Aux Français qui lui reprochent d’avoir qualifié la colonisation de « crime contre l’humanité », Emmanuel Macron va pouvoir opposer un nouvel argument, qui vient de lui être soufflé : la France coloniale a œuvré pour répandre l’analphabétisme en Algérie !
C’est ce qu’a affirmé Abdelmadjid Chikhi, le directeur des Archives nationales et conseiller du président algérien pour les questions mémorielles – l’alter ego de Benjamin Stora.
Macron va-t-il se réjouir de cette nouvelle accusation contre la France, refuser de la commenter ou protester énergiquement ?
On a rarement vu une telle insolence de la part des autorités algériennes. Sans doute ont-elles besoin, alors qu’elles sont contestées par les Algériens eux-mêmes, d’un bouc émissaire pour occulter leurs propres responsabilités dans la situation actuelle de l’Algérie ; mais l’expérience leur a également appris qu’elles pouvaient continuer de lancer des piques contre la France, puisque son Président, loin de réagir, semble abonder dans leur sens. Elles peuvent donc lui infliger des camouflets ad libitum : il est déjà intellectuellement soumis, c’est tout juste s’il n’en redemande pas !
L’Algérie, comme un garnement qui a longtemps défié l’autorité de ses parents pour tester leur autorité, redouble d’insolence. Récemment, un de ses ministres a qualifié la France d’« ennemi éternel » de l’Algérie. Elle a annulé la visite officielle de Jean Castex au motif que la délégation française n’était pas assez fournie. Elle rechigne à recevoir les ressortissants algériens que le ministre de l’Intérieur dit vouloir expulser… sans que Macron tape du poing sur la table. C’est un encouragement pour entretenir la soumission d’un Président qui, comme un chien bien dressé, se couche au moindre signe de son maître. Dans ces conditions, cette nouvelle insulte contre la France risque bien de tomber aux oubliettes.
Prétendre qu’au début de la colonisation française, en 1830, « tous les Algériens lisaient et écrivaient », accuser la France d’avoir « éliminé les personnes qui lisaient et écrivaient » et répandu « l’analphabétisme » relève d’une singulière mauvaise foi et d’un mensonge historique.
