
Après sa visite en Italie, où les points de destination finale de la nouvelle route de la soie vers l’Europe ont été concrétisés, avec les ports de Gênes et de Trieste, le président chinois Xi Jinping poursuit son opération séduction avec la visite officielle en France.
Rappelons, en prémices, que ces voies nombreuses traversant les pays d’Asie et d’Europe orientale, et qui sont un énorme investissement financier, ont un seul but, conséquence d’une vision à long terme : le commerce avec les pays riches, surtout dans le sens est-ouest !
Dès lors, le mirifique contrat avec Airbus annoncé lors de cette visite d’État suggérant un bénéfice inverse pourrait berner les innocents ou faire mentir les sceptiques.
Trois cents avions Airbus pour trente milliards d’euros sont les chiffres percutants et triomphants annoncés dès le début de la visite avant le grand raout élyséen !
Fichtre ! Voyons cela avec des yeux grand ouverts et non pas bridés par un irrépressible bonheur cocardier…
Au commencement, en 2008, était signé un accord entre le constructeur européen et la Chine spécifiant que la moitié des avions commandés par ce pays devraient être assemblés sur place. Contrat respecté sur le site de Tianjin.
L’an passé et, succédant à la visite du Président Macron début janvier, de nouvelles négociations étaient entreprises en septembre par l’avionneur, qui visaient une commande de 180 A320-21.
Cet important projet impliquait une augmentation des quantités d’unités assemblées en Chine.
Depuis lors, il est permis de penser que de nouvelles et très importantes concessions ont dû être consenties par Airbus pour parvenir à ce contrat gigantesque de 290 A320 et 321 « néo » – nouvelle génération – et de 10 A350, ce nouveau long courrier concurrent du Boeing 777 (montage sur place, contreparties…).