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jueves, 22 de febrero de 2024

JO 2024 : pour les épreuves de skate, 2.000 tonnes de béton seront coulées à la Concorde


 

 

Marie-Camille Le Conte 21 février 2024

2.000 tonnes. C'est l'appréciation approximative de la quantité de béton qu'il va falloir couler pour l'installation du skatepark éphémère, place de la Concorde, à l'occasion des Jeux olympiques 2024. 

Nouvelle preuve que, pour l'organisation de ces Jeux, Paris voit décidément les choses en grand.

Cette décision, prise il y a de longs mois, n'avait pas été rendue publique, et ce n'est que cette semaine que Mediapart s'est chargé de la divulguer. Sans surprise, la nouvelle a créé un certain remous jusque dans la mairie de Paris, où Anne Hidalgo n'avait visiblement pas jugé bon de prévenir ses collègues.


 

Aurélien Véron, porte-parole du groupe d'opposition Changer Paris, moque ainsi, sur X, la volonté de la mairie d'utiliser du béton « écolo », comme si les deux termes n'étaient pas quelque peu contradictoires. L'élu n'est pas le seul à déplorer un tel branle-bas de combat pour seulement quelques semaines. David Legoux, président du groupement interprofessionnel (GIP) Skateparks de France, déplore de son côté ce projet fou auprès de Mediapart : « C’est un non-sens environnemental et économique. Ça va aussi à l’encontre de la promesse d’héritage. »

miércoles, 24 de enero de 2024

Contre la répartition des migrants, un maire rural organise la fronde


Bernard Carayon, maire de Lavaur

J-185. Dans un peu plus de six mois, Paris s’apprête à accueillir les Jeux Olympiques. 

Au total, seize millions de visiteurs sont attendus dans la capitale pour soutenir et célébrer leurs champions. Et pour les recevoir, l’exécutif promet une ville belle, propre et sûre. Alors, après le plan « Zéro délinquance » lancé avec beaucoup d’espoir par le ministère de l’Intérieur, c’est au tour des sans abris, et notamment des migrants de quitter les lieux. Mais qu’ils se rassurent, loin de les expulser, le gouvernement propose de les répartir en zone rurale, dans des régions jusque-là épargnées par l’immigration de masse.

Cette politique de répartition des immigrés à la campagne n’a rien de nouveau. Déjà en 2015, sous François Hollande, après le démantèlement de la « Jungle de Calais », de nombreux migrants avaient été envoyés aux quatre coins du pays. Digne successeur du président socialiste, Emmanuel Macron avait à son tour projeté en 2022 de déplacer les migrants en zone rurale dans le but, disait-il, de revitaliser ces régions. « Un argument scandaleux » fustige un élu LR. Depuis, l’exécutif a produit de nombreux plans et guides visant à institutionnaliser ce désengorgement de l’Ile-de-France vers les campagnes. L’arrivée prochaine des Jeux Olympiques semble donner un coup d’accélérateur à cette opération de « nettoyage » de la capitale.

La résistance des élus locaux

Face à cette politique qui vise à infliger aux campagnes, déjà en grande souffrance, les problèmes des banlieues, le maire de Lavaur, commune de 11.000 habitants dans le Tarn, a décidé d’organiser la fronde. Dans un courrier adressé aux maires de France, Bernard Carayon, élu des Républicains, invite ses collègues à « faire part de leur refus d’accueillir des immigrés » dans leur village. Contacté par BV, il s'explique : « Je vois que personne ne réagit. Il faut pourtant bien que les maires, qui sont les victimes expiatoires de l’échec de la politique migratoire d'Emmanuel Macron, engagent un processus de résistance ». D'autre part, pour l’édile, le projet de répartition des migrants lancé par Emmanuel Macron a pour seul objectif, non pas de dynamiser les campagnes, mais de « rendre Paris plus présentable ». Auprès de BV, il précise : « Vouloir transporter les migrants de Paris en zone rurale, c’est indigne. Ce ne sont pas des meubles que l’on déménage. Tout ça pour rendre la ville plus propre et les étrangers moins visibles : c’est révoltant ».

lunes, 25 de julio de 2022

JO de Paris 2024 : c’est pas gagné !


 
 
 
Arnaud Florac 24 juillet 2022

recevra, ce lundi 25 juillet, Elisabeth Borne et Gérald Darmanin. 

Curieux casting pour un apéro, à l'évidence, mais vous vous doutez bien que ces trois-là ne se voient pas pour boire des Suze-tonic en refaisant le monde. 

Ce qui les réunit, nous apprend franceinfo, c'est une inquiétude partagée autour d'un rapport alarmiste de la Cour des Comptes. Figurez-vous qu'apparemment, toutes les conditions de ne seraient pas réunies pour un déroulement optimal des Jeux Olympiques de 2024.

