins impromptus et aux inévitables incidents techniques afin d’assurer en permanence une production correspondant au besoin.

Or, suite à l’arrêt définitif volontaire des deux réacteurs de Fessenheim, le président de Réseau de transport d’électricité (RTE) annonce, pour cet hiver, un risque de coupure de courant qui serait dû à la crise sanitaire qui retarde les travaux de maintenance.

Mais pourquoi, alors, arrêter des réacteurs nucléaires qui fonctionnent ?
Pour diversifier les sources de production, répond le gouvernement.
La bonne blague ! Pour plus de sécurité, il faudrait donc compter sur le vent et le soleil aléatoirement variables et intermittents.
À l’horizon 2035, une forte diminution de la capacité nucléaire et une augmentation des éoliennes et du photovoltaïque entraînent un risque croissant de manque de puissance. RTE explique que, sans la reprogrammation de fonctionnement des centrales nucléaires par EDF, il aurait pu manquer la puissance appelée par 15 millions de Français, soit environ 15 gigawatts (GW).
Malgré cette gymnastique technique, il manquera encore 3 GW en février 2021. Et la puissance fermée à… Fessenheim est de 1,8 GW.
Et ce n’est pas l’importation qui comblera le manque de puissance, malgré la confiance affichée par l’ancien député François Brottes, devenu président de RTE. Il estime qu’il pourra toujours compter sur 10 GW provenant de chez nos voisins européens, en cas de pointe.
Si le vent ou le soleil font défaut en France, ce sera aussi le cas chez nos voisins.

sábado, 22 de febrero de 2020

Fessenheim: le réacteur n°1 débranché, mécontentement à tous les étages



22 février 2020 



« Il y a 40 ans on nous promettait tous les maux, des enfants malformés, mais cette centrale a été un îlot de prospérité pour ce territoire »: la fermeture à venir de la centrale nucléaire de Fessenheim est une hérésie pour les salariés et les habitants de la commune haut-rhinoise, et même les antinucléaires sont mécontents des projets de reconversion envisagés.
Dans la nuit de vendredi à samedi, le réacteur n°1 a été débranché, avant le second qui sera arrêté le 30 juin.
L’opération s’est déroulée sans anicroches, malgré les menaces de certains salariés qui affirmaient vouloir perturber le processus de mise à l’arrêt.

🔴 Devant nous, le réacteur n°1 de la centrale nucléaire de #Fessenheim s’éteint. La science est piétinée au profit d’une idéologie malhonnête, criminelle et climaticide. Le tout applaudi par ceux qui se prétendent « écologistes ». Quel échec. #JeSuisFessenheim
📸 @CGT_Fessenheim pic.twitter.com/RR8T9UsaHC
— Construire l’Avenir (@ConstruirAvenir) February 21, 2020
« Le réacteur a été débranché vers 02H00 du matin et il faut saluer le travail remarquable des équipes, ça a été un moment très fort en émotion dans la salle de commande », a-t-on précisé du côté d’EDF.
Mais samedi matin, salariés et habitants de Fessenheim se sont réveillés groggy.
Les élus de la communauté de commune se sont réunis dans le village et se sont déplacés ensuite devant la centrale pour déployer une grande banderole sur laquelle était écrit: « Fermeture exemplaire de Fessenheim… Le César de la promesse non tenue est attribué au gouvernement Macron ».


Écharpe en bandoulière et bonnet rouge sur la tête, en référence au mouvement des bonnets rouges en Bretagne, qui avait fait reculer le gouvernement sur l’écotaxe en 2013, ils ont exprimé leur soutien aux agents EDF « qui vont voir disparaître leur outil de travail dans un délai rapide ».
« On a sacrifié cette centrale sur un autel politique », a résumé Gérard Hug, président de la communauté de communes
Claude Brender, le maire du vilage, souligne que la centrale a représenté « un îlot de prospérité pour ce territoire ». « On est dans l’affichage politique, on veut fermer Fessenheim pour le symbole qu’elle représente, sans prendre en compte les besoins du territoire ».

martes, 11 de febrero de 2020

Fessenheim : la rançon électorale à 10 milliards d’euros





Un grand rassemblement est programmé, le 22 février prochain, devant la centrale de Fessenheim, entre 15 et 18 heures, organisé par l’association Fessenheim notre énergie, par les Écologistes pour le nucléaire (AEPN), par l’association Voix du nucléaire, par WONUC (World Council of Nuclear Workers) et par un collectif de vétérans du programme industriel historique auquel les Français doivent l’actuel parc de production.

Ce jour ô combien sinistre de la chute réputée définitive des barres de Fessenheim 1, il sera symboliquement important que ce dernier collectif clame haut et fort la réprobation qu’inspire à de nombreux compatriotes la deuxième forfaiture d’État ayant consisté à attenter, par contrat électoral, à l’intégrité de l’inestimable outil industriel dont ces vétérans dotèrent, non sans mal, le pays et dont ils demeurent très fiers.

Ces serviteurs de la nation n’espèrent de ses enfants que l’élémentaire reconnaissance consistant à accorder une attention toute particulière à ce que se propose de révéler d’alarmant la protestation du 22 février, au moment où est assenée aux Français la deuxième augmentation du prix de l’électricité – certainement pas la dernière ! – en moins d’un an.
Le pays doit en effet savoir que le responsable de ce tropisme tarifaire désormais immaîtrisable n’est autre que la sacro-sainte loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) prévoyant rien moins que d’aggraver la facture en continuant de s’en prendre à l’intégrité du parc électronucléaire.
« Une rançon électorale à 10 milliards d’euros mettant de surcroît à mal la stabilité du système électrique. »
C’est ce que l’on devrait lire, le 22 février prochain, à Fessenheim.
Explications.

lunes, 20 de enero de 2020

L’arrêt de Fessenheim, la dernière bêtise d’Édouard Philippe !




 
19 janvier 2020
 
Le Premier ministre vient d’annoncer, mercredi, l’arrêt d’un réacteur de Fessenheim le 22 février.

En juin 2020, la centrale nucléaire aura cessé de fonctionner : les Verts auront gagné…
 
Examinons les circonstances et les conséquences de cette fermeture à la lumière des rapports des députés Mariton (UMP à l’époque) et Goua (PS à l’époque) ainsi que des publications de la Cour des comptes.
On ne reviendra pas sur l’importance de la production d’électricité nucléaire pour la France, une énergie propre, bon marché, qui assure l’indépendance énergétique et une forte attractivité internationale.
Envisageons le sujet sous différents aspects.
1) Au niveau sécurité : Fessenheim est la centrale nucléaire qui a fait l’objet de l’entretien et des rénovations les plus strictes.
À la suite du tsunami ayant causé l’accident de Fukushima, un audit technique a été réalisé sur l’ensemble des réacteurs nucléaires français par la très sérieuse et incontestée Autorité de sûreté nucléaire (ASN).
Pour Fessenheim, l’ASN a émis 49 recommandations, dont le renforcement de la cuve de confinement.
Tous les travaux (15 millions d’euros) ont été réalisés et l’ASN a donné son feu vert pour la poursuite de l’activité de la centrale, estimant sa durée de vie à 60 ans.
L’argument de la montée des eaux du Rhin est complètement absurde quand on songe qu’une ville comme Rotterdam (Premier port européen et 1.500.000 habitants) vit 6 mètres en dessous du niveau de la mer !
2) Au plan économique : la Cour des comptes estime à 400 millions d’euros le bénéfice annuel moyen de la centrale (chiffre à rapprocher des 15 millions d’investissements de mise en conformité).