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domingo, 17 de junio de 2018

Suppression des pensions de réversion : bientôt les veuves. À quand, les orphelins ?

 
 




Femmes, vous ne remercierez jamais assez les féministes !

Jusqu’où iront-ils ?
C’est la question que l’on peut se poser lorsqu’on observe les ballons lancés en l’air pour tester la capacité d’encaissement – d’aucuns diront de soumission – des Français.
Le dernier de ces ballons, après les propos démagogiques du Président sur les aides sociales, c’est celui sur les pensions de réversion.
Dans un document de travail du Haut-Commissariat à la réforme des retraites, la question de leur maintien est désormais posée : « Compte tenu des évolutions en matière de taux d’emploi des femmes et de conjugalité, doit-on maintenir des pensions de réversion ? »
Et poser la question dans ce genre de document, c’est déjà donner la réponse.
Du moins dans les cerveaux, probablement énarques, des rédacteurs.
On appréciera les attendus sociaux, voire sociétaux…
Il est vrai qu’en 2014, selon une étude de Milan Bouchet-Valat parue en 2016 dans la revue Économie et Statistique, le taux d’emploi des femmes en couple, âgées de 30 à 59 ans, était de 78 %, contre 51 % en 1982.
Globalement, toutes les catégories sociales sont concernées par cette évolution.
La contribution des femmes qui travaillent aux revenus des ménages a aussi augmenté : 27 % en 1982, 38 % en 2014.
On est loin du 50-50.
Bouchet-Valat estimait dans son étude qu’il serait atteint vers 2045.
Demain, me direz-vous.
Notez, tout de même, qu’un responsable de Force ouvrière, en charge du dossier des retraites, est moins optimiste et déclarait cette semaine : « Au rythme actuel, on parviendra à l’égalité salariale en 2132, autrement dit les pensions ne seront égalitaires qu’à partir de 2175 ! »

lunes, 11 de noviembre de 2013

Quand l’Etat rogne les pensions des anciens combattants .

Publié le 11-11-2013 à 08h50 - Mis à jour à 08h57
Par Laurent Fargues

Le gouvernement insiste sur le caractère "temporaire" de cette mesure alors que Bercy souhaitait initialement supprimer la niche fiscale associé à la rente. JACKY NAEGELEN / POOL / AFP

Le gouvernement insiste sur le caractère "temporaire" de cette mesure alors que Bercy souhaitait initialement supprimer la niche fiscale associé à la rente. JACKY NAEGELEN / POOL / AFP

A quelques jours de la commémoration de l’armistice, des centaines de milliers d’anciens combattants ont appris que l’Etat allait leur raboter un complément de retraite.
 
Dans son petit village de l’Hérault, Maurice*, 80 ans, vient de recevoir une mauvaise nouvelle.
 A quelques jours de la commémoration de l’armistice, cet ancien officier du génie qui a passé trente mois à la frontière tunisienne pendant la guerre d’Algérie va voir ses revenus rognés d’environ 150 euros par an.
 Pas de quoi le mettre dans le rouge, mais largement assez pour lui laisser un goût amer. "Comme la plupart des gens de ma génération, j’ai été appelé en Algérie, lâche-t-il. On m’a proposé ensuite un contrat de retraite mutualiste abondé par l’Etat et, aujourd’hui, les conditions changent... "