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viernes, 29 de septiembre de 2023

[Exclu BV] Algérie : pas de visa pour réhabiliter des cimetières français


 

 

Gabrielle Cluzel 28 septembre 2023

On parle beaucoup du gaz et du pétrole. Mais le gouvernement algérien a la main sur une autre énergie, qui réussit ce prodige, celle-là, d’être à la fois fossile - par son grand âge - et renouvelable, tant ce carburant semble inépuisable et trouve, chaque jour, de nouvelles formes : la rancœur contre la France.

 La suppression du programme français dans les écoles privées n’en est pas la plus récente expression. L’ultime brimade a visé le Collectif Sauvegarde des Cimetières d’Oranie.

Cette association a été créée il y a tout juste 19 ans, en octobre 2004, à l’initiative d’un groupe de pieds-noirs au retour d'un « pèlerinage » à Oran. L’Algérie sortait de la sinistre « décennie noire » et l'état de leurs cimetières familiaux les avait horrifiés : caveaux fracturés, croix brisées, ossements gisant dans les mauvaises herbes… « Je revois mon mari, désemparé, dans le cimetière des marins de Mers el-Kébir [à quelques kilomètres d’Oran, NDLR], avec un crâne dans les mains. Il venait de le ramasser et ignorait dans quel caveau il fallait le remettre », confie, à BV, l’une des participantes. Celle-ci se souvient aussi, dans un autre cimetière dévasté, avoir pleuré, les bras pleins des fleurs qu’à la demande d'amis restés en France elles avait apportées : elle ne savait pas où les poser. Dans Le Midi libre, en 2017, le président de l’association témoignait : « Depuis 13 ans, nous faisons le tour des cimetières autour d’Oran, et le constat est toujours le même : ils sont martyrisés. Par les conditions sismiques qui font bouger les sols, par la végétation qui recouvre tout ou par la main de l’homme qui saccage, squatte et détruit. »

Ce collectif s'est donc fixé l'objectif de sensibiliser les autorités françaises sur l’état de ces sépultures et contribuer à réhabiliter les 96 cimetières d’Oranie.

miércoles, 6 de julio de 2022

Massacre du 5 juillet 1962 à Oran : une honte française et algérienne



 
 
 Georges Michel 5 juillet 2022

Il y a tout juste une semaine, José Gonzalez, doyen de l’Assemblée nationale, évoquait avec émotion dans son discours inaugural à la XVIe législature, son passé de pied-noir. 

La gauche s’étranglait et certains allaient jusqu’à parler de discours « révisionniste ». 

Reprenez mot pour mot ce discours, on vous met au défit d’y trouver la moindre once de révisionnisme, sauf à considérer que la nostalgie est désormais un délit !

En ce 5 juillet, nous commémorons le triste des massacres d’Oran. « Cette journée sera une journée dont l’histoire restera à jamais écrite avec le sang d’innocents, lynchés sur la place d’armes d’Oran, tués à coup de fusils ou de couteaux », écrivaient huit députés LR, dont Eric Ciotti, le 27 septembre 2017, dans l’exposé des motifs d’une proposition de loi visant à ce que la République française reconnaisse « le massacre de la population française survenu le 5 juillet 1962 à Oran ». Cette proposition de loi est restée lettre morte jusqu’à ce jour. Et, en ce 5 juillet 2022, jour anniversaire de ce massacre, L’Humanité titre : « En France, le retour éhonté des nostalgiques de l’Algérie française ». « Avec le renforcement de l’extrême au plan local et national, les discours et opérations de réhabilitation du passé colonial n’ont jamais atteint un tel niveau », dénonce le quotidien communiste en évoquant le discours de José Gonzalez. « Dignes héritiers des porteurs de valises », s’exclamait un lecteur de Boulevard Voltaire la semaine dernière au sujet des réactions de la gauche après le discours du doyen d’âge.

Alors, est-ce verser dans une nostalgie éhontée que d’évoquer ce 5 juillet 1962 « où hommes, femmes, enfants furent lapidés, égorgés, torturés, sur la place publique », comme le rappelait le texte des députés ?

viernes, 20 de mayo de 2022

Mai 1962 - La dernière communion (José Castano)



MAI 1962 – LA DERNIERE COMMUNION (José Castano)


20 mai 2022 Publié par Marc Le Stahler
 
Mai 1962. Adolescent, parisien, j’étais lycéen à Buffon… La guerre d’Algérie, je ne la connaissais que parce que j’avais des copains dont les grands frères étaient « partis ». Certains n’en revenaient pas.

