Translate

Mostrando las entradas con la etiqueta Alpes-Maritimes. Mostrar todas las entradas
Mostrando las entradas con la etiqueta Alpes-Maritimes. Mostrar todas las entradas

viernes, 21 de febrero de 2025

Des mineurs isolés dans les Alpes-Maritimes : « On a tous peur » !

@Gémes Sándor/SzomSzed/Wikimedia commons 
 
@Gémes Sándor/SzomSzed/Wikimedia commons 
 

Un centre imposé arbitrairement qui ne fait toujours pas l’unanimité. 

Près de deux ans après son installation, le centre d’accueil pour mineurs non accompagnés (MNA), qui a pris place de façon temporaire dans l’unique hôtel de Châteauneuf-Grasse (Alpes-Maritimes), semble se pérenniser.

Incivilités, nuisances, trafic

Deux ans que les habitants de Châteauneuf-Grasse vivent avec un centre pour mineurs isolés dans leur ville. « Jusqu’à présent, c’était une commune paisible de la Côte d’Azur », se désole Cyril Malbert, porte-parole des opposants au centre, contacté par BV. Mais, en mars 2023, l’hôtel Campanile, le seul de la commune, est transformé en centre d’accueil pour mineurs non accompagnés sans que le maire n’ait été consulté en amont par le département. Environ 80 mineurs y seraient actuellement logés, selon Cyril Malbert. Le département a déjà versé plus de deux millions d'euros pour son fonctionnement.

Depuis leur installation, les incivilités se sont multipliées. D’abord aux abords directs du centre. « Plusieurs habitants ont leur jardin qui donne directement sur les fenêtres de l’hôtel. Ils subissent des nuisances sonores jour et nuit. Ils sont dérangés en pleine nuit par l’alarme incendie ! », rapporte le porte-parole des opposants. « Résultat : leur maison ne vaut plus rien, ils ne peuvent pas la vendre et reconstruire leur vie ailleurs. Ils sont bloqués », ajoute-t-il. Les problèmes ne s’arrêtent pas là. « Ces jeunes traînent, font des réflexions agressives aux passants. Quand ils passent devant la boucherie, certains crient qu’il ne faut pas vendre de porc, par exemple », ajoute cet habitant excédé. « Et maintenant, on voit des dealers venir dans la commune », s’inquiète-t-il. En août, des gendarmes seraient ainsi intervenus dans le centre pour régler « un problème de gangs ».  Contactée à ce propos notamment, l’association gestionnaire du centre n’a pas encore répondu à nos sollicitations. Le département, quant à lui, assure avoir mis en place un « taux particulièrement élevé d’encadrement » ainsi qu’une « amélioration du clos du site ».

Désespérés, de nombreux habitants déposent plainte, mais « c’est rarement suivi d’effet ».