Translate

Mostrando las entradas con la etiqueta Borloo. Mostrar todas las entradas
Mostrando las entradas con la etiqueta Borloo. Mostrar todas las entradas

lunes, 30 de abril de 2018

M. Borloo veut créer l’ENA des banlieues : euh, on revient sur Terre, là ?


 


Pascal Célérier

En fait, on ne comprend toujours pas pourquoi M. Macron a fait appel à M. Borloo, ce rescapé de l’ancien monde, pour traiter le problème des banlieues en nous racontant des fariboles auxquelles plus personne ne croit.

Éric Zemmour a souligné l’exploit de M. Borloo qui, dans son rapport sur la banlieue, et dans les interviews qu’il a données dans la presse, a réussi à ne jamais prononcer les mots « immigration » et « islam » pour évoquer la situation dans les quartiers difficiles.
Une performance en 2018, quelques semaines après les attentats de Carcassonne et de Trèbes, quelques jours après un nouvel embrasement du Mirail sur fond de burqa et de trafics, et au moment même où Bagnolet vit au rythme des règlements de comptes.
M. Borloo peut concourir pour les Bobards d’or de l’an prochain, catégorie « bobards par omission ».
Puisque M. Borloo ne voulait pas voir cette réalité qui fâche, qui crève les yeux et qui – fait nouveau depuis qu’il fut aux commandes de la politique de la Ville il y a dix ans avec le succès que l’on voit – a fait des centaines de victimes depuis six ans, il lui fallait donc noircir des centaines de pages et trouver dix-neuf propositions (tiens, pourquoi pas vingt et une ?) en tapant ailleurs que dans le mille. Et il y est arrivé !
Recette facile, me direz-vous : prenez une vieille idée américaine – la discrimination positive -, une bonne critique démagogique de l’administration française – ah, les énarques, les concours… -, une louche de sociologie bourdieusienne et un moment d’extase devant « les chances pour la France » (« Nous passons à côté d’extraordinaires talents ou caractéristiques différentes de notre jeunesse et notamment des quartiers populaires ») et vous arriverez, comme M. Borloo, à ce nouveau projet.

domingo, 29 de abril de 2018

Monsieur Borloo, le problème majeur des QPV et des banlieues, c’est la religion !

Il n’existe, dans ce rapport, aucune recommandation pour régler l’un des problèmes majeurs que la France rencontre dans ces « quartiers prioritaires de la Ville » et, plus largement, dans les banlieues d’un grand nombre de villes.
 
Après plus de quatorze ans d’insuccès notoire depuis le premier plan et six mois de travail, Jean-Louis Borloo vient de remettre son deuxième plan pour les banlieues et les QPV (quartiers prioritaires de la ville) au Premier ministre Édouard Philippe.
« L’heure n’est plus aux rapports d’experts, l’heure est à l’action, il faut changer la donne », souligne Jean-Louis Borloo en préambule, avec des préconisations d’une grande nouveauté.
Parmi les plus importants, un florilège de mesures dont certaines, semblant éculées, ont tout simplement changé de nom.
Jugez-en plutôt.

– Une académie des leaders ; une nouvelle grande école pour ne pas passer « à côté » de nos jeunes talents dans les quartiers populaires.

– Un milliard pour le RER ; ajouté à la dette de la SNCF ou offert par la RATP.

– Des voyages pour les jeunes des QPV ; pour « rencontrer l’autre ».
Peut-être devrait-on essayer d’abord de ne pas l’effrayer, l’autre…

– Des mamans « Marianne » pour protéger les femmes en bas des immeubles !
Les protéger de qui ?

– Un encouragement à la « coproduction de sécurité » ; déploiement de 500 « correspondants de nuit ».
Sur des trottoirs élargis ?

– Des coach d’insertion ; jouer sur l’image des grands sportifs – les mêmes qui refusent de chanter la Marseillaise ?

– 200 campus numériques pour « intégrer le numérique dans les quartiers », une sorte de happening sur fond de rap ?
Là, on arrive sur du lourd…

Une « armée de la République solidaire » ; l’un des points clés de cette politique de la « Borloopoli ».
On continue…

– Des « Clubs petit-dej ». (Je vous avais prévenus, c’est du lourd !)

viernes, 27 de abril de 2018

Plan Jean-Louis Borloo pour les banlieues : si l’on rappelait les faits ?

