par | 23 Mai 2024 |
Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Voyez-vous, je ne suis pas surpris.
Bien évidemment, nous vous laisserons.voter avant et jusqu’au 9 juin, il n’y a pas grande inquiétude fiscale ou sociale à avoir.
C’est à partir du 10 juin que les choses vont se gâter.
Puis, elles vont empirer logiquement au mois de juillet où la moitié de la France sera en vacances.
Que les juilletistes ne m’en veuillent pas, mais ceux qui partent en juillet on double dose de vacances puisqu’en août généralement la France s’arrête ceux qui assurent les affaires courantes ne se tuant pas à la tâche en août (c’est une moyenne). Vous vous demandez sans doute pourquoi je parle de ça ?
Simple. Une fois les juilletistes en vacances, ce n’est pas les aoûtiens encore au boulot et pas encore en vacances qui iront manifester pendant ce temps-là.
D’où le fait que les « grosses » réformes passent toujours l’été et que les automnes soient chauds socialement parlant.
Je ne juge ni les uns ni les autres, je vous explique et je vous transmets le message de mes poules de cristal qui voient donc :
De nouveaux impôts sur les rentes pour augmenter les recettes, et de grosses baisses sur les aides reçues qui passeront logiquement par la fin des hausses via l’indexation « automatique » sauf pour les toutes petites rentes et autres minima. Cela se passera cet été au mois de juillet dans la torpeur estivale et entre deux attentats lors des JO qui seront la plus grande « foirade » de l’histoire.
Comme le dit le Figaro dans sa « une » d’hier, « certains poids lourds de la majorité plaident pour déconnecter de l’inflation la revalorisation des prestations sociales et des retraites ce qui pourrait rapporter 20 milliards d’euros » !
Cette solution est une évidence… évidente d’un point de vue analytique.
Vous ne baissez rien.
Vous n’augmentez plus.
Facialement, les bénéficiaires ne subissent aucune perte brute. Ce sera une perte plus tard sous forme de pouvoir d’achat.
D’un point de vue plus général, si l’indexation des pensions de retraites semble logique (ou celles des pensions d’invalidité) puisqu’il s’agit de temps long où vous pouvez rester 40 ans avec votre pension et que l’inflation la ferait tendre vers 0 au bout d’une telle durée, pour le chômage cela s’explique beaucoup moins. Il n’y a pas de raison objective d’indexer sur l’inflation les prestations de courtes durées (inférieures à 24 mois). Pour le cas des chômeurs par exemple on se retrouve avec des hausses supérieures des indemnisés chômage aux hausses de salaires. Absurde.