Boulevard Voltaire 6 novembre 2023
Invité de l'émission « Sept à huit », le dimanche 5 novembre sur TF1,
le ministre de l'Éducation nationale Gabriel Attal a révélé avoir été
victime de harcèlement lorsqu'il était collégien à l'École alsacienne de
Paris, visant un homme sans le nommer.
L'avocat et militant de gauche
Juan Branco a aussitôt réagi sur X, écrivant qu'il était la personne incriminée.
« Cela a été très violent »
Lors de l'interview, Gabriel Attal a raconté comment un élève de son collège le harcelait. « J'étais à la fin du collège, j'avais 14-15 ans, raconte le responsable politique. C'était
un élève de l'établissement qui avait ouvert ce site sur lequel il
fallait mettre des commentaires sur le physique des élèves. À cette
occasion, j'ai vécu un déferlement d'insultes et d'injures. Cela a duré
plusieurs mois et cela a été très violent », a expliqué Gabriel Attal à la journaliste Audrey Crespo-Mara.
Sur le blog, il est traité de « pédale, tafiole, tarlouze ». Et Gabriel Attal de poursuivre ses confidences : « Je pense que c'était sur une orientation sexuelle supposée à l'époque, parce que je n'en parlais pas. »
L'avocat Juan Branco accusé
Gabriel Attal affirme ensuite que son harceleur avait sorti un livre,
faisant référence à l'avocat franco-espagnol Juan Branco, auteur du
pamphlet anti-Macronie Crépuscule (Éd. Diable Vauvert), dans lequel il dévoile notamment l'homosexualité de Gabriel Attal.
Sur X, Juan Branco explique qu'il a vu dans les propos du ministre « une opération de victimisation ». Gabriel Attal voudrait, selon lui, « donner un vernis de légitimité à son plan de communication sur le harcèlement ».
Dans un long texte, Juan Branco accuse ainsi Gabriel Attal d'avoir été lui-même harceleur