Le 21/07/2017
Jean-Yves Le Gallou
Le schéma politique est clair : poursuite du sans-frontiérisme commercial, migratoire et moral.
Avec la démission spectaculaire du général de Villiers, Macron a encaissé un but.
Son autorité sur l’armée est fragilisée.
C’est en cours.
Onze proconsuls ont été mis en place en charge de onze secteurs clés.
Onze conseillers spéciaux auprès et du président de la République et du Premier ministre.
Un cumul de fonctions qui devrait donner à ces proconsuls une grande autorité sur l’administration. Ainsi qu’une certaine marge de manœuvre.
Une marge de manœuvre qu’ils utiliseront au service d’une idéologie bien précise : immigrationniste sur l’identité, libertaire sociétalement et économiquement favorable aux grandes entreprises.
Classiquement, ces onze proconsuls sont issus de Normale, de Polytechnique, de l’ENA. Classiquement, toujours, l’Inspection générale des finances et le Corps des mines sont très présents.
Ces proconsuls sont encore jeunes, âgés de 30 à 35 ans, ce sont des benjamins pour Macron, mais avec une dizaine d’années d’expérience.
Une expérience qui indique dans quel sens ils vont agir.
Voici les traits les plus saillants qu’on peut discerner dans la mesure où leur engagement passé est le gage de leurs actions futures.
Il a rédigé les décrets d’application de la loi ALUR et conçu la loi « Égalité et Citoyenneté », deux textes liberticides et immigrationnistes.
Une philosophie partagée par Constance Bensussan, chargée de la « pauvreté, de l’exclusion, de l’égalité femmes/hommes et la citoyenneté ».
Une mission très idéologique confiée à une commissaire politique en provenance directe de la DILCRA, la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme : une officine chargée de traquer les dissidents de la pensée.
En contrepoint, Marguerite Cazeneuve aura en charge la protection sociale, où elle apportera l’expérience d’une vision comptable.
