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jueves, 13 de octubre de 2022

Macron commence à prendre en boomerang la France qui roule au diesel



 
French President Emmanuel Macron (L) speaks with Total Chief Executive Officer Patrick Pouyanne during a lunch with businessmen at a hotel in Lagos on July 4, 2018. (Photo by Ludovic MARIN / POOL / AFP)

13 octobre 2022  
Éric Verhaeghe


On se souvient tous de la sortie de Benjamin Griveaux à propos des électeurs de Laurent Wauquiez, supposément fumeurs de clopes qui roulent au diesel. 
 
Ce proche du Président avait superbement synthétisé en une seule formule l'arrogance méprisante de la caste qui arrivait au pouvoir avec Emmanuel Macron. Depuis 2017, ces petits marquis ont consciencieusement ostracisé tous ces Français ordinaires qui ne partageaient pas leur fascination puérile pour les "start-up nation" et ses paillettes illusoires. Le moment est peut-être arrivé où, à force d'être méprisée, cette France de tous les jours a décidé de prendre sa revanche.
 



L’anthologie de l’arrogance méprisante, Emmanuel Macron et son petit gang de managers vulgaires et suffisants nous l’ont égrenée, récitée, depuis 2014. On se souvient ici de la fameuse sortie du jeune ministre sur les “illettrées” de Gad. Elle fut comme libératrice du mépris si profond porté par la France bourgeoise qui a fait le macronisme.

Le macronisme est-il autre chose que le mépris de caste ?

Jamais probablement un Président de la République n’avait à ce point incarné le mépris social ordinaire d’une caste qui connaît si mal la France et la pense comme une nation obsolète, à la limite du barbare. Avec lui est arrivée au pouvoir la France des managers zélés et obtus, des employés qui se croient patrons, des courtisans et des petits marquis insolents, de tous ces esprits médiocres si satisfaits de leur petite réussite sociale, de leur BMW, de leur montre en or et de leurs vacances sur l’île de Ré. Et nous connaissons tous leur rengaine à vomir, servie tous les jours avec des sauces différentes, mais avec une opiniâtreté étrange par les valets de la presse subventionnée et de son cartel. 

La rengaine de ces faux-monnayeurs qui jouent aux aristocrates alors qu’ils ne sont que des parvenus, est fondée sur un simplisme binaire d’une pauvreté confondante : eux, ils sont les Lumières, la raison, la pensée, l’intelligence, le progrès. Nous, nous sommes l’obscurantisme, le complotisme, le conspirationnisme, la passion aveugle, la bêtise, l’erreur, l’arriération. Macron l’a suffisamment répété dans ses discours, en ajoutant qu’il était pour “l’Europe des cafés” contre “l’Europe des nationalismes”. 

N’oublions jamais cette phrase du discours de la Sorbonne :

Car cette Europe où chaque Européen reconnaît son destin dans le profil d’un temple grec ou le sourire de Mona Lisa, qui a pu connaître des émotions à travers toute l’Europe en lisant MUSIL ou PROUST, cette Europe des cafés, dont parle STEINER, cette Europe dont SUARES disait qu’elle est « une loi, un esprit, une coutume », cette Europe des paysages et des folklores, cette Europe dont ERASME, dont on disait qu’il en était le précepteur, disait qu’il fallait demander à chaque jeune, déjà, de « parcourir le continent pour apprendre d’autres langues » et « se défaire de son naturel sauvage », cette Europe, parcourue par tant de guerres, de conflits : ce qui la tient, c’est sa culture.

L’Europe de Macron, c’est une construction cérébrale de la caste, faite de Musil, de Proust, de Steiner, d’Erasme, une abstraction de fils à papa, de nanti hors sol et mondialisé, loin du “nationalisme, identitarisme, protectionnisme, souverainisme de repli”, visés dans le même discours. 

Lorsque Macron a décidé que seuls les vaccinés pourraient, à l’avenir, fréquenter les cafés, le sens de ce bannissement était clair : les “anti-vax” ne faisaient plus partie de la culture européenne.

martes, 7 de abril de 2020

Covid 19 : les éditocrates serrent les rangs derrière Macron



Miko på Twitter: "#jo2024: une #nouvelle #discipline #olympique ...


par Frédéric Lemaire, mardi 7 avril 2020

Ces derniers jours et semaines, le gouvernement est sous le feu des critiques pour sa gestion de la crise du Covid 19. 

Notamment de la part des personnels de santé, confrontés à un manque de moyens (équipements de protection, médicaments, etc.) et à une impréparation qui les mettent directement en danger.

Mais dans les médias dominants, les éditorialistes serrent les rangs derrière Emmanuel Macron, « chef de guerre » autoproclamé : quand ils ne saluent l’action du gouvernement, ils balayent d’un revers de main les critiques.
C’est bien connu : pour ce qui est de chanter les louanges du gouvernement, Christophe Barbier n’est jamais en reste.
Et ces dernières semaines, il ne s’en est pas privé.
Dans son éditorial du 27 mars, il prend la défense d’Édouard Philippe, Agnès Buzyn, et Olivier Véran, visés par six plaintes déposées devant la Cour de justice pour leur gestion de l’épidémie.
D’un revers de main, il en balaie les fondements : « Honnêtement, à l’heure où nous parlons, il n’y a aucune raison de penser [qu’ils] puissent être soupçonnés d’homicide involontaire ou de mise en danger d’autrui puisque c’est l’objet de ces plaintes ».
Nul doute que, pour arriver à cette conclusion, Christophe Barbier a mené une enquête approfondie depuis son fauteuil d’éditorialiste.
Plus tard, il regrette, en citant Alain Finkielkraut – interviewé dans Le Figaro le même jour, que le gouvernement serait devenu le « bouc-émissaire de nos peurs primaires […] traduit devant le tribunal de la bêtise surinformée ».
Et autant dire qu’en matière de « bêtise surinformée », Barbier est un expert…

viernes, 30 de agosto de 2019

Sciences Po en marche vers le néant.

Alors, si j’ai bien compris, l’Institut de Sciences Politiques de Paris, supposé fabriquer nos élites administratives, c’est l’endroit qui s’est un temps rebaptisé Institut Clément Méric, qui a organisé un Hijab Day en hommage à la burqa parce que c’est so coooool d’avoir le droit de vivre soumise comme en l’an 600, c’est l’endroit où les puissants esprits de l’Unef exigent d’installer des distributeurs de Tampax dans les toilettes pour hommes car sinon c’est discriminant tu comprends car on ne pense pas aux transgenres, et, donc, très logiquement avec ce qui précède, c’est désormais le lieu où sera organisée cette année une classe spéciale ayant pour but l’étude de...Macron.

Macron, sa vie, son œuvre, un cours à la gloire de Macron le Père-Enfant de la Nation disparue, avec lecture obligatoire des œuvres apologétiques de Brice Couturier (véridique), celles vantant le fameux «Président-philosophe».

Ces éléments permettent me semble-t-il de mieux cerner l’ensemble du problème auquel le pays est confronté et aussi cela permet de bien comprendre que ce ne sont pas dans ces lieux lobotomisés qu’on trouvera les solutions, pour ceux qui nourrissaient encore quelques espoirs...