Ce texte n'engage que ses auteurs et non l'institution Place d'Armes, ses animateurs et adhérents

Le 18/12/2022
Texte à destination de l'ensemble des parlementaires français.
Vous pouvez individuellement l'envoyer à votre député, votre sénateur, dont vous trouverez les coordonnées dans les fichiers PDF qui se trouvent en bas de page, accompagné de ce texte.
Auteur : P. MULSANT, Ex officier du renseignement intérieur
Vous n’ignorez pas que l’Europe vit probablement la plus grande crise de son histoire depuis 1945. Lors de la crise de Cuba quand les soviétiques voulaient y installer des bases militaires les USA ont menacé d’utiliser l’arme nucléaire. Le monde a retenu son souffle mais la crise s’est terminée par un règlement « amiable » ; les USA s’engageant à ne pas envahir Cuba et les soviétiques à retirer leurs missiles nucléaires.
Aujourd’hui nous nous trouvons dans une situation aussi dramatique voire plus puisque cette fois, les armes parlent.
En 2015, à l’initiative du président Hollande, afin de proposer une solution acceptable, les dirigeants russes, allemands et ukrainiens, sans les USA, ont réussi à trouver une solution pacifique qui devait, si ces accords avaient été appliqués, éloigner le spectre de la guerre.
Pourtant les bombardements n’ont jamais cessé et ont entrainé la mort de 12 à 14 000 personnes.
Dès 2014, les USA entreprenaient un soutien massif à l’armée ukrainienne et particulièrement à des structures paramilitaires dont le fameux régiment Azov. Deux sénateurs américains (Connyer et Yoho ) obtenaient en 2015 dans un premier temps l’arrêt du financement et de l’assistance à ces milices en raison de leur idéologie ultra nationaliste, voire nazie (texte de l’amendement Yoho-Connyers) et nostalgique des régiments ayant combattu au côté de l’armée hitlérienne en Ukraine. Malgré cela, le pentagone obtenait en 2016 la levée de cette interdiction. Ce régiment s’illustrait par d’âpres bombardements sur les régions séparatistes dans le silence absolu de l’Europe. L’Obs, dans un article du 3 décembre 2013 avait relaté d’ailleurs la célébration, organisée par le parti Svoboda ouvertement nationaliste et soutien du gouvernement de Kiev, du 70eme anniversaire de la division SS Halichyna à Brody en présence d’anciens SS ukrainiens.
En avril 2019 le peuple ukrainien rejetait catégoriquement son président qui devait se retirer avec un score lamentable de 16% au premier tour.
Volodymir ZELENSKY gagnait les élections, particulièrement dans les provinces de l’Est avec la promesse d’un cessez-le-feu dans le Donbass.
Pourtant, une fois en place, sous les pressions britanniques et américaines, le président ZELENSKY reprenait les bombardements sur les provinces de l’Est.
La France et l’Allemagne, signataires et donc garantes des accords de Minsk s’abstenaient de toute action. La crise débouchait en février 2022 par l’invasion par l’armée russe d’une partie de l’Ukraine.
Au bout de quelques jours, ZELENSKY se déclarait prêt à une négociation avec la Russie. Il faisait volte-face sous la pression encore une fois de la Grande Bretagne, des USA et de la présidente non élue de la commission européenne et depuis se mure dans un jusqu’auboutisme dangereux.
Le président français, sans aucune consultation du parlement, impliquait lourdement militairement le pays dans ce conflit. Quelque soient les responsabilités des uns et des autres, il ne s’agit pas ici de réécrire l’histoire mais simplement de constater qu’en vertu des conventions de la Haye de 1903 :