On se pince pour y croire. Après quelques inquiétudes sur l'installation de certaines emprises en Seine-Saint-Denis, voici que les magistrats de la Cour des Comptes, décidément bien tristounets face à cette belle manifestation festive et solidaire, dont le retentissement sera mondial, pointent quelques faiblesses. Trois fois rien, bien sûr, « un incident, une bêtise », comme chantait l'orchestre de Ray Ventura : parmi tant d'autres, l'acceptation des jeux par la population, les problèmes de cybersécurité, les risques terroristes, la capacité d'accueil des hôpitaux...

On peut parler de la cérémonie d'ouverture, parce qu'elle est symbolique du macronisme et de ce que l'on pourrait appeler l'hidalgisme, si le nom n'évoquait pas un mélange de hernie et de crampe. Cette cérémonie doit se dérouler sur la scène, avec une flotte et tout le toutime. 200 bateaux sur le fleuve, 600.000 spectateurs, une ouverture libre au public : quand on n'est pas capable de sécuriser un stade de 80.000 places, on ne la ramène pas. D'autant que l'excuse des supporters anglais a déjà servi. Le rapport préconise d'alléger la flotte, mais aussi de procéder à des simulations en amont (ce que le vulgus pecum appelle des répétitions, mais apparemment il faut travailler rue Cambon pour y penser) et - tenez-vous bien - d'alléger le reste du programme pour alléger la contrainte qui pèse sur les forces de sécurité. Il fallait y songer.

On peut aussi parler du relais de la flamme, long de 12.000 kilomètres, qui pourrait être confié à la gendarmerie, déjà habituée à la sécurisation du Tour de France - ou encore de la menace d'attaques cyber...

jueves, 23 de diciembre de 2021

Jeux olympiques de Paris 2024 : pas un centime payé par les Français, vraiment ?


 
 
 
 
 Olivier Annichini 22 décembre 2021

Le 24 juillet dernier, au lendemain de l’ouverture des Jeux olympiques de Tokyo, le Président annonçait qu’en France, lors des Jeux de Paris 2024, la cérémonie aurait une autre dimension et serait organisée sur la Seine : « Cela fait maintenant quelques mois qu’il y a une volonté d’avoir une cérémonie d’ouverture vraiment unique et révolutionnaire. 

 […] Donc je peux vous confirmer que cette cérémonie aura lieu sur la Seine. » Promesse, pour une fois, tenue ! 

Le 13 décembre, le COJO (Comité d’organisation des Jeux olympiques) a présenté le projet. Pour la première fois dans l’Histoire, les athlètes ne défileront pas dans un stade mais se prêteront à une mise en scène inédite : à la tombée de la nuit, les délégations des quelque 200 nations participantes descendront la Seine sur des barges, du pont d’Austerlitz au Trocadéro, dans un décor de carte postale, sous des ponts et entre des monuments animés et illuminés. Un spectacle féerique !

Question mesquine : ça va coûter combien ? Metteur en scène de l’événement, Thierry Reboul a confié (dans L’équipe du 14 décembre) qu’il n’en savait rien : « C’est une question à laquelle on va répondre avec précision en 2022. » Ben voyons, on conçoit, mais on n’évalue pas le coût…

Anne Hidalgo, maire de Paris, s’est d’ailleurs inquiétée de cette pharaonique mise en Seine. Selon l’AFP, elle a adressé un courrier au Premier ministre pour savoir qui paierait l’addition en cas de naufrage financier. Elle peut être rassurée. a déjà sorti le carnet de chèques (en blanc)…

martes, 11 de julio de 2017

Coup de Gueule d'un journaliste contre Macron qui veut les JO qui coûtent une fortune (vidéo)

Le 11/0/07/2017


Image associée


(LCI,10/07/17)

Mise en ligne le 10 juil. 2017
 
Coup de Gueule de Denis Demonpion (L'Obs) contre Emmanuel Macron qui se démène pour obtenir les JO qui coûteront une fortune au contribuable.

- LCI, 10 juillet 2017, 17h45

Denis Demonpion (L'Obs) : «Le Président de la République se démène pour défendre ces JO, mais il cherche à faire des économies, or on sait que les Jeux Olympiques, ça coûte très cher.
 Ceux de 2020 au Japon, le Japon avait tablé sur un investissement de 4 milliards et demie, ils en sont à 11,2 milliards, et ce n'est pas terminé.
 Les Anglais, eux, on se souvient des Jeux Olympiques de Londres, et là encore, les investissements ont plus que doublé, et les Anglais paient toujours l'ardoise.
Est-ce que la France fera mieux ?
 Peut-être qu'Emmanuel Macron et Anne Hidalgo, maire de Paris, ont des cartes dans leur manche, parce qu'on voit pas bien comment la France échapperait à ces dépenses somptuaires, d'autant que, vous savez bien que pour ces Jeux Olympiques, les fédérations sont exonérées pour la plupart de taxations pour permettre le cirque généralisé.
 Sans compter que Paris est déjà très encombré, très pollué avec les voitures, alors je vous raconte pas on peut imaginer ce que ce sera si on a les jeux Olympiques dans les rues de Paris.»

Geoffroy Lejeune (Valeurs Actuelles) : «Quand on regarde l'envers de la médaille, je souscris évidemment à tout ce que vient de dire Denis, c'est une catastrophe pour la ville qui accueille.