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jueves, 10 de diciembre de 2020

Au secours, la grippe a disparu !


Dans l’océan de mauvaises nouvelles qui tombent, chaque soir, dans notre assiette à l’heure de la soupe, il en est une qui devrait nous réjouir : la grippe a disparu. 

Ou presque. De quoi ramener, enfin, le sourire sur la face de carême du Pr Jérôme Salomon, notre vénéré directeur général de la Santé ? Non. La grippe a disparu et on la cherche.

Rendez-vous compte : alors que des dizaines de milliers de Français sont terrassés, chaque année, par un virus folâtre – il s’offre une nouvelle tenue chaque hiver ‑ et que vingt mille d’entre nous en meurent, « depuis octobre, seuls six cas ont été repérés à l’hôpital en France, dont deux chez des personnes de retour d’un voyage à l’étranger », nous dit Le Parisien. Des données qui devraient être confirmées par Santé publique France, ce 9 décembre, période où le virus grippal devrait être au plus haut.

« Elle est où ? On devrait en voir un peu, mais à l’heure actuelle, il n’y a rien », demande le patron de SOS Médecins. L’explication avancée est la « survaccination » des populations à risques. Incités par les autorités à se faire piquer au plus vite, les Français auraient échappé à l’hécatombe. On dira plutôt que c’est un coup de chance : celui d’avoir eu, cette année, un vaccin correspondant à la bête.

En effet, on nous a expliqué, ces dernières semaines, que l’efficacité des vaccins anti-Covid-19 arrivant sur le marché était formidable puisque bien supérieure à celle des vaccins antigrippe, laquelle se situe en moyenne à 20 %, 40 % les bonnes années… À moins que, dans une guerre nano dont les batailles nous échappent, le SARS-CoV n’ait terrassé sa grand-mère. Au point, d’ailleurs, qu’on se demande dans les hautes sphères médicales si la grippe ne pourrait pas carrément disparaître. C’est une « excellente question. On se la pose tous », dit l’épidémiologiste Sibylle Bernard-Stoecklin au Parisien, ajoutant toutefois que le Covid-19 pourrait nous réserver de sales surprises d’ici un an ou deux, les experts de l’OMS n’ayant plus de souches disponibles pour fabriquer les prochains vaccins contre la grippe… « Cela risque d’être plus compliqué. Une telle situation ne s’est encore jamais produite », conclut-elle.

miércoles, 30 de septiembre de 2020

Massacre pour une bagatelle



Mardi 29 septembre – Saint Michel

Les plus vénérables d’entre nos lecteurs s’en souviennent probablement, de cet hiver 1969. 

La grippe de Hong-Kong venait de frapper le globe mais personne ne s’en inquiétait réellement. 

C’est à peine si les médias la traitaient, et lorsqu’ils le faisaient c’était avec le sourire en coin du présentateur roué, habitué aux marronniers de l’hiver. Yves Mourousi y consacra sans doute quelques minutes au 20h, avec l’air entendu de celui à qui on ne la fait pas. Après tout à chaque fin d’année, les vieux meurent non ? C’est même fait pour ça, l’hiver. Pour rétablir la grande balance des naissance et des décès. Mettre à jour la comptabilité cosmique du Grand Architecte. Redistribuer un peu d’éternité dans les ventres parturients de nos mères. 

Dans la France des années 60, on est encore rempli d’un certain bon sens paysan, la mort fait encore partie de la vie. Et puis, il y a avait d’autres chats à fouetter : la conquête spatiale américaine, l’enlisement des GI’s en Cochinchine, l’invasion des mini-jupes et l’accession de Pompidou au pouvoir. C’est tout de même plus sexy qu’une poignée d’octogénaires cacochymes qui lâchent leurs derniers râles dans une literie mal famée. Pourtant, on nous raconte aujourd’hui que les morgues ne désemplissaient pas et que les hôpitaux, comme aujourd’hui, étaient saturés. 15% des cheminots furent touchés et les transports furent sévèrement perturbés, de même, de nombreux écoles et commerces se sont vus contraints de fermer. 

sábado, 26 de septiembre de 2020

Outre le Covid-19, virus en stock pour l’hiver !


Il est possible que l’Histoire ne retienne de ce gouvernement que son incapacité à traiter cette crise sanitaire autrement que par des mesures liberticides destinées à imposer une politique sociale qui est la conséquence directe de sa politique ultralibérale.

N’ayant tiré aucune conclusion de l’échec de la gestion du début de cette crise (recours exclusif aux hôpitaux publics, manque de lits et de personnel, de moyens de protection et de contrôle, etc.) et n’ayant pris aucune des mesures qui s’imposaient et que l’on croyait pourtant obligatoires, comme l’augmentation du nombre de lits dans les hôpitaux, l’embauche de personnel, la revalorisation des salaires, une meilleure coordination public-privé et aussi une augmentation du pouvoir des soignants dans les établissements de soins face à celui devenu hégémonique des administratifs, le gouvernement a peur que la situation ne lui échappe à nouveau lors de l’arrivée de l’épidémie (prévue) de grippe, dont les effets viendront s’ajouter à ceux de l’épidémie actuelle qui n’en finit pas de s’achever, et dont le virus est bien parti pour persister pendant des mois, voire des années, au sein de la population.

Il ne faudrait surtout pas qu’une forte épidémie de grippe vienne aggraver une situation, que la non-réorganisation du système sanitaire (qui se dégrade depuis des années) rendrait encore plus catastrophique. Hélas, je doute que les responsables administratifs et politiques de notre pays soient conscients de leurs erreurs, et qu’il ne retiennent que la fatalité comme cause de leurs échecs. Il semble, pourtant, que la fatalité frappe moins en Allemagne qu’en France ; peut-être est-ce simplement une question de longitude ?