par | 6 Nov 2023 |
Vous le savez, l’Europe c’est la paix blablabla.
L’Europe c’est aussi les concepts de succès répétés comme des mantras du genre « il faut faire un airbus des batteries », comme l’on dit à chaque fois qu’il y a un problème social dans notre pays qu’il faut « un grenelle du problème concerné ».
Il y avait 3 projets européens emblématiques avec lesquels j’ai grandi. Airbus, l’avion européen. Ariane, la fusée européenne. Erasmus, le programme d’échange européen.
Ces trois projets ont été des succès.
Au-delà de la réussite ils étaient objectivement porteurs d’une dynamique positive et généreuse. Ils étaient de l’optimisme, dans la science ou dans l’échange.
Ces projets sont à l’image de l’Union Européenne, devenue un ramassis de technocrates idéologues, méchants, violents et destructeurs.
Ils détruisent à peu près tout ce qu’ils touchent et nous voici sans fusée.
Berlin et Rome veulent en finir avec le monopole d’ArianeGroup dans les lanceurs lourds.« Les Européens se déchirent autour de l’aide publique à l’exploitation d’Ariane 6. Berlin et Rome veulent en finir avec le monopole d’ArianeGroup dans les lanceurs lourds.
C’est un sommet des ministres européens de l’Espace crucial, assorti d’un conseil de l’Agence spatiale européenne (ESA), qui se tiendra les 6 et 7 novembre à Séville, en Espagne. En toile de fond, la crise sans précédent des fusées européennes. L’Europe n’a plus d’accès indépendant à l’espace. Ariane 6, en retard de quatre ans, ne volera pas avant 2024. Elle n’est donc pas encore prête à prendre le relais d’Ariane 5, qui a réalisé son ultime mission en juillet dernier.
Vega C, la nouvelle version de la petite fusée italienne Vega, est indisponible jusqu’à la fin de l’année prochaine, depuis l’échec de sa première mission commerciale fin 2022. Et il n’est plus possible de compter sur Soyouz, depuis l’arrêt de la coopération avec la Russie, dans la foulée de l’agression de l’Ukraine.
