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domingo, 20 de noviembre de 2022

Ordures


 

 

martes, 2 de agosto de 2022

À cause de l'insécurité, ces habitants de Bordeaux voient leur quartier submergé d'ordures


Les dépôts sauvages rendent plusieurs rues du quartier de Bacalan insalubres.
Les dépôts sauvages rendent plusieurs rues du quartier de Bacalan insalubres. (©J.Laine / Actu.fr)
Actu Bordeaux
 
 Depuis juin 2021, les éboueurs ne passent plus dans plusieurs rues du quartier Bacalan à Bordeaux après avoir été menacés par arme à feu par un riverain. Une situation intenable...

C’est un problème qui ne date pas d’hier. Depuis juin 2021, des habitants du quartier Bacalan à Bordeaux (Gironde) se plaignent de l’insalubrité de leur zone de résidence. Les éboueurs n’effectuent plus de collecte en porte-à-porte et les alentours des bacs placés aux entrées du quartier se transforment vite en décharges à ciel ouvert.

Historique des faits

En cause, une agression survenue l’été dernier dans la Cité Peyronneaud, une des quatre impasses qui longent l’avenue de Labarde. Les éboueurs n’ont pas pu opérer leur tournée habituelle en raison d’un stationnement gênant.

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L’équipe a donc klaxonné pour signifier le problème. S’en sont suivies des menaces de la part du propriétaire de la voiture mal garée, qui est allé jusqu’à sortir une arme à feu. Des faits qui ne sont pas sans rappeler ceux survenus à Eysines en janvier 2021.

« Ça a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase », explique Vincent Maurin, maire adjoint du quartier Bordeaux Maritime. Les éboueurs ont fait valoir leur droit de retrait en précisant qu’ils ne reviendraient pas dans ces rues tant que les problèmes d’incivilité ne seraient pas réglés, et que des infrastructures permettant de faire demi-tour en bout d’impasse ne seront pas installées.

Il y a un réel problème de fond, comme dans beaucoup de rues de Bordeaux. Il faut penser à la sécurité des riverains, en n'effectuant plus de marche arrière, mais aussi à celle des agents. Certains veulent aller dans ces quartiers, parce qu'ils savent très bien que les ordures doivent être ramassées, mais on ne peut pas mettre de voiture de police derrière chaque camion.

Sylvain VerneySecrétaire général Force Ouvrière de Bordeaux Métropole

Car jusqu’alors, les camions effectuaient une marche arrière pour sortir de ces rues, manœuvre interdite avec ce type de véhicule par la réglementation 437, précise Sylvain Verney, secrétaire général Force Ouvrière à Bordeaux Métropole. « On a déjà eu affaire à des accidents assez compliqués avec des marches arrière de camions-bennes », continue-t-il.

Les déchets s’accumulent

Pour que les riverains puissent se débarrasser de leurs déchets, la mairie de quartier a fait installer des containers à l’entrée de la Cité Peyronneaud et de l’impasse Noël.

miércoles, 27 de septiembre de 2017

Paris, ville sale

 
La saleté due l’évolution comportements habitants, occupation l’espace public s’étire plus journée. 


La saleté serait due à l’évolution des comportements des habitants, et à une occupation de l’espace public qui s’étire de plus en plus dans la journée. - Hugo AYMAR/HAYTHAM-REA

Massimo Prandi  Le 26/09

ENQUÊTE Dans la perspective des Jeux Olympiques de 2024, la propreté est un enjeu crucial pour la capitale. Pourtant, nombre de riverains se plaignent de la saleté de ses rues. Pourquoi en est-on toujours là ?
 
Six heures du matin, rue de la Roquette.
Les noctambules sont allés se coucher, la voie est libre, les balayeurs sortent de leur atelier souterrain de la Bastille.
Une équipe de quatre arpente la rue de la place de la Bastille à la place Léon-Blum.
Canettes, emballages plastique, déchets organiques, sacs-poubelle éventrés, épanchements d'urine en quantité : nuit et jour, des dizaines de milliers de Parisiens et de touristes affluent dans cette rue, parmi les plus fréquentées de la capitale.
Et leurs déchets s'accumulent.
Les nettoyeurs vident les corbeilles de rue - les poubelles grises dotées de sacs en plastique, au nombre de 30.000 dans Paris - puis laissent les sacs d'ordures remplis et fermés à côté des corbeilles dans l'attente de leur enlèvement...
Attente qui peut parfois durer des heures.
Vers 7h30, les balayeurs arrivent, eux, au bout de la rue.
Le jardinet qui jouxte la bouche de métro de la place Léon-Blum est lui aussi truffé de déchets.
Il risque de le rester...
Le nettoyage des espaces verts relève en effet du service des parcs et jardins de la Ville, mais les jardiniers rechignent à jouer les éboueurs.
Résultat : trop souvent, les espaces verts se transforment en dépotoirs de longue durée.
 
Palmarès de la saleté urbaine

La rue de la Roquette n'est pas une exception.
Au Champ de Mars, Jean-Sébastien Baschet, président de l'association chargée de le défendre, déplore « une dégradation continue de la propreté du site depuis des années ».
Dominique Feutry, qui dirige l'association Vivre le Marais (association de riverains qui compte le plus de membres de la capitale avec quelque 2.000 adhérents) constate que son quartier donne « une impression de saleté », surtout le week-end, au moment de plus grande affluence des touristes.
Le canal Saint-Martin, lui, est défiguré chaque nuit par environ deux tonnes et demie de déchets générés par les noctambules.
Le palmarès de la saleté urbaine revient sans doute à la petite rue Dejean, au nord de Paris, derrière Barbès.
Ses 70 mètres sont littéralement couverts de déchets alimentaires, avec ses commerces de bouche à l'hygiène parfois douteuse et, surtout, ses dizaines de vendeurs à la sauvette qui proposent des cacahuètes grillées, poissons fumés et séchés, et parfois même de la viande de brousse, dont la vente est interdite en France.