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viernes, 9 de agosto de 2024

Bangladesh : l’étrange silence de la gauche


Les Hindous du village de Keranipara assistent à l’incendie de leurs maisons mises à sac par les islamistes. Source X @HinduVoice_in Les Hindous du village de Keranipara assistent à l’incendie de leurs maisons mises à sac par les islamistes. Source X @HinduVoice_in

 

 

Tout a commencé au début du mois de juillet.

De grandes manifestations étudiantes ont éclaté au Bangladesh afin de demander la modification du système d’embauche dans la fonction publique, jugé inégalitaire. 

Dans cet État asiatique, des quotas sont en effet en place réservant plus de la moitié des postes à des groupes spécifiques, notamment aux enfants des vétérans de la guerre de libération du pays contre le Pakistan, en 1971. Les manifestants exigent un recrutement fondé sur le mérite et la fin d’un système exagérément favorable aux enfants des partisans de la première ministre, Sheikh Hasina, qui gouverne le pays depuis 2009.

Au fil des jours, les rassemblements sont montés en puissance à travers le pays et de violents affrontements ont éclatés avec les forces de l’ordre. Plus de 300 personnes sont mortes, un couvre-feu a été instauré et l'accès à internet a été coupé. Lundi 5 août, le mouvement de contestation a passé un nouveau palier, avec l’invasion du palais de la Première ministre par des milliers de manifestants antigouvernementaux.


 

Mais depuis la chute du gouvernement du Bangladesh, des violences d’un autre genre se multiplient. Des factions islamistes profitent du chaos pour asseoir leur domination, s’en prenant notamment à la minorité hindoue. De nombreuses vidéos circulent sur les réseaux sociaux, montrant des familles torturées, violées, humiliées, sous des « Allah akbar » enthousiastes. Absolument effroyables, les images font immanquablement penser aux atrocités génocidaires commises en Israël le 7 octobre dernier.

sábado, 31 de octubre de 2020

Bangladesh : un homme tabassé à mort et brûlé en pleine rue pour avoir marché sur un Coran


 
Des manifestants au Bangladesh. Photo © Mahmud Hossain Opu/AP/SIPA
 
Vendredi 30 octobre 2020

Une centaine de personnes ont forcé les portes d’un bureau municipal où était enfermé l’individu, pour sa sécurité, et l’ont traîné dans la rue avant de le lyncher. 

Une scène d’une sauvagerie sans nom. Jeudi 29 octobre dernier, à Burimari, dans le nord du Bangladesh, une centaine de personnes s’est emparée de deux hommes placés en détention pour leur protection, après avoir marché sur un Coran dans une mosquée de la ville. Traîné dans la rue, l’un d’eux a été tabassé à mort avant que son corps ne soit brûlé, rapporte notamment Le Monde. Le deuxième homme, blessé, a réussi à prendre la fuite.

Un bureau municipal pris d’assaut

Au total, ce sont plus de 1 000 manifestants qui ont pris d’assaut le bureau municipal de cette ville voisine de l’Inde, où les deux hommes étaient enfermés. 

viernes, 30 de diciembre de 2016

Le prix de nos vêtements se paie avec le sang du Bangladesh

Le 30/12/2016
Résultats de recherche d'images pour « rana plaza bangladesh »

 
par 30 décembre 2016

Le prix de nos vêtements est bien trop bas pour être honnête. Le Bangladesh, deuxième fabricant mondial, paie ses employés soixante euros par mois, pour des cadences de production infernales.

Les conditions de travail y sont atroces, mortelles, comme en avril 2013, où l’effondrement d’un complexe d’usines avait tué plus de 1000 personnes et blessé plus du double.

Après les grandes promesses des grandes marques de vêtements et des enseignes de la grande distribution juste après le drame, sous les feux des médias occidentaux, la situation continue. La faute en incombe à la grande distribution qui, au nom du profit, fait baisser les prix de ses fournisseurs au mépris de la sécurité et de la justice.

Cette mentalité d’épicier, loin de tout esprit chrétien, corrompt tout : des gouvernements à nos comportements de consommateurs égoïstes.

Les employés du textile au Bangladesh en paient le prix.


Ce début décembre, une grève d’une semaine a conduit des dizaines de milliers d’ouvriers à quitter leurs usines d’Ashulia, une banlieue de la capitale Dhaka, où se fabriquent par exemple les vêtements des marques GAP, Zara et H & M.
Les employés entendaient protester contre leurs salaires toujours ridiculement bas.
La police bangladaise a arrêté 30 personnes, dont sept dirigeants syndicaux, ainsi qu’un journaliste de télévision couvrant les manifestations.
Pour le gouvernement du Bangladesh, cette manifestation était illégale.
Depuis, « toutes les usines ont repris leurs activités. 90 % des travailleurs ont rejoint le travail », a déclaré Nur Nabi, le surintendant-adjoint de la police.
3 500 personnes ont été licenciées, des dizaines de responsables syndicaux ont été forcés de se cacher, révèle la Fédération du vêtement et des ouvriers du Bangladesh (BGIWF), le principal syndicat des employés du secteur.
 Babul Akhter, le chef du BGIWF, accuse les autorités d’avoir utilisé une loi d’exception, datant de l’ère militaire, pour mettre fin brutalement aux manifestations.