
Un médecin s'adresse au nouveau ministre de la Santé l'alertant sur les dangers de l'usage du cannabis thérapeutique.
Ayant contesté précédemment votre initiative parlementaire d’habiller le cannabis en médicament, c’est maintenant au médecin, que vous êtes aussi, que s’adresse l’exposé des données pharmaco-thérapeutiques qui auraient dû inspirer vos réflexions ; données qui s’inscrivent contre l’usage du cannabis comme médicament.
Le décret paru au JO qui « autorisait l’usage du cannabis et de ses dérivés » fut rédigé par un administratif pressé ignorant qu’une plante, le cannabis, n’a pas de dérivés.
Il voulait vraisemblablement parler de ses constituants, tel le tétrahydrocannabinol/THC ou le cannabidiol/CBD.
Mais à ne pas les nommer, il validait la centaine de cannabinoïdes présents dans la plante, dont le THC et le CBD sont les moins méconnus…
La toxicité physique du THC comporte tachycardie, vasodilatation, déclenchement d’infarctus du myocarde, artérites des membres inférieurs, accidents vasculaires cérébraux, diminution de l’immunité et de la résistance aux infections.
Le THC perturbe la croissance, réduit la sécrétion testiculaire de l’hormone mâle, diminue la libido et la fertilité, induit des cancers du testicule.
Le cannabis perturbe la grossesse, abrège sa durée avec des bébés plus hypotrophes que le ferait la seule prématurité, accroît le risque de mort subite inexpliquée, retarde le développement psychomoteur et favorise l’hyperactivité avec déficit de l’attention.


