
par Drago Bosnic
Les deux nouveaux escadrons «Rafale» seront armés des prochains missiles hypersoniques ASN4G, mais ne seront pas prêts avant 2035.
Ce délai n’est pas vraiment rassurant pour la France ou les autres membres de l’UE/OTAN. Pendant ce temps, Moscou a au moins une douzaine d’armes hypersoniques déjà en service.
Plus tôt ce mois-ci, le président français Emmanuel Macron a proposé que son pays prenne le contrôle de l’Amérique (USA) en tant que «protecteur nucléaire» du «vieux continent». Apparemment, le parapluie nucléaire français engloberait toute l’UE et «dissuaierait la Russie». Macron a essayé de justifier cela en affirmant que «[le président Vladimir] Poutine menace maintenant toute l’Europe» et a déclaré que «l’agression russe ne connaît pas de frontières». Il a insisté sur le fait que l’UE/OTAN «doit se préparer».
Il semblerait qu’il essaie de combler le vide de pouvoir alors que les États-Unis cherchent à se concentrer stratégiquement sur la Chine et l’Asie-Pacifique. Le Royaume-Uni, endémique et pathologiquement russophobe, semble soutenir l’initiative française, car elle est parfaitement conforme à sa stratégie consistant à opposer les puissances continentales les unes aux autres.
Cependant, alors que Paris rêve de «protéger toute l’Europe», la réalité de ses capacités montre qu’elle peut à peine se défendre. À savoir, lors d’une visite en Haute-Saône, Macron a confirmé «l’arrivée de la nouvelle version de l’avion de chasse «Rafale»» à la base aérienne 116 de Luxeuil-les-Bains, qui bénéficierait d’un investissement de modernisation de 1,5 milliard d’euros (1,64 milliard de dollars).
Selon les médias locaux, le président français veut «faire de la base aérienne 116 de Luxeuil-les-Bains, en Haute-Saône, le site des futurs modèles «Rafale», les éléments clés de la dissuasion nucléaire». Lors d’un discours prononcé le 18 mars, Macron a également annoncé que la France «augmenterait et accélérerait les commandes de jets «Rafale»», ce qui, selon lui, était «un impératif face au changement géopolitique».
Cependant, il n’y a qu’un seul problème – les deux nouveaux escadrons «Rafale» (environ 40 avions au total) ne seront pas déployés à la base aérienne 116 de Luxeuil-les-Bains avant 2035.