Le Vatican a imposé jeudi 23 décembre une obligation vaccinale, en
publiant un décret exigeant que tous les employés soient en possession
d’un “laissez-passer vert” prouvant la vaccination contre le coronavirus.
Cette
mesure fait suite à un précédent décret pris par le Vatican en
septembre, qui exigeait que toute personne entrant dans l’État de la
Cité du Vatican présente soit une preuve de vaccination complète, soit
un test COVID négatif, soit une preuve de guérison du virus.
Lorsque
la Cité du Vatican est devenue en janvier 2021 le premier pays à offrir
les vaccins COVID-19 à tous ses citoyens et employés, y compris le pape
François et le pape émérite Benoît XVI, il n’y avait pas d’obligation, de sorte que plusieurs employés ont choisi de ne pas se faire vacciner. Désormais, cette liberté est abolie
Selon
le décret du 23 décembre signé par le secrétaire d’État du Vatican, le
cardinal italien Pietro Parolin, les tests négatifs réguliers ne sont
plus suffisants, et ceux qui ne possèdent pas de laissez-passer
de vaccination ou de preuve de guérison du COVID-19 seront interdits de
venir travailler et ne seront pas payés.
Le
personnel ne possédant pas un laissez-passer vert valide ou une preuve
de guérison “ne pourra pas accéder au lieu de travail et devra être
considéré comme absent sans justification, avec la suspension
conséquente du salaire pour la durée de l’absence”, précise le décret.
Ces
nouvelles règles, qui entreront en vigueur le 31 janvier 2022,
s’appliquent à tous, des chefs de service et des fonctionnaires aux
employés ordinaires, en passant par les collaborateurs externes, les
contractants et toute personne ayant un contact quelconque avec le
public dans le cadre de son travail.
Chaque
bureau du Vatican est tenu de vérifier le respect des nouvelles mesures
en désignant une personne chargée d’effectuer des contrôles réguliers
pour identifier les éventuelles infractions. Autant dire que le Pape François met en place un état de surveillance et de délation. Dans les grands départements, cette tâche a été confiée aux sous-secrétaires.
Faut-il s’étonner qu’au moment où le Saint-Siège met en place la vaccination obligatoire, l’Académie pontificale des sciences publie un avis favorable à la vaccination des enfants?. On ne s’étonnera pas de la concomitance; en revanche comment
ne pas sursauter de voir une instance consultative majeure du Vatican
encourager la transformation des enfants en proie pour une industrie
pharmaceutique qui pense plus aux profits à réaliser dans le climat de
panique mondiale qu’à la santé des gens? Où est passée la culture de la miséricorde prônée au début du pontificat?