Georges Michel
Femmes, vous ne remercierez jamais assez les féministes !
Jusqu’où iront-ils ?
C’est la question que l’on peut se poser lorsqu’on observe les ballons lancés en l’air pour tester la capacité d’encaissement – d’aucuns diront de soumission – des Français.
Le dernier de ces ballons, après les propos démagogiques du Président sur les aides sociales, c’est celui sur les pensions de réversion.
Dans un document de travail du Haut-Commissariat à la réforme des retraites, la question de leur maintien est désormais posée : « Compte tenu des évolutions en matière de taux d’emploi des femmes et de conjugalité, doit-on maintenir des pensions de réversion ? »
Et poser la question dans ce genre de document, c’est déjà donner la réponse.
Du moins dans les cerveaux, probablement énarques, des rédacteurs.
On appréciera les attendus sociaux, voire sociétaux…
Il est vrai qu’en 2014, selon une étude de Milan Bouchet-Valat parue en 2016 dans la revue Économie et Statistique, le taux d’emploi des femmes en couple, âgées de 30 à 59 ans, était de 78 %, contre 51 % en 1982.
Globalement, toutes les catégories sociales sont concernées par cette évolution.
La contribution des femmes qui travaillent aux revenus des ménages a aussi augmenté : 27 % en 1982, 38 % en 2014.
On est loin du 50-50.
Bouchet-Valat estimait dans son étude qu’il serait atteint vers 2045.
Demain, me direz-vous.
Notez, tout de même, qu’un responsable de Force ouvrière, en charge du dossier des retraites, est moins optimiste et déclarait cette semaine : « Au rythme actuel, on parviendra à l’égalité salariale en 2132, autrement dit les pensions ne seront égalitaires qu’à partir de 2175 ! »