Je me souviens du putsch des généraux du 21 avril 1961, de l’appel aux Parisiens du Premier Ministre Michel Debré pour empêcher « par tous les moyens » le débarquement des parachutistes séditieux. J’ai « séché » les cours ce jour-là, fasciné, place d’Alésia, par la colonne de chars qui allaient prendre position Porte d’Orléans. Le macadam tremblait. C’était la première fois que je voyais des blindés ailleurs qu’aux Champs Elysées quand mon grand père m’emmenait au défilé du 14 juillet. J’avais compris que, cette fois, ce n’était pas de la rigolade. Les adultes, fascinés eux aussi, semblaient se souvenir des années noires, qui n’étaient finalement pas si loin. Sauf que les chars de la 2ème DB avaient roulé en août 1944 en sens inverse, entrant dans Paris par l’avenue d’Orléans, qui allait devenir celle du général Leclerc, sous les acclamations d’une foule qui voyait enfin arriver la fin de 4 années d’occupation…


Ce mois d’avril avait pourtant commencé dans le rêve et la science-fiction. Le 12 avril 1961, 9 jours plus tôt, le soviétique Youri Gagarine, coiffait au poteau les américains dans la course à l’espace et devenait le premier homme dans l’espace en effectuant un premier vol orbital dans son Vostok…

Pour nous, jeunes « boomers » comme on allait nous qualifier quelques décennies plus tard, l’Algérie était bien lointaine, et on ne l’avait côtoyée qu’en croisant parfois dans Paris des patrouilles de harkis en file indienne. On entendait parler de l’OAS, et du FLN bien sûr. Et puis du référendum sur l’Algérie, et puis de l’indépendance, qui semblait ici soulager tout le monde… L’Algérie était loin…

Cette peut-être longue introduction, pour dire aux nombreux amis « Pieds-Noirs » que j’ai eu la chance de rencontrer depuis que nous avons créé ce blog avec l’Imprécateur il y a un peu plus de 10 ans, que ce n’est qu’au soir de ma vie que j’ai enfin réellement compris leur ressentiment et leur légitime colère envers le général de Gaulle, qui fut pourtant pour moi longtemps un modèle.

Je lui reste fidèle pour son oeuvre envers la Patrie, tant en 1940 qu’en 1958 (et je serais furieux si l’imposteur Mélenchon parvenait à changer notre constitution). Mais ceux que je considère aujourd’hui comme des « amis » (ils se reconnaitront) m’ont permis d’ouvrir les yeux sur ce qui fut un terrible drame humain et sans doute une trahison morale.

J’en conclus qu’il n’est pas de héros sans tache, que personne n’est parfait, et que la face cachée d’un homme, même méconnue, doit toujours nous inciter à la prudence…

Je publie donc avec émotion ce magnifique article de José Castano, que je lis régulièrement et j’ai envie de lui dire, moi aussi, mais sans arrière pensée : « Je vous ai compris !«

Marc Le Stahler

20 mai 2022





MAI 1962… LA DERNIĖRE COMMUNION 
 

« Des mots qui pleurent et des larmes qui parlent » (Abraham Cowley)



Qu’elle était radieuse l’aurore de ce dernier dimanche de Mai 1962 à Oran !… Le ciel était tout blanc, d’une blancheur de gaze, où scintillaient des gouttelettes nacrées, pluie d’atomes lumineux dont la chute emplissait l’éther d’une immense vibration qu’on aurait dite minuscule. Tel une plume blanche, un nuage solitaire se courbait au dessus de la ville, cette ville, hier si gaie, si propre, si belle qui, aujourd’hui, avait le visage gris des malades incurables, des cancéreux à quelques jours de leur mort.

Avec le mois de Mai étaient revenus les cortèges immaculés des premiers communiants, et dans cette époque de violence et de haine, il n’y avait rien de plus émouvant que ces enfants graves et recueillis, rayonnants de foi et vêtus de la blancheur des lys.

