
« Business is business », disent les Anglais.
Dans notre France championne des impôts et des taxes, l’imagination des concepteurs est sans borne.
Et si les pensions et les salaires sont gelés depuis des années, les taxes se réchauffent : il faut bien alimenter le gaspillage, et peu importe qu’elles frappent surtout les moins fortunés !
La loi MAPTAM (Modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles) est entrée en vigueur le 1er janvier 2018 et elle modifie « la gestion, l’organisation et la mise en œuvre du stationnement payant sur voirie », pas dans l’intérêt de l’automobiliste, pris une fois de plus pour une vache à lait…
Et qui, pour le plus grand profit de l’État et des collectivités locales, se voit contraint de jouer à Qui veut perdre des millions ?
Ainsi, après le commerce des radars, un nouveau commerce a vu le jour en France, celui du stationnement (pardon pour le pléonasme) payant !
Et comme certains animaux, le stationnement gratuit, le vrai, est en voie d’extinction.
Car il y a le faux stationnement gratuit, celui des zones bleues où le moindre dépassement des 40 minutes réglementaires vous vaut une amende de 35 €, ou plus, selon les villes.
Gardez bien l’œil sur votre montre !
Contester l’amende, faire valoir ses droits vous coûte encore plus cher, et même deux ou trois fois le forfait initial, car les contestations ou recours que l’on peut faire sont, le plus souvent, rejetés et/ou dirigés vers le tribunal de police, qui vous infligera 75 euros au lieu de 30.