L’homme avait été condamné pour viol et actes pédophiles sur trois mineures. Il était le beau-père de deux d’entre elles et le grand-père de la dernière victime. Outre les abus sexuels, il les torturait psychologiquement, leur faisant, entre autres, du chantage avec les photos qu’il prenait.
Après dix ans d’instruction, il est reconnu coupable et échoppe d’une peine de dix ans en première instance. Il fait appel, est retenu de nouveau coupable, et est condamné à douze ans. Mais la cours d’assises de l’Hérault casse la sentence : il manque deux mots à la délibération du verdict. Il est écrit “coupable à la majorité de huit voix” à lieu de “coupable à la majorité de huit voix au moins”. Pour ces deux mots – “au moins” -, des magistrats trouvent juste et judicieux de libérer un homme qui pendant des années a abusé de mineures. Voilà ce à quoi est réduite la justice française. Voilà ce à quoi des magistrat s’attachent pour remettre les criminels dans la rue et éviter que justice ne soit faite.
Et ce n’est que lundi dernier 17 juillet, donc deux mois après la décision, que l’avocat des parties civiles Me Florent de Saint Julien, annonçait aux trois femmes la remise en liberté de celui qui a brisé leur enfance, décrivant “un acharnement procédural de la part de l’accusé, comme des lignes de fuite qui sont empruntées perpétuellement par lui. On a une incompréhension du système judiciaire à ce jour, du point de vue des victimes“.
L’avocat du pédocriminel, Me David Chaigneau, a aussitôt rétorqué : “Je peux entendre que ça soit difficile à admettre pour les parties civiles. Il ne faut pas se laisser embarquer par l’émotion“.