 
 




Quarante-huit milliard d’euros et quinze ans plus tard, on peut donc dire que le grand maître de la renaissance urbaine a largement échoué.

« Chacune de ses apparitions est annoncée, acclamée, louée », « Jean-Louis est là », « Jean-Louis arrive », « Jean-Louis est avec nous », « Jean-Louis va nous dire un mot », « Jean-Louis est prêt à nous aider ».
Jean-Louis, Jean-Louis, Jean-Louis…
 Les maires et les associatifs de banlieue ne jurent que par lui.
« Ce n’est pas compliqué, Jean-Louis, c’est Dieu », résumait, en 2004, l’ex-maire de Sarcelles, François Pupponi, député (PS) du Val-d’Oise, dans un article du Monde.
Jean-Louis, vous l’aurez compris, c’est Jean-Louis Borloo, ancien ministre de la Ville de Jacques Chirac (entre 2002 et 2004) et père de la rénovation urbaine qui a coûté si cher aux Français, avec les résultats que l’on voit aujourd’hui.
Quarante-huit milliard d’euros (Les Échos) et quinze ans plus tard, on peut donc dire que le grand maître de la renaissance urbaine a largement échoué.
Les banlieues, comme on peut le constater de Paris à Lyon, Nice ou Marseille, en passant par les petites villes françaises comme Carpentras ou Dreux, ont allègrement continué à se développer dans la diversité, le communautarisme religieux et les trafics en tous genres qui permettent à ses habitants de prospérer sans travailler.
En octobre dernier, l’« appel de Grigny » a été lancé par une centaine de maires conjointement avec un collectif bigarré, Bleu Blanc Zèbre.
Ce dernier se définit comme un « mouvement citoyen » opérateur de la société civile, rassemblant des « Faizeux », porteurs d’une ou plusieurs « Actions », regroupés dans des « Bouquets de solutions thématiques (Éducation, Emploi, Logement, Santé/Alimentation, Fraternité et Environnement) ». Tout un programme…

martes, 2 de mayo de 2017

Macron a même réussi à tirer M. Borloo de son hibernation !

 


Le 02/05/2017
 
 
On vous le disait : que du beau monde autour du chef d’En Marche !
 
La campagne de Macron, ça devient le ciné-club : il nous fait défiler toutes les stars inabouties des décennies précédentes.
 On pensait qu’il avait touché le fond avec Raffarin et Cresson.
Non ! Il nous a encore dégoté un histrion qui eut jadis son heure de gloire : Jean-Louis Borloo.
 Muet depuis des années.
 Un véritable Hibernatus qui est revenu à la vie le 30 avril 2017.
Pour les plus jeunes : Borloo, 66 ans, ministre sans discontinuer sous Chirac et Sarkozy, de 2002 à 2010.
Accessoirement ami et complice de M. Tapie dans les affaires du foot valenciennois.
 D’ailleurs, M. Tapie vient, lui aussi, de saluer le retour de Borloo en faveur de Macron.
 On vous le disait : que du beau monde autour du chef d’En Marche !
Borloo fut aussi le fondateur de l’UDI, ce micro-parti déjà rallié à Macron avant même la défaite de Fillon !
 Ceci expliquant cela.
Donc, silencieux pendant toute la campagne, « retiré de la vie politique » depuis trois ans, M. Borloo vient, une semaine après le premier tour, de prendre connaissance des résultats.
Et cela a fait sur lui l’effet d’un électrochoc !
Il est « terrorisé » !
Mais il a une analyse à nous proposer : « L’objectif du Front, c’est de liquider la droite et le centre ! Quand un adversaire vous le déclare comme ça et que vous restez muets, c’est le syndrome de Stockholm… »
 Rassurons-le tout de suite : le Front n’a même pas pour objectif de « liquider la droite et le centre », car cet objectif a été déjà largement réalisé par… ses amis de « la droite et du centre », UDI en tête.