Parmi eux, se trouvait Frédérique Dubiton, amputée d’une jambe et qu’on portait dans le cortège des communiantes. Elle avait été l’une des premières victimes du « boucher d’Oran », le général Katz, commandant le secteur autonome d’Oran qui avait donné la consigne à ses troupes essentiellement constituées de « gens sûrs », en l’occurrence de gendarmes mobiles, « de tirer à vue sur tout Européen qui aurait l’audace de paraître sur une terrasse ou un balcon lors d’un bouclage ». (1)

Les premières victimes du « boucher d’Oran » furent deux adolescentes de 14 et 16 ans : Mlles Dominiguetti et Monique Echtiron qui étendaient du linge sur leur balcon. Elles furent tuées par les gendarmes. Les projectiles d’une mitrailleuse lourde de 12/7 traversèrent la façade et fauchèrent dans leur appartement, Mme Amoignan née Dubiton, dont le père était déjà tombé sous les balles d’un terroriste du FLN, ainsi que sa petite fille, Sophie, âgée de deux ans et demi et sa sœur, Frédérique, âgée de treize ans qui, atteinte à la jambe, eut le nerf sciatique arraché et dut être amputée.

Pourquoi lui refuser, malgré l’atrocité de la situation, le droit à la robe blanche et à la douceur de la cérémonie ? Elle n’aurait pas compris, elle, petite victime innocente, quelle nouvelle punition on lui imposait après tant de souffrances imméritées.

sábado, 26 de octubre de 2019

Quand Franco sauvait plusieurs milliers de Pieds-Noirs que De Gaulle voulait abandonner au FLN

 
 

Publié le

Alors que la gauche s’en prend à la dépouille du sauveur de l’Espagne, rappelons cet épisode peu connu où Franco fit preuve d’une courageuse bienveillance envers les Français, en s’opposant courageusement à De Gaulle qui préférait qu’ils soient livrés à la barbarie du FLN.

Quelques jours après, dans la même ville d’Oran, c’était le massacre (voir ici).

Texte de José Castano :

« Les 29 et 30 juin 1962, l’Espagne du général Franco vint au secours des Oranais malmenés par les sbires du général Katz, en affrétant 2 ferrys, le « Victoria »  et le « Virgen de Africa »

Pour accoster le long des quais d’Oran, il fallut longuement parlementer avec les autorités françaises réticentes et même donner à la France un ultimatum, risquant un grave incident diplomatique…
Le 30 juin, à 10 h du matin, malgré l’opposition de De Gaulle, le général Franco donna l’ordre à ses capitaines d’embarquer cette « misère humaine » qui attendait depuis des jours sous un soleil torride, sans la moindre assistance, un hypothétique embarquement vers la France.

Franco prévint de Gaulle qu’il était prêt à l’affrontement militaire pour sauver ces pauvres gens sans défense, abandonnés sur les quais d’Oran et menacés d’être exécutés à tout moment par les barbares du FLN.
Joignant le geste à la parole, il ordonna à son aviation et sa marine de guerre de faire immédiatement route vers Oran.

lunes, 2 de julio de 2018

Quand le Général Franco sauva 2.200 pieds noirs

 
 

par 2 juillet 2018

José Castano nous rappelle ici un fait trop oublié. Le Général Franco, dont la mémoire est souvent salie par ceux qui réécrivent l’Histoire, fut pourtant, en juin 1962, le sauveur de 2.200 Français d’Algérie abandonnés par la France.

 

 
A la même époque, le maire socialiste de Marseille, le fameux Gaston Defferre, déclarait : « Que les pieds noirs aillent se réadapter ailleurs ».
Ce triste individu préféra, pendant de longues années, aider les immigrés.
Mais laissons la parole à José Castano.
 
Les 29 et 30 juin 1962, l’Espagne du général Franco vint au secours des Oranais malmenés par les sbires du général Katz, en affrétant 2 ferrys, le « Victoria »  et le « Virgen de Africa ».
Pour accoster le long des quais d’Oran, il fallut longuement parlementer avec les autorités françaises réticentes et même donner à la France un ultimatum, risquant un grave incident diplomatique…
Le 30 juin, à 10 h du matin, malgré l’opposition de de Gaulle, le général Franco donna l’ordre à ses capitaines d’embarquer cette « misère humaine » qui attendait depuis des jours sous un soleil torride, sans la moindre assistance, un hypothétique embarquement vers la France.
 

 
Franco prévint de Gaulle qu’il était prêt à l’affrontement militaire pour sauver ces pauvres gens sans défense, abandonnés sur les quais d’Oran et menacés d’être exécutés à tout moment par les barbares du FLN.