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domingo, 26 de noviembre de 2017

Paris : des résidents protestent contre la dégradation de leur quartier


 


Par Pauline Dumonteil
Publié le 24/11/2017 

Drogue, alcoolisme, vols... Diverses associations de riverains du Xe arrondissement appellent à une marche citoyenne pour dénoncer la dégradation de leur environnement. Parmi eux, les résidents du quartier de la salle de shoot, à bout de nerfs.

Les habitants et commerçants des quartiers situés entre les gares du Nord et de l'Est et jusqu'à la Porte Saint-Denis organisent samedi une marche citoyenne en direction de la mairie du Xe arrondissement. Différents collectifs de riverains ont appelé à une marche citoyenne pour exprimer leur «ras-le-bol» face à la dégradation de leurs conditions de vie.
En filigrane, c'est aussi l'occasion de protester contre l'installation de la première salle de consommation à moindre risque (SCMR) de France, ouverte dans la controverse il y a plus d'un an. Depuis, les toxicomanes peuvent consommer en toute sécurité dans ce qui est appelé plus communément «la salle de shoot» installée près de l'hôpital Lariboisière et de la gare du Nord.
La municipalité se targue d'une «première année positive» mais les habitants du quartier ne décolèrent pas.

Les résidents ont formé le collectif «Riverains Lariboisière-Gare du Nord» au moment de l'installation de la salle de shoot, gérée par l'association Gaïa.
Aujourd'hui, il est composé de 150 personnes.
Sur les réseaux sociaux, ils dénoncent la saleté des rues, la consommation de drogues sur l'espace public, l'alcoolisme et le trafic engendré par la salle.
«Les gens ont déserté le quartier», déplore Pierre, qui habite rue Ambroise Paré en face de l'espace Gaïa.
 «Les commerçants ferment faute de clients. Pourtant, on est à deux pas de la gare du Nord. Mais les touristes rebroussent vite chemin quand ils voient l'état de notre quartier», ajoute-t-il.
Impliqué dans le collectif depuis le début, c'est de sa rue que démarrera la marche citoyenne.
Elle finira à la mairie du Xe arrondissement, où la maire, Alexandra Cordebard, en poste depuis à peine plus d'un mois, recevra une délégation.

 Dégradation de l'état des rues
 
«Je partage le sentiment d'insatisfaction des riverains du nord du Xe quant à l'état global de leur quartier», explique Alexandra Cordebard au Figaro.

jueves, 9 de marzo de 2017

Salle de shoot : insécurité, prostitution et trafics gagnent tout le quartier !

 

Shutterstock

Le 09/03/2017
Marie Delarue

 Nos élus socialistes ont théorisé, sur le papier, tous les bienfaits qui résulteraient de l’ouverture des salles de shoot.

Comme nos ministres et grandes figures du monde politique, les élus de la mairie de Paris (Mme Hidalgo en tête) ne sortent pas de leur bunker, sinon en voiture blindée avec motards et chauffeurs. Qu’ils aillent au musée (vu à Beaubourg), on bloque la circulation, éloigne les passants et déroule le tapis rouge devant les visiteurs médusés.
Pas question de côtoyer la valetaille et pas question, surtout, de goûter au quotidien des Français.
C’est ainsi que nos élus socialistes ont théorisé, sur le papier, tous les bienfaits qui résulteraient de l’ouverture des salles de shoot.
Pardon, des « salles de consommation à moindre risque ».
 La première salle parisienne a, ainsi, ouvert rue Ambroise-Paré, dans le Xe arrondissement, annexe tout à la fois de la gare du Nord et de l’hôpital Lariboisière.
 Les riverains n’en voulaient pas mais qu’importe, le socialisme sait ce qui est bien pour nous et l’Histoire a prouvé qu’il ne recule devant rien pour l’imposer, fût-ce contre notre gré.
Cette salle a ouvert en octobre dernier.
 En trois mois de temps, 500 personnes s’y sont inscrites et 180 à 200 y passent chaque jour pour se défoncer.
Stéphane Bribard, responsable de la sécurité à la mairie du Xe, se réjouit ainsi que « plus de 15.000 injections [aient été effectuées] à l’intérieur ».

Toutefois – illustration de la schizophrénie des élus -, il reconnaît que les « difficultés » vécues par les riverains sont liées « non pas à la salle en tant que telle, mais à la présence d’usagers de drogue dans le quartier ».

Ben oui, figurez-vous que la salle de shoot est fréquentée par des drogués et pas par des retraités