La clé de cette technique est l’utilisation d’une nanoparticule enrobée dans un acide aminé spécifique appelé L-phénylalanine, l’un des nombreux acides de ce type sur lesquels les cellules cancéreuses comptent pour se développer. La L-phénylalanine n’est pas fabriquée par l’organisme, mais absorbée par la viande et les produits laitiers.
Lors de tests sur des souris, la nanoparticule – appelée Nano-pPAAM ou Nanoscopic phenylalanine Porous Amino Acid Mimic – a tué les cellules cancéreuses de manière spécifique et efficace, se faisant passer pour un acide aminé amical avant de provoquer la destruction des cellules par elles-mêmes.
Le mode d’autodestruction est déclenché lorsque la nanoparticule met en surcharge la production de certaines substances chimiques connues sous le nom d’espèces réactives de l’oxygène (ROS). Cela suffit à faire tomber les cellules cancéreuses tout en laissant intactes les cellules saines voisines.