Pour la 6e année consécutive, la revue Prescrire a actualisé, dans son numéro de février, sa liste des « cas flagrants de médicaments plus dangereux qu’utiles » qui sont « à écarter des soins et à remplacer par de meilleures options ».
La liste 2018 recense « 90 médicaments (dont 79 commercialisés en France) dont la balance bénéfices-risques est défavorable dans toutes les situations cliniques pour lesquelles ils sont autorisés en France ou dans l’Union européenne ».
Par rapport au
bilan de 2017, 7 médicaments ont été retirés : 3 parce qu’ils ont été retirés du marché et 4 parce que de nouvelles données sont en cours d’analyse par Prescrire (
1).
Cinq médicaments ont été ajoutés.
«
Même en situation d’impasse thérapeutique dans une maladie grave », souligne la revue :
«
Il n’est pas justifié d’exposer les patients à des risques graves, quand l’efficacité clinique n’est pas démontrée. L’utilisation de certains de ces médicaments dans le cadre d’une recherche clinique peut être acceptable, mais à condition d’informer les patients des inconnues sur la balance bénéfices-risques et d’une utilité de l’évaluation. Dans les autres cas, mieux vaut se concentrer sur des soins utiles pour aider le patient à supporter l’absence d’option capable de changer le pronostic ou d’améliorer sa qualité de vie au-delà de l’effet placebo. »
«
Le plus souvent, quand un traitement médicamenteux apparaît souhaitable, d’autres options ont une meilleure balance bénéfices-risques que ces médicaments à écarter. »
Dans un
document PDF,
Prescrire précise, pour chacun de ces médicaments, les raisons de l’évaluation négative et les alternatives préférables.
Voici la liste de ces 90 « médicaments plus dangereux qu’utiles » :
Cancérologie – Hématologie
- Le défibrotide (Defitelio)
- Le mifamurtide (Mepact)
- Le nintédanib (Vargatef)
- L’olaparib (Lynparza)
- Le panobinostat (Farydak)
- La trabectédine (Yondelis)
- Le vandétanib (Caprelsa)
- La vinflunine (Javlor)
Voyez pourquoi :
8 médicaments anticancéreux à éviter selon la revue Prescrire