Le 19/11/2015
Ce gouvernement, qui n'a de cesse de nous prévenir d'autres attentats, disposerait donc d'informations alarmantes sans nous tenir au courant ?
Le 27 juin 2015, Manuel Valls déclarait
« que la question n’est pas de savoir s’il y aura d’autres attentats, mais quand ».
Si son gouvernement n’a pas vu venir ni les précédents, ni ceux de ce 13 novembre, il semblerait qu’il ait une petite idée (et même une grosse) sur le prochain.
C’est effrayant.
En effet, ce 14 novembre, en prévision de la conférence de l’ONU sur le climat (COP21) à laquelle prendront part 80 chefs d’État et 40.000 personnes accréditées, le ministère de la Santé a signé un arrêté – publié le 16 novembre au
Journal officiel – autorisant l’utilisation par les services de santé, pour les civils, de sulfate d’atropine habituellement réservé aux militaires, une substance destinée à lutter contre les neurotoxiques organophosphorés et les anticholinestérasiques.
À savoir, entre autres, le gaz sarin.
Lequel fut bombardé sur Damas par l’État islamique, en 2013, selon des témoignages recueillis par l’
AFP.
Un rapport, entre une si soudaine autorisation et les attentats de la veille ?
« Pas du tout », se défend étonnamment le service de santé des armées, contacté par le
Journal de l’environnement.
Ce que « l’exposé des motifs », inscrit en haut de tout arrêté ministériel, semble contredire.
Le gouvernement, par cet arrêté, considère ainsi
« que le risque d’attentats terroristes et le risque d’exposition aux neurotoxiques […] constitue des menaces sanitaires graves qui appellent des mesures d’urgence ».
Il envisage même
« l’exposition [aux gaz toxiques] d’un nombre potentiellement important de victimes ».