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lunes, 29 de enero de 2018

Pour Gérald Darmanin, les smicards vont gagner plus sans travailler plus !

 
 


Le 29/01/2018

 
De quoi se plaignent-ils ?

Les smicards vont gagner plus sans travailler plus !
C’est l’engagement de Gérald Darmanin, le père Noël du gouvernement, dans le JDD de ce dimanche.
Pour vanter les mérites de la loi de finances 2018, il prend l’exemple de « Kevin payé au smic » : au 31 janvier, il touchera un salaire net de 1.146,19 € au lieu de 1.124,50 €.
Vous vous rendez compte : plus de 20 € de gain mensuel de pouvoir d’achat !
À ce tarif, il faudra bientôt l’imposer sur la fortune.
Et ce n’est qu’un début, assure le ministre.
Malheureusement, les smicards ne vont pas tarder à déchanter.
Car Bercy, dans son savant calcul, a omis les hausses que les Français subissent depuis le 1er janvier 2018 : énergie (gaz et carburants), frais postaux, assurances, tabac en mars…
Voilà qui va réduire à néant – et même au-delà – le surcroît de pouvoir d’achat qui leur a été si généreusement accordé.
De qui se moque le gouvernement ?
L’aumône n’a jamais fait une politique sociale, surtout quand on vous donne d’une main ce qu’on vous reprend de l’autre.
Sans compter que cette prétendue hausse ne profite qu’aux salariés du privé.
Tous ceux qui dépendent, de près ou de loin, de la fonction publique vont voir leurs revenus diminuer.
Et ils n’appartiennent pas tous à la catégorie A+, loin de là !
Le ministre a bien promis que la hausse de la CSG serait intégralement compensée, mais sans le moindre gain de pouvoir d’achat.
Dans tous les cas, tous verront leur salaire net diminuer puisque la retenue pour la retraite est passée de 10,29 % à 10,56 %.
Comme il est naturel pour un gouvernement épris de justice sociale, ce sont les retraités qui seront les plus mal lotis.

jueves, 29 de junio de 2017

Affaires Ferrand : circulez, y a rien à voir !

 


Le 29/06/2017


Au fond, qu’est-ce que la morale dans la vie publique, en politique ?

Décidément, ils ne vont pas le lâcher !
 C’est ce qu’on doit se dire, à l’Élysée ou dans les rangs serrés de La République en marche.
« Ils », pour les journalistes du Canard enchaîné.
 « Le » pour le très furtif ministre de la Cohésion des territoires, j’ai nommé Richard Ferrand, qui semble, selon les révélations toutes fraîches de ce jour, avoir un sens assez poussé de la cohésion…
En effet, la compagne de Richard Ferrand, alors encore étudiante et âgée de 25 ans, aurait été embauchée en 2000 aux Mutuelles de Bretagne à un poste de directrice du personnel.
La valeur n’attend pas le nombre des années, comme chacun sait.
À cela se serait en outre ajouté un petit plus : un « petit job » au domaine de Trévarez, un château géré par un comité d’animation présidé à l’époque par… Richard Ferrand, conseiller général du Finistère.
Au total, la jeune femme aurait empoché environ 80.000 euros, si l’on additionne les sommes versées par la mutuelle et le conseil général.
Réaction cinglante de « l’entourage de Richard Ferrand » : « En dépit d’une présentation arrangée et orientée à dessein, il n’est fait état de strictement aucune forme d’illégalité dans cet article.
Par conséquent, il n’y a rien à commenter. Seule la loi doit primer, l’État de droit, rien que l’État de droit, pas un pseudo-ordre moral. »
En gros, et pour faire court : circulez, y a rien à voir !
Donc, comme il n’y a rien à commenter dans les faits et gestes relatés par Le Canard, nous nous contenterons de commenter le commentaire de « l’entourage de Richard Ferrand ».