Avec la parution de son livre, Présumé coupable, c’est une nouvelle pièce au dossier de l’affaire Benalla que verse Vincent Crase, son acolyte de la place de la Contrescarpe.
Véritable plaidoyer pro domo destiné à dire « sa » vérité sur sa personnalité et la place effective qu’il occupait au sein du dispositif Benalla, l’ancien gendarme réserviste ne nous révèle, en réalité, que peu de détails sur le fonctionnement des services de sécurité de l’Élysée.
Il se contente, en effet, et pour l’essentiel, de rapporter quelques anecdotes sur les relations qui existaient entre le chef de l’État et l’ancien garde du corps présidentiel.
C’est ainsi que l’on découvre, sans véritable surprise, la proximité qui liait Emmanuel Macron, son épouse et celui qui partageait à peu près tout de leur intimité.
Prenant également ses distances avec Alexandre Benalla – avec lequel il souhaite, cependant, rester ami -, Vincent Crase vide son sac, histoire de rappeler qui était effectivement à la manœuvre au sein du Château.
Il devient, ensuite, facile de conclure que l’ancien employé de LREM aurait été, in fine, embarqué dans cette affaire d’État qu’« à l’insu de son plein gré ».
Mais il est certain que ce même livre, lu sous l’éclairage des déclarations de la nouvelle secrétaire d’État, porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, selon lesquelles « mentir pour défendre le président » ne poserait pas de problème, change la donne.
Car dans cette affaire Benalla, c’est bien de mensonges réitérés et constants au plus haut sommet de l’État qu’il s’agit.
