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viernes, 31 de enero de 2020

Retard de l'assaut au Bataclan : le livre explosif sur les policiers de la Brigade d'intervention qui accuse

    


Un sniper de la BI, en poste sur le toit de l'Arc de Triomphe, à Paris, lors du défilé du 14 juillet, en 2016. Photo © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
 
 Vendredi 31 janvier 2020

Retard au Bataclan, manque de moyens et de reconnaissance, opérations “off” pour le privé…

En dévoilant les dessous de cette unité aussi discrète que spectaculaire, la journaliste Laurence Beneux dresse aussi le constat édifiant de la police d’aujourd’hui.
 
« C’est à cause de l’interdiction, inexpliquée, d’intervenir rapidement au Bataclan, imposée à la BI que vous devez de lire ce livre. Les autres problèmes auxquels ces policiers sont confrontés n’auraient pas suffi à les faire sortir de leur réserve s’il n’y avait eu ces délais imposés durant les attentats. C’est la goutte d’eau qui a décidé certains policiers à sortir de ce silence très ancré dans la culture policière. Malgré les risques de rétorsion auxquels ils s’exposent de la part de leur hiérarchie. »
Dans son nouvel ouvrage « BI : Brigade d’intervention » (éditions Le Cherche Midi), sorti le 23 janvier dernier, la journaliste d’investigation Laurence Beneux dévoile pour la première fois les coulisses de cette brigade d’élite ultraconfidentielle et révèle témoignages à l’appui les dessous de leurs exploits comme de leurs ressentiments.
Un tableau édifiant de la police d’aujourd’hui qui promet de faire du bruit.
Le 13 novembre 2015, au soir, alors que des explosions retentissent au Stade de France, les six policiers de la Brigade d’intervention présents dans la capitale mettent dix minutes pour rallier leur base et s’équiper.
Prêts à décoller, ils sont contraints d’attendre et d’obéir aux ordres de leur hiérarchie.
Pendant ce temps, les fusillades s’enchaînent, sur les terrasses et au Bataclan.
Nouvel appel à l’état-major, nouveau refus.
Les opérateurs perdent patience.
Il leur faudrait pourtant cinq minutes pour rejoindre la salle de concert !
Mais rien n’y fait.
En attendant le feu vert officiel, la capitaine décide toutefois d’envoyer ses hommes au QG de la Brigade de recherche et d’intervention de la préfecture de police de Paris (BRI-PP), au 36, quai des Orfèvres, qui forme avec la BI le cœur de la Brigade anticommando.
Malgré trois quarts d’heure de retard forcé, les voilà partis pour mener l’opération d’une vie.
Celle de tous les dangers.

La blessure du Bataclan