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miércoles, 6 de julio de 2022

35 enfants et 16 mères ont été rapatriés de Syrie ce mardi : qu’en pensent les Français ?


 
 
 
 Marie-Camille Le Conte 5 juillet 2022

Un communiqué du 5 juillet publié par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères nous apprend que 16 mères et 35 enfants, détenus dans des camps du nord-est de la Syrie, ont été rapatriés ce jour en France.

 « Les mineurs ont été remis aux services chargés de l’aide à l’enfance et feront l’objet d’un suivi médical. Les mères ont été remises aux autorités judiciaires compétentes », rapporte le communiqué. 

De bien succinctes informations pour qui aimerait connaitre un peu plus précisément la prise en charge de ces profils bien particuliers : que vont devenir ces personnes confrontées à la radicalisation, ces enfants qui pour la plupart n'ont connu d’autre mode de vie que la violence ? Qui se chargera de les éduquer, de les loger, de les scolariser ? Contactés par Boulevard Voltaire, le ministère des Affaires étrangères et le ministère de l’Intérieur n’ont pas donné suite à nos sollicitations.

Ce n’est pas la première fois que la France décide de rapatrier ces femmes qui ont rejoint Daesh, ainsi que leurs enfants. 126 enfants ont ainsi été déjà rapatriés depuis 2016, mais il s’agit cette fois du rapatriement le plus massif depuis la chute du « califat » de Daesh en 2019.

Cette décision du gouvernement apparait d’autant plus surprenante que le président s’était refusé à avancer en ce sens durant la campagne présidentielle. Le Monde expliquait en effet, le 1er mars 2021, qu’Emmanuel Macron n’était pas disposé à agir tout de suite sur ce « dossier, qu’il juge explosif à l’approche de la campagne présidentielle. » Et pour cause : le rapporte que, deux ans auparavant, le projet gouvernemental d’un rapatriement massif de ces familles avait fuité dans la presse, suscitant des réactions si hostiles que l’Élysée avait finalement reculé. Un événement corroboré par le sondage Odoxa-Dentsu Consulting du 28 février 2019, pour franceinfo et Le Figaro : 67 % des Français se déclaraient favorables à ce que la France laisse l’Irak et la s’occuper des enfants de djihadistes français en Syrie et en Irak.

sábado, 22 de enero de 2022

M6: ZoneInterdite, « Face au danger de l’Islam radical, les réponses de l’État » dimanche à 21.10


sábado, 10 de octubre de 2020

Bobigny : une école clandestine « en lien avec l’islam radical » fermée


 
 
 Shutterstock

Ce jeudi 8 octobre, la préfecture de Seine- a annoncé, dans le cadre de la « lutte contre l’islam radical », la fermeture de cet établissement « Apprendre et comprendre » de qui proposait, depuis 2012, des cours d’arabe et de Coran aux femmes et aux enfants, dont certains parents sont « connus pour être en lien avec l’islam radical », rapporte Le Parisien.


Une école clandestine, des enfants de 3-4 ans voilés

Sur Twitter, la préfecture décrit ce lieu comme une « école clandestine rassemblant dans des conditions inqualifiables plusieurs dizaines d’enfants hors de la loi et des principes républicains ». Selon une source policière, l’effectif total pourrait atteindre 80 écoliers. Certains d’entre eux, âgés de « 3-4 ans » étaient « voilés » et accueillis dans des conditions sanitaires « déplorables », sans cour de récréation et avec des problèmes de sécurité incendie mettant « la vie des enfants en danger », toujours selon la source policière. De plus, l’enseignement se faisait hors de toute autorisation.

Des parents fichés S

Selon cette même source, « certains enfants et encadrants étaient issus de l’école d’Aulnay-sous-Bois », fermée en janvier dernier pour la même raison, et « plusieurs parents d’élèves sont connus pour être en lien avec l’islam radical », voire eux-mêmes fichés S.

Contacté par l’AFP, le maire PCF de Bobigny Abdel Sadi a indiqué ne pas avoir d’informations sur les éventuelles dérives d’Apprendre et comprendre, n’ayant « jamais entendu parler de cette association, en bien ou en mal avant ce matin [jeudi] »